Confinement en France : quels départements sous la menace d'un reconfinement ?

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Confinement en France : quels départements sous la menace d'un reconfinement ? RECONFINEMENT. Si la situation sanitaire se dégrade dans une vingtaine de départements, des mesures de restrictions supplémentaires seront prises. Le point département par département.

L'essentiel
  • Le gouvernement entend durcir les restrictions dans une vingtaine de départements français, si la circulation du virus et les hospitalisations Covid continuent d'augmenter. Jean Castex n'a pas émis de certitudes, mais il a indiqué qu'il faudrait certainement instaurer, "dès le week-end du 6 mars", des "mesures similaires à celles prises dans les Alpes-Maritimes et dans le Dunkerquois", c'est-à-dire un confinement le week-end du vendredi 18h au lundi 6h. Des concertations sont en cours entre préfets et élus locaux de ces 20 départements, des décisions devraient être annoncées rapidement, au plus tard ce jeudi.
  • Pour le directeur général de la santé, "on peut encore éviter le confinement si tout le monde se mobilise". Dans le Journal du dimanche, hier, Jérôme Salomon a estimé que "nous avons gagné du temps" grâce au couvre-feu, mais envisage des restrictions locales rapidement si nécessaire. "Si la situation s'aggrave vraiment, l'ensemble du territoire pourra être concerné", a-t-il prévenu.

Carte des départements sous la menace d'un reconfinement

Les départements colorés en rouge sont sous la menace d'un reconfinement le week-end. Certains territoires comme les Alpes-Maritimes ou la région de Dunkerque, dans le Nord, y sont déjà soumis. Voici les dernières données sur la circulation du virus et les données hospitalières dans chacune de ces "zones de surveillance renforcée" :

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En direct

01/03/21 - 23:30 - Vers un confinement le week-end en Val-de-Marne ?

FIN DU DIRECT - À l’heure où l’épidémie de coronavirus est en recrudescence dans le département, la nouvelle préfète du Val-de-Marne, Sophie Thibault, qui a pris ses fonctions ce lundi 1er mars, a annoncé se diriger vers "de nouvelles mesures restrictives", comme le rapporte Le Parisien. "Notre ligne directrice, c'est la protection des populations contre le virus. Il serait irresponsable de ne pas prendre de mesures au prétexte qu'elles seraient difficiles à supporter pour certaines personnes", a-t-elle ajouté. 

01/03/21 - 22:00 - Le confinement dans les Alpes-Maritimes contesté au tribunal par 240 personnes

Un confinement partiel et localisé a été décidé par le préfet des Alpes-Maritimes, face à l'épidémie de coronavirus. Mais pour 240 personnes, qui ont décidé de contester sa légalité devant la justice, ce n'est pas la réponse efficace. 20 Minutes rapporte que le tribunal administratif de Nice doit étudier leur procédure de référé-liberté mardi 2 mars à 14h.

En savoir plus

Et dans le reste de la France ? Pas de date de reconfinement

Pour l'heure, le confinement généralisé sur tout le territoire n'est pas d'actualité. Mais le gouvernement se prépare à reconfiner localement et s'y est déjà employé. Il faut dire que les indicateurs retenus pour les prises de décisions de l'exécutif sont disparates selon les territoires, peut-être comme jamais depuis le début de l'épidémie, d'où le changement de braquet. Selon les informations de France Info, Emmanuel Macron et Jean Castex ne souhaiteraient pas instaurer de confinement avant le 8 mars, mais rien n'est exclu.

Quels sont les indicateurs que suivent les autorités pour décider d'un confinement ?

