Avez-vous bien compris ce nouveau panneau ? Trop de conducteurs tombent dans le piège et récoltent un PV

Avez-vous bien compris ce nouveau panneau ? Trop de conducteurs tombent dans le piège et récoltent un PV

270 amendes par jour ont été infligées depuis ce nouveau panneau est arrivé en mai 2025.

Si vous avez l'habitude de rouler sur les grands axes franciliens, et même si vous n'y faites que de rares passages, vous avez peut-être remarqué une nouvelle signalisation implantée sur certaines routes à proximité de la capitale. On peut la trouver sous deux formes : soit un panneau rectangulaire bleu avec un triangle blanc dessiné dessus, soit un losange lumineux sur fond noir au-dessus de certaines voies.

Installés dès 2024 sur le périphérique, entre la porte de Bercy à la porte de Sèvres en passant par le nord, et quelques mois plus tard sur certains tronçons des autoroutes A1, A12 et A13, ces panneaux signalent une voie réservée au covoiturage. Cette voie, toujours celle placée la plus à gauche, seuls les véhicules transportant au minimum deux personnes, ainsi que les taxis, les VTC uniquement en charge, les voitures de secours et les transports publics ont le droit de l'emprunter certains jours de la semaine (du lundi au vendredi) et à certains horaires (de 7h à 10h30 et de 16h à 20h).

Les conducteurs solitaires ont interdiction de rouler dessus à ces moments-là, sous peine de se faire épingler par des radars ultra-performants dotés de caméras infrarouges qui ne laissent rien passer depuis leur arrivée en mai 2025.

© Adobe Stock

Le Parisien s'est procuré les chiffres de ces appareils de dernière génération un an après leur mise en service. Selon la mairie de Paris, ils ont déjà sanctionné 100 000 infractions, soit environ 270 PV distribués chaque jour. Les "autosolistes" repérés sur la voie de covoiturage par les radars – avant que chaque cliché passe par une vérification humaine – reçoivent quelques jours plus tard dans leur boîte aux lettres une contravention leur réclamant 135 euros (minorée à 90 euros en cas de paiement rapide).

Les voies de covoiturage, créées pour encourager cette pratique et ainsi réduire le trafic aux moments les plus critiques de la journée, ont vu le jour dès 2020 dans certaines grandes villes de France, comme Lille, Lyon et Grenoble. Mais à l'inverse de celles dessinées à Paris, elles ne font pas systématiquement l'objet de contrôles. Dans la capitale, après une période de sensibilisation de deux mois en mars et avril 2025, ne pas respecter la voie de covoiturage peut désormais coûter très cher.

Surtout que ces voies spéciales pourraient prochainement s'agrandir. En effet, le Parisien indique que la ville de Paris songerait à étendre la voie de covoiturage à l'ensemble du périphérique, y compris là où l'anneau parisien ne compte que deux voies. "La vitesse moyenne sur la voie réservée est supérieure de 9 km/h par rapport aux autres voies lorsqu'elle est activée, ce qui prouve son efficacité, relève auprès de nos confrères Dan Lert, le nouvel adjoint au maire de Paris en charge des mobilités. Et depuis la limitation à 50 km/h, on observe une diminution de 6% de la pollution de l'air liée au trafic. Le dispositif contribue également à une baisse de l'accidentologie et de la pollution sonore."

Avec la forte possibilité de voir de plus en plus de voies de covoiturages sur nos routes, bien connaître la signification du panneau qui les signale semble aujourd'hui nécessaire. Comme il semble de bon ton de bien respecter cette nouvelle réglementation pour ne pas risquer de récolter une amende salée.