Manga : bienveillantes ou terrifiantes, 13 mamans immanquables

Manga : bienveillantes ou terrifiantes, 13 mamans immanquables 13 mamans qui font toute la différence dans les mangas. Dragon Ball, The Promised Neverland, One Piece ne seraient pas les mêmes sans les mères ! Et ce, même si elles paraissent discrètes. La preuve...

Gentilles, malines, instables, machiavéliques, redoutables, modèles, absentes, têtes en l'air... Les mères imaginées par les mangakas sont-elles des mamans comme les autres ? Si Son Goku, Ichigo, Naruto ou Eren sont orphelins (ou à la recherche de leur père), d'autres ont des figures maternelles à fort caractère. À l'occasion de la fête des mères ce dimanche, on examine les plus iconiques d'entre elles.

YAKUSOKU NO NEVERLAND © 2016 by Kaiu Shirai, Posuka Demizu/SHUEISHA Inc.

Mama, personnage iconique du manga à succès The Promised Neverland, est un écho parfait aux antagonistes des contes des frères Grimm. L'autrice Kaiu Shirai a même déclaré en interview "Après avoir lu Hansel et Gretel, j'avais peur de me faire dévorer. Tous ces contes où les enfants se font manger m'ont vraiment marquée quand j'étais petite."

Ce traumatisme juvénile est l'une des clés principales dans la composition du personnage de Mama. Cette dernière, en charge de l'orphelinat de Graceland s'avère bien plus profonde et intelligente qu'elle ne laisse paraître de prime abord. Un personnage qui n'a pas manqué de captiver les lectrices et lecteurs du manga.

The Promised Neverland, éditions Kaze, 6,89€

© CHI NO WADACHI ©2017 Shuzo OSHIMI / SHOGAKUKAN

Seiko semble être la mère au foyer parfaite, tout du moins en apparence. Car sa dévotion envers son fils Seiichi dépasse le simple cadre de l'amour maternel. Elle n'a pas coupé le cordon ombilical et développe une relation fusionnelle, quasi incestueuse envers son fils. Un amour sans limite et sans tabou qui guidera sa main au moment de donner la mort… Une mère que l'on n'aimerait ni contrarier ni même croiser…

Liens du sang, éditions Kioon, 7,90€

© 2013 by KAZUO KAMIMURA

Yukô est une mère courage : mariée à 20 ans, divorcée à 23, elle est la " mama " (gérante) du bar à hôtesse Le Club des divorcés. Ce travail nocturne et mal vu par la société lui permet de subvenir aux besoins d'Asako, sa fille de trois ans. En tant que mama, elle est aussi une sorte de mère par procuration pour ses employées et même certains de ses clients. Au début des années 70, le Japon traverse une période difficile, et la lutte de cette femme marginalisée par une société bien-pensante et hypocrite prend une dimension de critique sociale. Cette mère, jugée indigne par ses contemporains, a en réalité un caractère et un courage qui forcent le respect.

Le Club des divorcées, éditions Kana, 18€

© NEKOGURASHI NO GAMER-SAN © 2019 Wataru NADATANI / SHOGAKUKAN

Riko Kozakura est ce que l'on appelle une " gameuse hardcore ". En dehors du travail, elle passe la majeure partie de son temps à jouer aux jeux vidéo. Perfectionniste et maniaque, elle finit chaque jeu à 100 % : elle termine tous les niveaux au maximum, valide toutes les quêtes et sous-quêtes. Mais sa vie va changer quand elle adopte un chaton. Cette célibataire devient la mère d'Omusubi (la petite boule de poils) et décide d'appliquer à son éducation les recettes d'un jeu vidéo. Une aventure où les deux joueurs vont level-up* au quotidien.

La gameuse et son chat, éditions Doki-doki, 7,50€

*: Monter de niveau

Bulma Brief est une aventurière et scientifique de génie sans qui l'univers de Dragon Ball ne serait pas le même. C'est le personnage féminin le plus développé de la série phare d'Akira Toriyama. Mère de Trunks, elle est à la fois garçon manqué et très féminine, cassant de nombreux clichés du genre. Son caractère impatient semble être intimement lié à son génie. Avant d'être la mère de Trunks, Bulma incarne une figure maternelle pour Goku, comblant le manque d'éducation de ce dernier. Bien qu'humaine et sans talent particulier pour le combat, elle est néanmoins capable d'effrayer Goku, Krilin et surtout Vegeta, son mari. Difficile d'être une mère plus Badass !

Dragon Ball, édition Glénat, 6,90€

Bulma et Big Mom ont chacun été mise en avant plusieurs fois sur les couvertures des séries Dragon Ball et One Piece. © éditions Glénat

Charlotte Linlin, surnommée Big Mom, est non seulement le capitaine de l'équipage des pirates de Big Mom mais aussi l'un des quatre empereurs régnant sur la seconde partie de Grand Line : le nouveau monde. Ce personnage est gargantuesque à tous les niveaux : elle mesure plus de huit mètres de haut, et son appétit des plus voraces semble n'avoir aucune limite. Elle est la mère de la majorité de son équipage : la famille Charlotte, composée de 46 fils et 39 filles, issues de 43 maris différents. Égoïste et cruelle, sa notion du bien et du mal semble différer de celle du reste de l'humanité. Ce qu'elle désire est bien, et ceux qui la gênent représentent le mal. Une mère dont on évitera soigneusement de croiser la route...

