Gros pics de chaleur, orages et pluie... La météo de l'été se dessine, les modèles sont tous d'accord sur un point

Gros pics de chaleur, orages et pluie... La météo de l'été se dessine, les modèles sont tous d'accord sur un point A l'approche du mois de mai, les regards commencent à se tourner vers la météo de l'été. Si rien n'est certain, un consensus concernant les températures apparait.

Le printemps se montre pour le moment très appréciable : soleil et douceur sont au rendez-vous. A quoi s'attendre alors pour l'été, période très attendue par les Français ? Les premières tendances météo se dessinent. Selon les prévisions saisonnières de La Chaine météo, les mois de mai et juin s'annoncent déjà agréables avec certes quelques dégradations orageuses possibles localement, mais surtout une dominante sèche et des températures légèrement supérieures aux normales de saison, avec une anomalie possible de l'ordre de +1 à +1,5 degrés. Concernant les précipitations, c'est plus incertain, mais elles pourraient être proches des normales de saison, voire légèrement déficitaires. 

Pour le mois de juillet, les remontées d'air chaud vers la France devraient être favorisées. Les gouttes froides vers le Portugal pourraient faire comme des "pompes à chaleur" et l'anticyclone devrait maintenir un ensoleillement global. Ce qui semble assez certain, c'est donc que la chaleur sera dominante. "Les zones exposées aux plus fortes chaleurs (et au risque de canicules) semblent surtout axées des Pyrénées au centre-est et à l'Est de la France", précise La Chaine météo. 

"Les prévisions saisonnières ne peuvent pas donner la météo qu'il fera le 14 juillet à Paris, c'est impossible, c'est une tendance, mais d'après les modèles de prévisions saisonnières en France, on se dirige vers un été chaud, plus 1,5 degrés au dessus des moyennes de saison", nous a détaillé Régis Crépet, météorologue pour La Chaine météo. L'organisme européen Copernicus va également dans ce sens, estimant qu'il y a de fortes chances que les mois de juillet et août soient plus chauds que la moyenne. Cette probabilité est particulièrement forte sur la partie est du pays en juillet et est davantage généralisée en août.

Il est toutefois trop tôt pour parler d'un réel risque de canicule cet été. "On risque d'avoir un été marqué par des vagues de chaleur, plutôt par pics. Ça peut être des gros pics de chaleur, mais il n'y a pas de signaux vers une canicule durable", a ajouté le météorologue. Régis Crépet nous a toutefois prévenus que ces "pics pourraient être entrecoupés d'orages". Les précipitations pourraient alors être légèrement supérieures aux moyennes cet été. 

"A priori, les orages éclatent souvent sur l'axe habituel qui coupe la France en deux du sud-ouest jusqu'au nord-est. C'est là où bien souvent les orages sont les plus violents avec des chutes de grêle, mais aussi sur les montagnes", a-t-il précisé avant d'ajouter : "Ça ne veut pas dire qu'il fera moche, quand il y a des orages ça pète bien le soir mais on peut avoir de belles journées, les orages ça ne tombe pas forcément partout et toute la journée, ça ne veut pas dire qu'on aura un été pourri".

Ces possibles orages pourront être bénéfiques pour faire face au risque de sécheresse superficielle en surface. Même s'il y a eu énormément de pluie pendant l'hiver en France, rechargeant bien les nappes phréatiques en sous-sol, les sols commencent à sécher au vu du peu de précipitations en avril, mais pas à un niveau inquiétant pour le moment. Si cela continue en mai et juin, puisque la tendance penche vers des prochains mois secs, "ça pourrait commencer à devenir critique pour l'été, ça pourrait bien griller les champs et les jardins", a expliqué Régis Crépet.

Toutefois, ce n'est pas certain car la possibilité d'un été plus humide à partir de juillet pourrait "limiter l'engrenage de sécheresse superficielle". La fiabilité reste très limitée car tous les modèles météo saisonniers ne s'accordent pas sur les précipitations de l'été, à l'inverse du consensus sur les températures. Les prévisions devraient se préciser, notamment à partir de courant mai.