Partager cet article

RSS
L'Internaute > Science > Biologie >  Pourquoi... les piqûres de moustique démangent-elles ?
 POURQUOI... 
Janvier 2006

... Les piqûres de moustique démangent-elles ?

Chacun d'entre nous a déjà été pris d'une envie irrésistible de se gratter suite à l'apparition d'un bouton de moustique. Mais pourquoi ces piqûres grattent-elles plus qu'elles ne … piquent ?
Envoyer à un ami|Imprimer cet article

Si les boutons de moustiques gonflent et démangent, c'est à cause de la salive du moustique et de notre système immunitaire.

Quand elle pique, la femelle moustique injecte sa salive et un anticoagulant. En déclenchant une réponse immunitaire, celui-ci est responsable de la démangeaison.
Photo: Phil-cdc

Salive et réactions en chaîne
Lors de la piqûre, la femelle moustique ne fait pas que prélever du sang. Elle injecte également de la salive, contenant un anti-coagulant : celui-ci neutralise nos plaquettes afin que le sang reste liquide et ne bouche pas la trompe de l'insecte.

Mais ce produit provoque aussi une réaction immédiate des mastocytes, des cellules spécialisées situées dans la couche inférieure de la peau. Celles-ci sécrètent notamment de l'histamine, un neuromédiateur responsable d'une démangeaison désagréable. C'est même le meilleur inducteur de démangeaison connu !

L'histamine induit dans le derme une sensation de démangeaison en 30 à 60 secondes pour atteindre un maximum après 2 ou 3 minutes et se dissiper après environ 10 minutes. Voilà pourquoi le bouton démange de plus en plus si on ne se gratte pas.

Se faire mal pour se faire du bien
Mais alors, pourquoi se soulage-t-on en se grattant ? Pour répondre à cette question faisons un petit détour par le système nerveux. Le cerveau reçoit les différentes informations sensorielles provenant de tout le corps. Or, l'information concernant chaque type de sensation est acheminée selon des modalités différentes. Ainsi, la douleur est transmise par la même voie que la démangeaison, mais pas par les mêmes neurones. Cela implique que l'information de douleur et celle de la démangeaison voyagent côte à côte sans s'entremêler.

Cependant, certaines interactions sont possibles. Par exemple, la douleur peut inhiber la démangeaison par une communication entre leurs voies nerveuses au niveau de la moelle épinière. L'information sensitive provoquée par le grattage détournerait le message de démangeaison avant qu'il parvienne au cerveau. Voilà pourquoi l'action de se gratter soulage : en frottant, on engendre une douleur qui peut soulager à merveille la sensation désagréable de démangeaison.

 

 
 Sophie Fleury, L'Internaute
 
Autour du même sujet
Magazine Science
Envoyer|Imprimer
Haut de page
 
 
newsletter
Savoir Voir un exemple
Actualité Voir un exemple
Linternaute Voir un exemple
Toutes nos newsletters