Sur le chemin des monastères
Dès le IXème siècle, la religion orthodoxe s’est répandue en Bulgarie. Ainsi, on répertorie environ 160 monastères dans tout le pays. L’Église orthodoxe a joué un rôle considérable dans la préservation de la culture et de l’identité bulgare lors de l’occupation ottomane puis sous l’ère communiste. Les monastères furent à la fois des centres religieux et des centres d’enseignement et de conservation de la langue et des traditions bulgares. A cela s’ajoute la préservation de leurs objets d’art religieux, des icônes et des fresques sublimes plusieurs fois centenaires.
Disséminés dans les montagnes, les monastères sont nichés dans des sites naturels magnifiques, propres à la méditation. Le plus connu de tous est le monastère de Rila. Cet imposant monastère, perché dans les montagnes à 1174 m d'altitude, se compose d’une tour-clocher d’origine, d’une église et d’un bâtiment monastique à plusieurs étages. L’église de l’Assomption abrite de remarquables peintures murales, d’anciens manuscrits et la croix de Rila sculptée par un moine pendant douze ans. Un bus vous conduira au monastère en 3h environ depuis la capitale Sofia.
A une trentaine de kilomètre au sud de Plovdiv , au cœur des montagnes Rhodopes , le monastère de Backovo mérite le coup d’œil. Fondé au XIème siècle, il devint bulgare au XIVème siècle. Au XIXème siècle, il fut décoré par Zakhari Zograf, un artiste renommé dans la réalisation de fresques. Dans la bibliothèque du monastère, on a retrouvé des centaines de livres anciens datant pour certains du XIIIème siècle. L’icône de la Vierge fait l’objet d’un culte populaire.
Dans la chaîne des Balkans, le monastère de Troyan date du XVIIème siècle et est dédié à la Vierge. Son église est ornée de fresques réalisées par Zakhari Zograf.
» A noter :
Certains monastères ont reconverti une partie des anciennes cellules de moines en chambre d’hôtes modestes. L’idéal pour se ressourcer au calme !