En réalité, ni le ministère de la Santé, ni Matignon, ni l'Elysée n'ont établi de critères fixes pour trancher sur un confinement, contrairement à ce qui avait été établi l'année dernière, avec des zones vertes et rouges et des interdictions évoluant lorsque des seuils épidémiques étaient franchis. Le gouvernement estime que la décision d'un reconfinement - local ou général - doit être prise dans le cas où les autorités sanitaires constateraient une hausse soudaine de l'activité épidémique. Les effets de la souche dite historique du Covid en France sont en train de s'atténuer. Mais le variant anglais, qui prend peu à peu sa place, va entraîner immanquablement une hausse de cas de contamination. C'est ce que prévoit l'Inserm, dans une étude publiée le 14 février. L'institut écrit que "le variant britannique est attendu devenir majoritaire fin février-début mars en France, avec une grande hétérogénéité géographique (mi-février en Île-de-France). Dans l'absence de mesures de contrôle renforcée, une croissance rapide des cas est attendue dans les semaines à venir". L'Inserm est très clair : les restrictions actuelles prises par le gouvernement ne peuvent pas réduire la circulation du variant britannique à cause de son efficacité plus élevée dans la transmission.

Pour suivre les tendances épidémiques, l'exécutif poursuit les consultations et les recommandations du Conseil scientifique sont toujours écoutées. Son président Jean-François Delfraissy a plusieurs fois fait savoir que les autorités sanitaires scrutaient avec une vigilance accrue les indicateurs que sont le taux d'incidence et le nombre d'hospitalisations.

  • Le taux d'incidence est l'un des principaux critères d'évaluation de la dynamique épidémique. Avant le premier confinement, il avait culminé à plus de 50 cas pour 100 000 habitants. Aujourd'hui, cet indicateur est repassé sous les 200 cas pour 100 000 après avoir franchi les 215 cas pour 100 000 en moyenne nationale début février. Les taux dépassent encore localement les 400 cas pour 100 000, comme à Nice par exemple. Comme on peut l'observer sur les cartes du Covid, quelques départements département en métropole sont néanmoins repassés sous le seuil d'alerte des 50 cas pour 100 000 habitants comme la Guadeloupe, la Guyane ou le Finistère. Pour rappel, quand Emmanuel Macron a annoncé le 2e confinement le 28 octobre dernier, le taux d'incidence dépassait les 480 cas pour 100 000 habitants au niveau national. Mais ce critère est difficile à saisir du fait de plusieurs évolutions : en mars 2020, la politique de tests minimale sous-estimait très probablement le nombre de cas et depuis octobre, la méthode de calcul a encore évolué...
  • Le nombre de reproduction du coronavirus peut aussi être considéré. Il doit quant à  lui être sous la barre de 1 nouveau patient contaminé en moyenne par malade pour que l'épidémie régresse. Et il est aujourd'hui juste en dessous de ce niveau. A la mi-mars 2020, date du premier confinement, il était estimé à près de 2. Fin octobre, avant le deuxième confinement, il était à 1,3.
  • Le nombre d'hospitalisations est aussi très scruté. Il a récemment bondi à plus de 28 000 patients hospitalisés alors qu'il stagnait au niveau des 25 000 depuis le déconfinement à la mi-décembre. Depuis quelques jours, il oscille entre 26 500 et 27 000.
  • Le nombre de patients en réanimation fait partie des critères clés. On compte désormais plus de 3000 patients soit peu ou prou le niveau de la fin octobre, au moment où le 2e confinement avait été décidé.
  • Le niveau de remplissage des services de réanimation est aussi regardé de près par le gouvernement, avec l'objectif d'éviter la saturation. Actuellement, les patients Covid occupent 68% des lits de réanimation. Ce taux était de 60% à la veille du deuxième confinement en octobre dernier.

