DIRECT. Coronavirus en France : la situation se dégrade, le gouvernement hausse le ton

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DIRECT. Coronavirus en France : la situation se dégrade, le gouvernement hausse le ton CORONAVIRUS. "Les indicateurs se dégradent, confirmant une circulation plus active du virus sur l'ensemble du territoire, en particulier chez les jeunes adultes", alerte la Direction générale de la Santé. Le gouvernement annonce de nouvelles mesures.

Le coronavirus gagne du terrain. Dans son dernier bilan, la Direction générale de la Santé (DGS) alerte sur la reprise de la pandémie : "Les indicateurs se dégradent, confirmant une circulation plus active du virus sur l’ensemble du territoire, en particulier chez les jeunes adultes", souligne le communiqué, qui appelle les Français à "renforcer la vigilance". Depuis plusieurs jours, le nombre de cas de Covid-19 diagnostiqué en France est en augmentation.

Mardi, à l'issue d'un conseil de défense, Jean Castex annonce un durcissement des mesures et du contrôle de l'application des mesures pour lutter contre la recrudescence de cas de coronavirus. Voici ce qu'il faut retenir des annonces du Premier ministre : 

  • Port du masque : Jean Castex annonce qu'il va "demander aux préfets de se rapprocher des élus locaux pour étendre le plus possible l'obligation du port du masque dans les espaces publics".
  • Rassemblements : le Premier ministre annonce que la reprise des rassemblements de plus de 5 000 personnes, interdits à l'origine jusqu'au 1er septembre, sera repoussée au 30 octobre, avec toutefois une "possibilité pour les préfets d'y déroger sous respect de vérification du strict respect des protocoles sanitaires".
  • Contrôles renforcés : le locataire de Matignon promet que "les actions de contrôle pour nous assurer de l'effectivité des dispositions" prises pour lutter contre la pandémie seront "intensifiées". Chaque préfet devra respecter un "plan de contrôle ciblé" qui "conduira à verbaliser les manquements quand ils seront constatés."
  • Tests : la dernière annonce de Jean Castex concerne une amélioration de l'accès au tests, "notamment pour les personnes présentant des symptômes de la maladie." "Nous allons également améliorer nos capacités de tests pour tous les territoires ou toutes les populations à risque spécifique au-delà des seuls clusters", ajoute-t-il.

Quelle est l'évolution du coronavirus en France ? Les chiffres

La Direction générale de la Santé l'a confirmé dans son dernier communiqué, la circulation du coronavirus demeure "soutenue" en France. Pour la quatrième semaine consécutive, le nombre de cas quotidiens est en hausse, et 8 203 nouveaux cas ont été confirmés en France en semaine 31 (du 27 juillet au 2 août 2020). Sur cette même semaine, le taux d'incidence a grimpé à +33%, et les jeunes (20-30 ans) sont de plus en plus touchés. Quinze départements ont été classés en situation de vulnérabilité. Face à ces indicateurs inquiétants d'une reprise de l'épidémie de Covid-19, le corps médical exhorte les Français à réagir au plus vite en cette période estivale, propice aux rassemblements. Voici les chiffres clés à retenir dans le nouveau bilan hebdomadaire du 7 août :

