Partout en France, les élèves peuvent rater l'école ce vendredi, mais uniquement s'ils donnent cette raison

Partout en France, les élèves peuvent rater l'école ce vendredi, mais uniquement s'ils donnent cette raison Alors qu'un week-end prolongé arrive pour Pâques, il pourrait y avoir des enfants absents en classe ce vendredi 3 avril, et ce avec l'autorisation de l'école.

L'école est obligatoire et les élèves doivent être présents chaque jour de classe. Ils profitent des jours fériés et des vacances scolaires pour se reposer et il peut être tentant d'élargir encore un peu un week-end ou de profiter d'un pont en les retirant une toute petite journée de l'école. Sachez néanmoins que l'Education nationale goûte assez peu ce genre de pratique et que les absences sont contrôlées et peuvent être sanctionnées. Si après des avertissements, les absences injustifiées ou pour de faux motifs continuent à répétition, une amende de 750 euros peut être envisagée.

Evidemment, certaines absences peuvent être justifiées par des motifs recevables comme la maladie de l'enfant, une réunion solennelle de famille (mariage, enterrement...), ou encore un problème accidentel de transports. Tout autre motif peut être examiné au cas par cas, mais il doit bien être signalé. Une autre raison valable est d'ailleurs souvent ignorée : celles des fêtes religieuses.

La règle repose sur une circulaire du 18 mai 2004 publiée au Journal officiel dans le cadre de la loi sur la laïcité à l'école. L'objectif était de permettre à chacun d'exercer librement ses convictions tout en respectant la laïcité dans les établissements. Il est explicitement dit que "des autorisations d'absence doivent pouvoir être accordées aux élèves pour les grandes fêtes religieuses qui ne coïncident pas avec un jour de congé".

"En revanche, les demandes d'absences systématiques ou prolongées doivent être refusées dès lors qu'elles sont incompatibles avec l'organisation de la scolarité", est-il ajouté. Ce droit s'applique aussi bien pour les écoles, les collèges et les lycées. Or ce vendredi 10 avril correspond au Vendredi saint, fête chrétienne commémorant la crucifixion et la mort du Christ et précédant les célébrations de Pâques. Cette date est fériée, mais seulement en Moselle, dans le Bas-Rhin et le Haut-Rhin.

Il est toutefois important de savoir que, partout en France, si vous célébrez en famille cette fête religieuse, vous êtes en droit de ne pas mettre votre enfant à l'école en le signalant et en le justifiant, rappelle notamment l'Académie de Paris. Il faut évidemment se signaler auprès de l'établissement en amont. Il doit l'accepter, sauf si cela désorganise la scolarité. Par ailleurs, l'institution scolaire et universitaire est appelée à prendre des dispositions pour éviter des épreuves importantes sur de telles dates.

Le Vendredi Saint est loin d'être la seule date concernée : plus d'une dizaine de "fêtes religieuses ou commémoratives" sont listées et inscrites dans un document officiel. La prochaine après le Vendredi Saint sera la Commémoration du 24 avril, un événement arménien, puis la fête juive de Chavouot, le vendredi 22 mai, puis celle musulmane de Aïd al-Adha le 26 mai. Les fêtes musulmanes comme la récente célébration de  l'Aïd-el-Fitr ou Al Mawlid Ennabi, les fêtes juives de Roch Hachana et Yom Kippour, celles arméniennes de la Nativité et des Saints Vartanants et la fête orthodoxe de la Théophanie ont déjà ponctué le calendrier depuis la rentrée.