La liste des départements sous haute surveillance

Ces critères peuvent aussi faire l'objet d'une approche locale, comme le gouvernement semble s'y résoudre depuis la fin février avec des reconfinements territoriaux dans les Alpes-Maritimes et le Dunkerquois. Voici les derniers indicateurs clés pour les 20 départements en "surveillance renforcée" dont certains pourraient à leur tour être reconfinés le week-end très prochainement :

Alpes-Maritimes

  • Hospitalisations le 1 mars 2021 : 713 (+33 en 24h)
  • Patients en réanimation : 120 (+7 en 24h)
  • Total des décès : 1064 (+7 en 24h)
  • Taux d'incidence le 26 février 2021 : 588,0 cas/100 000 (↘)
  • Taux de positivité des tests : 10,3% (↘)
  • Taux d'occupation régional en réa : 104,60%

Bouches-du-Rhône

  • Hospitalisations le 1 mars 2021 : 1502 (+74 en 24h)
  • Patients en réanimation : 251 (+17 en 24h)
  • Total des décès : 2681 (+22 en 24h)
  • Taux d'incidence le 26 février 2021 : 318,3 cas/100 000 (↘)
  • Taux de positivité des tests : 6,6% (↗)
  • Taux d'occupation régional en réa : 104,60%

Drôme

  • Hospitalisations le 1 mars 2021 : 241 (+14 en 24h)
  • Patients en réanimation : 39 (+6 en 24h)
  • Total des décès : 614 (+2 en 24h)
  • Taux d'incidence le 26 février 2021 : 231,5 cas/100 000 (↘)
  • Taux de positivité des tests : 9,4% (↘)
  • Taux d'occupation régional en réa : 80,10%

Essonne

  • Hospitalisations le 1 mars 2021 : 527 (+39 en 24h)
  • Patients en réanimation : 75 (+3 en 24h)
  • Total des décès : 1367 (+13 en 24h)
  • Taux d'incidence le 26 février 2021 : 291,0 cas/100 000 (↘)
  • Taux de positivité des tests : 10,7% (↘)
  • Taux d'occupation régional en réa : 71,80%

Eure-et-Loir

  • Hospitalisations le 1 mars 2021 : 220 (+15 en 24h)
  • Patients en réanimation : 27 (+7 en 24h)
  • Total des décès : 370 (+2 en 24h)
  • Taux d'incidence le 26 février 2021 : 253,4 cas/100 000 (↘)
  • Taux de positivité des tests : 8,8% (↘)
  • Taux d'occupation régional en réa : 78,30%

Hauts-de-Seine

  • Hospitalisations le 1 mars 2021 : 843 (+56 en 24h)
  • Patients en réanimation : 137 (+19 en 24h)
  • Total des décès : 2012 (+8 en 24h)
  • Taux d'incidence le 26 février 2021 : 268,4 cas/100 000 (↘)
  • Taux de positivité des tests : 7,5% (↗)
  • Taux d'occupation régional en réa : 71,80%

Meurthe-et-Moselle

  • Hospitalisations le 1 mars 2021 : 301 (+22 en 24h)
  • Patients en réanimation : 57 (+5 en 24h)
  • Total des décès : 935 (+4 en 24h)
  • Taux d'incidence le 26 février 2021 : 216,5 cas/100 000 (↘)
  • Taux de positivité des tests : 5,7% (↗)
  • Taux d'occupation régional en réa : 65,80%

Moselle

  • Hospitalisations le 1 mars 2021 : 537 (+39 en 24h)
  • Patients en réanimation : 94 (+11 en 24h)
  • Total des décès : 1858 (+24 en 24h)
  • Taux d'incidence le 26 février 2021 : 284,0 cas/100 000 (↘)
  • Taux de positivité des tests : 6,1% (↗)
  • Taux d'occupation régional en réa : 65,80%

Nord

  • Hospitalisations le 1 mars 2021 : 1180 (+70 en 24h)
  • Patients en réanimation : 170 (+24 en 24h)
  • Total des décès : 2607 (+28 en 24h)
  • Taux d'incidence le 26 février 2021 : 338,5 cas/100 000 (↘)
  • Taux de positivité des tests : 8,5% (↗)
  • Taux d'occupation régional en réa : 92,00%

