Vos cadeaux n'arriveront peut-être pas à temps pour Noël - cette grande entreprise est dépassée par les colis en attente
C'est une annonce qui tombe très mal pour de nombreux consommateurs. Quelques semaines avant Noël, la branche française d'une des principales entreprises de transport mondial fait face à une grève qui paralyse l'intégralité du trafic. De nombreux retards de livraisons sont à prévoir.
Regrettant "l'absence de négociations obligatoires annuelles", les salariés français de l'entreprise basée en Allemagne ont décidé de stopper leur activité depuis le dimanche 9 décembre. Ils dénoncent également l'annulation de la prime d'intéressement prévue pour 2024. Gennevilliers, Marseille, Roissy… Le mouvement est très suivi à travers tout le pays. 80 % des salariés seraient mobilisés à travers tout le pays selon les syndicats.
Et cette grève risque de s'éterniser. En effet, la direction de la société DHL, dont il est question ici, a de son côté confirmé qu'elle ne donnera pas suite aux négociations avant le 9 janvier 2025. Une décision qui agace les syndicats : "Aujourd'hui, la direction prétend regretter les mouvements sociaux qui pénalisent l'activité et les clients, mais préfère payer des sous-traitants plutôt que de répondre aux revendications des employés pour éviter ces perturbations".
Pour pallier le manque de conducteurs, des sous-traitants et des intérimaires assurent effectivement un minimum de service. Cependant, les livraisons et les ramassages restent impactés "à hauteur de 50 % environ", a estimé Olivier Kurkdjian, responsable syndical CFE-CGC, interrogé par Maritima Média. Selon les salariés de DHL, la grève ne prendra pas fin tant que "la direction refusera de chercher une sortie de crise rapide et responsable". Des milliers de colis restent donc en attente aux centres de traitement. Ceux qui arrivent aux aéroports ne sont pas sûrs d'être livrés non plus, car les grévistes bloquent également le chargement des avions.
Il y a quelques semaines à peine, la division DHL Express, chargée des envois urgents, était pourtant nommée "Best Place to Work 2024". C'est la quatrième année consécutive qu'elle entre dans le Top 3. Les primes faisaient d'ailleurs partie des plus gros arguments mis en avant par la multinationale lors de l'obtention de ce prix prestigieux.