Des cellules tumorales détectables par un laboratoire sur puce

 

Une équipe française de chercheurs vient de mettre au point un système capable de capturer et d'identifier des cellules tumorales présentes dans les tissus lymphatiques.

Afin de prévenir la formation de métastases dans d'autres tissus, l'équipe de Jean-Louis Viovy (unité physiocochime Institut Curie/CNRS/UPMC) a mis au point un mécanisme pour détecter la présence de cellules tumorales dans le sang ou les tissus lymphatiques et pour les identifier. L'objectif de ce laboratoire à puce nommé Ephesia est de définir le stade évolutif d'un cancer et surtout de mettre au point un traitement ciblé pour soigner le patient convenablement. L'étude est publiée dans la revue PNAS.

Ephesia consiste en "un tamis à cellules constitué de colonnes formées de microbilles magnétiques portant des anticorps dirigés contre des protéines de surface des cellules tumorales, en l'occurrence la molécule CD19" explique Jean-Louis Viovy. Ce système va alors capturer les lymphocytes B porteurs de cette molécule car ils peuvent déclencher plusieurs types de lymphomes. L'échantillon est prélevé sous anesthésie locale et en moindre quantité que dans les biopsies classiques actuelles.

Comparé "en aveugle" aux méthodes conventionnelles sur divers échantillons, les scientifiques ont obtenu 100% de concordance sur le diagnostic avec un prélèvement 10 à 100 fois plus faible.

L'observation au microscope des cellules tumorales et leur mise en culture permettent de définir leur nature et de mettre au point un traitement à la carte pour chaque patient.

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