One Piece, éditions Glénat, 6,90€

© MAISON IKKOKU © 1992 Rumiko TAKAHASHI / SHOGAKUKAN

Hanae Ichinose, connue en France sous le nom de Pauline, est la mère de Kentaro dans Maison Ikkoku (Juliette je t'aime). Elle représente l'archétype de la femme au foyer qui, pour masquer son ennui, s'immisce dans la vie des voisins. La majeure partie du temps, son mari est absent, occupé à travailler pour subvenir aux besoins de sa famille. Véritable commère et avec un fort penchant pour l'alcool, Hanae fait partie des mères indignes : sa désuétude pousse son fils Kentaro à mûrir plus vite que la moyenne, d'autant plus que le prénom de celui-ci s'écrit avec les kanjis " grande intelligence " et " garçon ". Ce dernier passe son temps à essayer de s'interposer entre sa mère et sa bouteille d'alcool, ou bien à chercher l'attention en provoquant Godai / Hugo, le héros.

Maison Ikkoku, éditions Delcourt Tonkam, 12,50€

© SPY x FAMILY 2019 by Tatsuya Endo / SHUEISHA Inc.

Yor Forger, née Yor Briar, est la mère adoptive de la jeune Anya. Derrière son apparence de beauté fatale se cache une tueuse à gage (tout aussi fatale). Si les circonstances et les conventions l'ont poussée à épouser Loid Forger (lui-même espion), sa nature attentionnée et généreuse va, petit à petit, l'amener malgré elle à s'attacher à cette " fausse " famille. Sa naïveté éclipse ses aptitudes physiques hors norme et sa capacité à ôter la vie sans sourciller. Sa seule faiblesse semble être son extrême sensibilité à l'alcool. Une mère rocambolesque à souhait pour cette série déjantée.

Spy x Family, éditions Kurokawa, 6,90€

© HAJIME NO IPPO © George Morikawa / Kodansha Ltd.

Hiroko Makunouchi est encore une mère à la force de caractère incroyable. Veuve, elle a élevé seule le jeune Ippo et s'occupe non seulement de son foyer mais aussi de faire tourner l'affaire familiale : la location d'un bateau de pêche. En sus de ce travail très physique et peu gratifiant, elle s'inquiète pour son fils qui s'est lancé dans le monde professionnel de la boxe. Une mère dont l'abnégation et le sens du sacrifice forcent l'admiration et la sympathie. Une famille ordinaire, voire plutôt modeste, qui ne manque pas de déchaîner les passions des lecteurs.

Hajime no Ippo, éditions Kurokawa, 6,60€

Yuriko Tsumura est une jeune veuve travaillant extrêmement dur pour prendre soin de ses quatre enfants : Ikuto, Honoka, Aoi et Ichika. Bien que souvent hospitalisée pour raison de santé défaillante, elle ne manque jamais d'une attention ou d'un mot d'encouragement à leur égard et soutient moralement son fils aîné Ikuto qui est attiré par une carrière de styliste. Yuriko est l'incarnation de la mère courage dont la bonne humeur n'est égalée que par son opiniâtreté.

Shine, éditions Nobi Nobi, 6,95€

© Fate/zero © Shinjiro © Nitroplus / TYPE-MOON Edited by KADOKAWA SHOTEN

Irisviel von Einzbern est le premier homoncule à avoir développé des sentiments humains. Si elle a été créée afin de servir de matrice lors de la guerre du Saint Graal, elle dépasse de loin ses fonctions initiales. En effet, sa genèse particulière lui a permis de procréer, de devenir mère, et d'acquérir les sentiments associés à la maternité, renforçant ainsi son humanisme. Tiraillée entre le bonheur familial et la tragédie d'une guerre imminente, elle transmet à sa fille, Illya, son don pour l'alchimie…

Fate Zero, éditions Ototo, 7,99€

© EGREGOR © JAY SKWAR/KIM JAE HWAN, IDP/MEIAN (2018)

Kalina Heartwood est la mère de Foa le héros, mais elle mériterait sa propre série. C'est une des meilleurs chevaliers du Royaume une " égide " de première classe, assignée à la protection de la capitale. Le scénariste français a bien intégré les problématiques de l'hérédité et du destin chères aux mangas. Dans cet univers de dark fantasy, il introduit un personnage qui incarne à la fois une figure épique et un modèle, fait assez rare dans ce médium pour être souligné.

Egregor, édition Meian, 6,95€

© Okura / SQUARE ENIX

Madame Aoyama est une mère au foyer dans une famille japonaise classique. Son mari travaille loin et ne revient qu'un week-end par mois. Perspicace, elle se rend compte que Hiroko, son fils aîné, est attiré par les garçons. Mais l'adolescent éprouve toutes les peines du monde à faire son coming-out, surtout quand son père annonce son souhait de devenir grand-père ou ne pas comprendre la " mode " LGBTQ. Avec tendresse et sincérité, Madame Aoyama, aidé de son second fils, font de leur mieux pour développer dans le foyer une atmosphère bienveillante  afin qu'Hiroko se sente suffisamment à l'aise pour évoquer ses sentiments.

Je crois que mon fils est gay, éditions Akata, 7,55€