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 PRATIQUE 
Février 2006

La puce électronique remplacera-t-elle le tatouage ?

Arrivée en France en janvier 2002, la puce électronique s'impose peu à peu comme le moyen le plus efficace pour identifier les chiens perdus et également pour lutter contre le trafic d'animaux.
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La puce électronique est de plus en plus utilisée par les détenteurs d'animaux domestiques. 1,5 millions d'animaux sont aujourd'hui "pucés", dont 80% de chiens, et 20% de chats et de furets. Outre un avantage esthétique considérable, de très nombreux petits plus. Pour les animaux de petite taille par exemple, le tatouage était parfois difficile à lire. Plus de problème avec cette technologie récente, dont peuvent bénéficier tous les animaux de compagnie.

Une véritable carte d'identité de la taille d'un grain de riz
La puce électronique est de la taille d'un grain de riz. Enfermée dans un petit cylindre, mesurant à peine quelques millimètres, elle contient la fiche d'identité de votre animal préféré sous la forme d'un code. Ce code est composé d'une référence pays (250 pour la France), de deux chiffres signifiant l'espèce, puis le code fabricant et enfin 8 chiffres qui identifient votre animal dans le fichier national. Ce dernier est géré par le SNVEL, le syndicat national des vétérinaires d'exercice libéral.

Sans danger, c'est aussi le moyen le plus sûr
Infalsifiable, ne représentant aucun danger pour les animaux, la puce électronique est sans doute le moyen d'identification le plus sûr. En réalité, elle n'est pas active. C'est un lecteur de cartes à puce, le transpondeur, qui l'anime à distance et permet ainsi sa lecture. C'est pourquoi elle ne représente aucun risuqe pour la santé de l'animal pucé. Vétérinaires, personnels des refuges, de la fourrière et de la police sont habilités à posséder ces lecteurs. C'est bien peut-être là le seul inconvénient de la puce électronique : ces restrictions, dont la logique paraît évidente, en terme d'utilisateurs, réduisent quelque peu la rapidité des identifications.

La pose est très simple et se réalise lors d'une consultation de routine chez le vétérinaire. La puce est placée sous la peau du cou par une injection totalement indolore. Contrairement au tatouage, elle ne nécessite donc pas d'anesthésie générale. Le coût de pose d'un transpondeur est égal à celui du tatouage, c'est-à-dire environ 70 euros. Le même prix, pour un meilleur confort pour l'animal, et aussi l'assurance de sa sécurité. Beaucoup pensent que face au trafic dont les animaux sont de plus en plus victimes, seule la puce électronique pourrait remédier aux abus commis.

La France comble peu à peu son retard
Aujourd'hui, la France tente de combler son retard. Nos voisins européens utilisent ce système depuis plus d'une dizaine d'années, et le réseau britannique, réputé pour sa sévérité, fait figure de précurseur en ce domaine. En 2005, soit près de 4 ans après sa mise en service, le bilan est cependant très positif : on a dénombrée cette année 500 000 puçages contre 200 000 l'année de la mise en service. Cette large progression laisse prévoir à long terme une banalisation de cette démarche, aujourdhui essentielle.

 
 Aude Chardenon, L'InternauteNature
 
Magazine Nature & Animaux
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