Oise

  • Hospitalisations le 1 mars 2021 : 401 (+23 en 24h)
  • Patients en réanimation : 47 (+10 en 24h)
  • Total des décès : 944 (+6 en 24h)
  • Taux d'incidence le 26 février 2021 : 293,5 cas/100 000 (↗)
  • Taux de positivité des tests : 9,5% (↗)
  • Taux d'occupation régional en réa : 92,00%

Paris

  • Hospitalisations le 1 mars 2021 : 971 (+77 en 24h)
  • Patients en réanimation : 236 (+24 en 24h)
  • Total des décès : 3233 (+21 en 24h)
  • Taux d'incidence le 26 février 2021 : 317,5 cas/100 000 (↘)
  • Taux de positivité des tests : 6,3% (↗)
  • Taux d'occupation régional en réa : 71,80%

Pas-de-Calais

  • Hospitalisations le 1 mars 2021 : 664 (+33 en 24h)
  • Patients en réanimation : 118 (+4 en 24h)
  • Total des décès : 1238 (+7 en 24h)
  • Taux d'incidence le 26 février 2021 : 401,7 cas/100 000 (↗)
  • Taux de positivité des tests : 10,2% (↗)
  • Taux d'occupation régional en réa : 92,00%

Rhône

  • Hospitalisations le 1 mars 2021 : 846 (+54 en 24h)
  • Patients en réanimation : 167 (+19 en 24h)
  • Total des décès : 2416 (+7 en 24h)
  • Taux d'incidence le 26 février 2021 : 234,3 cas/100 000 (↘)
  • Taux de positivité des tests : 8,3% (↘)
  • Taux d'occupation régional en réa : 80,10%

Seine-et-Marne

  • Hospitalisations le 1 mars 2021 : 436 (+17 en 24h)
  • Patients en réanimation : 80 (+4 en 24h)
  • Total des décès : 1463 (+2 en 24h)
  • Taux d'incidence le 26 février 2021 : 338,9 cas/100 000 (↗)
  • Taux de positivité des tests : 11,5% (↗)
  • Taux d'occupation régional en réa : 71,80%

Seine-St-Denis

  • Hospitalisations le 1 mars 2021 : 739 (+33 en 24h)
  • Patients en réanimation : 102 (+14 en 24h)
  • Total des décès : 1804 (+15 en 24h)
  • Taux d'incidence le 26 février 2021 : 394,0 cas/100 000 (↗)
  • Taux de positivité des tests : 13,2% (↗)
  • Taux d'occupation régional en réa : 71,80%

Somme

  • Hospitalisations le 1 mars 2021 : 341 (+27 en 24h)
  • Patients en réanimation : 39 (+4 en 24h)
  • Total des décès : 650 (+8 en 24h)
  • Taux d'incidence le 26 février 2021 : 325,2 cas/100 000 (↗)
  • Taux de positivité des tests : 9,6% (↗)
  • Taux d'occupation régional en réa : 92,00%

Val-D'Oise

  • Hospitalisations le 1 mars 2021 : 427 (+39 en 24h)
  • Patients en réanimation : 44 (+5 en 24h)
  • Total des décès : 1434 (+6 en 24h)
  • Taux d'incidence le 26 février 2021 : 348,4 cas/100 000 (↗)
  • Taux de positivité des tests : 12,1% (↗)
  • Taux d'occupation régional en réa : 71,80%

Val-de-Marne

  • Hospitalisations le 1 mars 2021 : 645 (+49 en 24h)
  • Patients en réanimation : 107 (+7 en 24h)
  • Total des décès : 2240 (+11 en 24h)
  • Taux d'incidence le 26 février 2021 : 350,0 cas/100 000 (↗)
  • Taux de positivité des tests : 10,8% (↗)
  • Taux d'occupation régional en réa : 71,80%

