Wegovy : le médicament anti-obésité bientôt remboursé, qui sera concerné ?

Wegovy : le médicament anti-obésité bientôt remboursé, qui sera concerné ? La Haute Autorité de Santé a recommandé le remboursement du traitement anti-obésité, mais seulement dans certains cas. On vous explique.

Feu vert pour Wegovy ! La Haute Autorité de Santé a publié ce 4 décembre 2024 un avis favorable au remboursement de Wegovy, médicament indiqué pour la perte de poids. Mais cet avis ne permet pas au médicament d'être remboursé tout de suite : il faut désormais attendre la décision finale du ministère de la Santé. Le prix et le remboursement sont ensuite négociés entre le laboratoire qui commercialise le traitement, Novo Nordisk, et l'Assurance Maladie.

Wegovy devrait normalement être remboursé à 65 %, puisque l'avis de la Haute Autorité de Santé a déterminé que le service médical rendu du médicament était "important", lui permettant d'obtenir ce taux de remboursement. Aujourd'hui, les patients français doivent débourser entre 200 et 300 euros par mois pour leurs injections de ce coupe-faim. Wegovy est en effet déjà disponible dans les pharmacies françaises depuis octobre, avec des conditions de prescription strictes, notamment une consultation avec un spécialiste de l'obésité.

Une fois la décision finale prise, le coupe-faim sera remboursé uniquement chez les adultes obèses ayant un IMC (indice de masse corporelle) d'au moins 35 kg/m2, et en cas d'échec d'un régime. Il s'agit de la "population présentant le risque le plus élevé de complications liées à l'obésité", justifie la Haute Autorité de Santé. Le traitement devra être pris en complément d'une augmentation de l'activité physique et d'un régime hypocalorique.

Des mineurs aussi concernés ?

Les patients qui ne correspondent pas à ces critères mais qui rentrent dans les conditions de prescription actuelles pourront toujours avoir accès au traitement, mais sans remboursement. L'autorisation de mise sur le marché européenne prévoit en effet un accès aux personnes qui souffrent d'obésité, mais aussi celles en surpoids qui ont un IMC d'au moins 27 kg/m2 et qui sont atteintes d'un facteur de comorbidité comme l'hypertension artérielle, le diabète ou une maladie cardiovasculaire. Les mineurs de plus de 12 ans obèses peuvent également se voir prescrire ce traitement nouvelle génération. Les conditions de prescription, et bientôt de remboursement, sont donc strictes, afin de limiter le risque de mésusage. Ce médicament coupe-faim est en effet fréquemment détourné "pour la perte de poids à des fins esthétiques et non de santé", estimait l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) cet été, malgré un risque élevé d'effets indésirables graves.

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