  • Le coronavirus se propage de plus en plus en France. Plusieurs indicateurs augmentent entre les semaines 30 et 31 : le nombre de nouveaux cas confirmés de Covid-19 (8 203 soit +33%), le taux de positivité des tests (1,6% contre 1,4%) et l'incidence des cas (le taux d'incidence national est de 12/100 000 habitants et est en augmentation ; 21 départements ont un taux d'incidence supérieur à 10/100 000 en S31). En S31, le taux de dépistage est en augmentation de 14%, avec 783/100 000 habitants (soit 581 779 tests effectués). Par ailleurs, Santé publique France explique que les personnes asymptomatiques représentaient 73% des personnes testées en S31 et étaient en augmentation par rapport à S30 (65%). Enfin, le nombre de cas a augmenté dans l’ensemble des classes d’âge mais l’augmentation est plus importante chez les 15-44 ans indique Santé publique France.
  • Le coronavirus est particulièrement actif dans 21 départements de l'Hexagone, avec des taux d'incidence supérieurs à 10 cas sur 100 000 habitants : la Mayenne (48/100 000 h), Paris (31/100 000 h), la Seine-Saint-Denis (28/100 000 h), le Val-de-Marne (28/100 000 h), la Haute-Savoie (27/100 000 h), les Bouches-du-Rhône (24/100 000 h), le Nord (23/100 000 h), les Hauts-de-Seine (23/100 000 h), l'Essonne (21/100 000 h), le Val-d’Oise (20/100 000 h), la Sarthe (18/100 000 h), la Seine-et-Marne (18/100 000 h), l'Ille-et-Vilaine (18/100 000 h), les Yvelines(17/100 000 h), les Alpes-Maritimes(17/100 000 h), la Meurthe-et-Moselle (17/100 000 h), la Haute-Garonne (16/100 000 h), la Loire (12/100 000 h), le Loiret (12/100 000 h), le Gard (11/100 000 h) et l'Ain (11/100 000 h). 
  • Le nombre de reproduction est aussi en hausse. Le "R effectif" (nombre moyen de personnes infectées par un cas) est de 1,32 selon Santé publique France. Une estimation en baisse par rapport à la semaine passée. Les R effectifs régionaux sont "significatifs" dans plusieurs régions : en Ile-de-France, en Auvergne-Rhône-Alpes, en Bretagne, en Centre-Val de Loire, dans le Grand-Est, les Hauts-de-France, l'Occitanie et la Provence-Alpes-Côte d’Azur, mais aussi en outre-mer : en Guadeloupe et en Martinique.
  • Le nombre de clusters est à la hausse, notamment en milieu familial élargi et lors de rassemblements. 91 nouveaux foyers de contamination ont été recensés en S31. Selon le point de Santé publique France, le nombre de clusters dépasse la situation à la levée du confinement en France. Parmi les 609 clusters identifiés, le milieu familial élargi (plusieurs foyers) et les événements publics/privés rassemblant de manière temporaire des personnes restent les types de collectivités les plus représentés (21%), avec les établissements de santé (ES) (17%) et les entreprises hors ES (22%).
  • Les taux hebdomadaires de décès (pour 100 000 habitants) restent stables entre les semaines 30 et 31 dans toutes les régions à l’exception de la Guyane où ils diminuent : 0,36/100 000 h en S31 contre 1,79/100 000 h en semaine 30.

Carte. Où sont situés les nouveaux cas de coronavirus en France ?

Santé Publique France est attentif à un indicateur qui permet de suivre l'évolution du Covid-19 en France : le taux d'incidence. Plus solide que le taux de positivité des tests qui donne un aperçu à un instant T, ce taux représente le nombre de nouveaux cas de coronavirus diagnostiqués par test PCR "survenus sur les 7 derniers jours dont les données sont consolidées", rapporté au nombre d’habitants. Le seuil d'alerte a été fixé à 50 pour 100 000 habitants. L’incidence hebdomadaire atteint les 9 cas / 100 000 habitants, selon le bilan du mardi 28 juillet. La carte ci-dessous rend compte de la situation dans tous les départements français.

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En direct

17:59 - Le masque obligatoire partout ?

C'est le souhait du médecin urgentiste Patrick Pelloux : des mesures gouvernementales fermes. Invité sur LCI ce matin, le président du Syndicat des médecins urgentistes hospitaliers de France a prôné le port du masque partout, jugeant "incompréhensible" le schéma où il est imposé dans certaines zones fréquentées. "C'est incompréhensible. A Paris, il y a des rues où vous le portez, des rues où il ne faut pas le porter. On s'y perd. Il faut le porter partout, au niveau national", ajoute-t-il.

17:36 - Une infirmière frappée pour avoir réclamé le port du masque

Les violences autour du port du masque, étendu à plusieurs villes, se multiplient. Mardi, à Neuilly-sur-Marne en Seine-Saint-Denis, une infirmière a été frappée dans un bus par deux adolescents à qui elle avait demandé de mettre un masque, rapporte l'AFP. Les deux jeunes hommes, nés en 2004, l'auraient frappé "à coups de poing, de pieds et de tête avant de la mettre au sol". Ils ont été interpellés.

17:10 - Bientôt des tentions en réanimation ?

Selon Djillali Annane, chef du service de réanimation médico-chirurgicale à l'Hôpital Raymond Poincaré de Garches interrogé ce matin sur Franceinter, on note en France "une dynamique de nouvelles contaminations" qui "dépasse largement aujourd'hui les clusters identifiés". "Dans quinze jours ou trois semaines, on risque de commencer à avoir des tensions en réa, si on ne fait rien tout de suite", a-t-il mis en garde.

16:37 - Pour Patrick Pelloux, il est "hors de question qu'on reconfine la France"

"Le Premier ministre a raison, il se passe quelque chose : les courbes remontent un petit peu. (...) Il faut casser ce cycle (...) Il est hors de question qu'on reconfine la France", a déclaré mercredi Patrick Pelloux, médecin urgentiste au Samu de Paris et président du syndicat des médecins urgentistes hospitaliers de France sur LCI.

16:16 - Nice-Lens aura lieu à huis clos

"L’OGC Nice a pris 'la décision pas évidente mais responsable' de ne pas accueillir de public pour OGCN-RCL', vient d’annoncer Jean-Pierre Rivère, pour des raisons sanitaires et pour ne pas faire de distinction entre les nombreux et fidèles abonnés du club", peut-on lire sur le compte Twitter du club niçois. La rencontre de Ligue 1 se jouera donc à huis clos le 23 août.