Var

  • Hospitalisations le 1 mars 2021 : 509 (+44 en 24h)
  • Patients en réanimation : 69 (+6 en 24h)
  • Total des décès : 938 (+4 en 24h)
  • Taux d'incidence le 26 février 2021 : 324,6 cas/100 000 (↘)
  • Taux de positivité des tests : 8,1% (↗)
  • Taux d'occupation régional en réa : 104,60%

Yvelines

  • Hospitalisations le 1 mars 2021 : 561 (+28 en 24h)
  • Patients en réanimation : 43 (+3 en 24h)
  • Total des décès : 1386 (+13 en 24h)
  • Taux d'incidence le 26 février 2021 : 267,6 cas/100 000 (↘)
  • Taux de positivité des tests : 9,1% (↗)
  • Taux d'occupation régional en réa : 71,80%

Faut-il confiner pour prendre de court la montée en puissance du variant britannique ?

La stratégie du gouvernement est donc de ne pas durcir les interdictions tant qu'il n'y a pas de boom épidémique. Mais s'il est certain que celui-ci va bien survenir, faut-il vraiment attendre ? Certains scientifiques estiment que c'est une erreur. Le directeur médical de crise de l'AP-HP Bruno Riou, qui se veut le relais d'experts internationaux réunis sur la plateforme "EndCoronavirus.org", propose d'opter pour une solution radicale et de prendre la stratégie française à revers : au lieu d'attendre, agir pour casser la dynamique épidémique en instaurant un confinement dur mais assez court, 4 semaines ou moins en fonction des situations, pour faire baisser la circulation du Covid et rendre plus efficace le dispositif "tester, tracer, isoler".

Cette manière de penser la lutte contre le coronavirus est incarnée par l'épidémiologiste néo-zélandais Michael Baker, sa stratégie, appliquée dans son pays, a donné des résultats spectaculaires. "Il ne faut plus avoir peur d'un confinement total, à condition qu'il soit de courte durée : c'est la seule stratégie qui a démontré son efficacité dans de nombreux pays, y compris le nôtre, en attendant qu'une proportion suffisante de la population soit vaccinée, ce qui ne sera effectif que dans plusieurs mois", écrivait il y a peu Bruno Riou dans Le Monde.

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Un auto-confinement des seniors ?

Dans la revue scientifique The Lancet, plusieurs membres du Conseil scientifique ont évoqué cette possibilité comme la seule option pour endiguer l'épidémie tout en préservant l'économie. "Il n'est plus possible d'utiliser cette succession de confinements généralisés comme réponse principale à la pandémie, il faut en finir avec cette approche basée sur la peur", a fait savoir le président Jean-François Delfraissy, dans une interview à The Lancet relayée par nos confrères de RTL ce jeudi 18 février.

Concrètement, les cinq membres du Conseil scientifique interrogés plaident pour un dispositif différencié entre les jeunes générations, soumises à la distanciation sociale mais libres de leurs déplacements, et les personnes plus âgées, qui devraient appliquer un auto-isolement. "Un contrat social" en somme, qui permettrait de préserver la santé des aînés tout en n'instaurant le confinement qu'en dernier recours. D'après le Conseil scientifique, les confinements risquent de mettre à trop rude épreuve le moral des Français, qui finiraient par ne plus coopérer tant les conséquences seraient désastreuses pour leur santé mentale, à la longue. Si les populations jeunes ont moins de risques de développer des formes graves de la maladie, elles sont en première ligne dans les risques psycho-sociaux liés aux confinements successifs, notamment à cause des pertes de revenus liés aux fermetures des restaurants ou à cause des obligations d'enseignements à distance, qui entraînent des difficultés de sociabilisation ou de bonne tenue des cours. 

Olivier Véran, interrogé sur le sujet à plusieurs reprises, a indiqué que l'applicabilité de restrictions imposées aux personnes âgées seulement était impossible. Le ministre s'est dit défavorables à une telle mesure.