Des forêts tropicales perturbées par des phénomènes internes

 

Une équipe internationale de chercheurs dirigée par le Smithsonian Tropical Institute et coordonnée par Jérôme Chave vient de montrer que les forêts tropicales anciennes servaient bien de puits de carbone. Leurs résultats, publiés par Plos Biology, indiquent que la capacité forestière de stockage de carbone ne dépend pas essentiellement des changements climatiques, mais des phénomènes propres à l'écosystème.
Les scientifiques ont étudié, depuis le début des années 80, plus de 2 millions d'arbres en forêts tropicales appartenant à près de 5 000 espèces différentes. Les observations ont été effectuées sur 12 sites et 3 continents.
Les résultats montrent que leur capacité de stockage en carbone a augmenté ces 20 dernières années, et ce à cause de perturbations internes au milieu subies par le passé. Même si les changements climatiques ne semblent pas avoir eu d'influence ici, ces travaux montrent la complexité du fonctionnement des écosystèmes forestiers et l'importance de lutter pour leur conservation.

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