15:49 - Face au port du masque en extérieur, Nantes fait de la résistance

Le port du masque devient obligatoire sur deux artères particulièrement fréquentées de Bordeaux. Lille, Paris, Marseille, Lyon et de nombreuses plus petites villes avaient déjà pris ces mesures, pour tenter de freiner la progression du coronavirus en France. Ainsi, Nantes est désormais la seule grande ville française à ne pas avoir imposé le port du masque dans les lieux les plus fréquentés.

15:30 - Après les masques, une pénurie de gants ?

Les professionnels de santé qui exercent en libéral craignent une nouvelle pénurie : cette fois-ci, ce n'est pas les masques qui viendraient à manquer, mais les gants, sans un contexte de recrudescence de cas de Covid-19 en France. "Depuis quatre semaines, les tests PCR à domicile s'accélèrent" constate Jean-Michel Elvira, ancien président de l'Onsil, l'Organisation nationale des syndicats d'infirmiers libéraux, interrogé sur Franceinfo, qui affirme que leurs "fournisseurs sont en rupture de stock". "Si nous n'avons plus de gants, nous arrêterons de faire des tests PCR", ajoute-t-il.

15:04 - Le Château de Versailles déplore 45 millions d'euros de pertes

Le Covid-19 n'épargne rien ni personne. Sur RTL ce matin, Catherine Pégard, présidente du Château de Versailles, explique l'impact économique désastreux de la pandémie, qui a privé le monument des touristes étrangers. "On a perdu autour de 45 millions d'euros", déplore-t-elle, ajoutant que la demeure de Louis XIV ne reçoit plus que 10 000 visiteurs par jour, contre 30 000 habituellement.

14:38 - Un Ehpad reconfiné après 34 cas positifs

Comme le rapporte BFMTV, un nouveau cluster a été identifié dans l'Ehpad des Sablons à Pulnoy, en Meurthe-et-Moselle. 34 cas positifs de coronavirus ont été confirmés parmi le personnel et les résidents. Après le décès d'une nonagénaire dimanche, l'établissement a été reconfiné.

13:48 - Masque obligatoire à Bordeaux

Le port du masque à l'extérieur deviendra obligatoire dans les deux grands axes commerçants du centre-ville de Bordeaux (la rue Sainte-Catherine et la rue perpendiculaire de la Porte Dijeaux) dès samedi, annonce le maire EELV Pierre Hurmic. 

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Combien de cas et de morts du coronavirus en France ? Dernier bilan

Le dernier bilan quotidien de l'épidémie de coronavirus a été communiqué mardi 11 août par le ministère de la Santé. Si le nombre de nouveaux cas diagnostiqués est en augmentation, celui des hospitalisations est en baisse, mais celui des patients transférés en réanimation augmente. Voici les derniers chiffres :

  • 204 172 cas confirmés par PCR, soit 1 397 de plus en 24h
  • 30 354 décès au total
  • 19 849 décès à l'hôpital, soit 15 de plus en 24h
  • 10 505 décès en Ehpad (bilan du 11 août)
  • 5 012 hospitalisations en cours, soit 191 de plus en 24h
  • 391 personnes en réanimation, soit 21 de plus en 24h
  • Taux de positivité des tests : 2,1%
  • 227 clusters en cours d'investigation, soit 25 de plus
  • 21 départements en situation de vulnérabilité 

NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie.

Faut-il s'attendre à un reconfinement en France ?

Alors que le regain d'activité du coronavirus en France inquiète, la question de l'arrivée d'une seconde vague épidémiologique, qu'elle touche l'ensemble du territoire ou seulement quelques zones, se pose de plus en plus. Et avec elle, les craintes de nouvelles restrictions des libertés de circulation. Pour enrayer la propagation du virus, le gouvernement n’exclut d'ailleurs pas un reconfinement partiel et la fermeture de certains bars. Mi-juillet, le Premier ministre Jean Castex a évoqué l’idée de nouvelles mesures contraignantes, mais il a insisté sur la volonté du gouvernement de limiter les conséquences d’une telle mesure sanitaire. "Ce qu’il faut éviter par-dessus tout, c’est le reconfinement général" qui serait "catastrophique" d'un point de vue économique et social. En cas de reconfinement, il s’agirait d’établir "des reconfinements très localisés", c'est-à-dire par villes ou zones délimitées. "Nous nous adapterons", a assuré Jean Castex, dans un entretien publié par Nice Matin. "Même si le nombre de cas repart à la hausse, les tests positifs restent dans des moyennes basses par rapport aux pays qui nous entourent. Et les hospitalisations restent à un niveau maîtrisé. (...) La priorité, c’est encore et toujours la prévention", a-t-il ajouté. 

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