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» L’histoire du port Mulberry B
La nécessité de construire de toute pièce des ports artificiels tient au fait que les Alliés ne possédaient pas de port en eaux profondes à proximité des plages du débarquement***. Dans la région, Le Havre et Cherbourg sont les seuls ports en eaux profondes et les Alliés ne prévoyaient d’atteindre Cherbourg qu’une semaine après le débarquement. Or, l’apport massif de matériel, de munitions et d’hommes sur les côtes normandes exigeait un port en eaux profondes, qui puisse permettre un déchargement important sur les côtes. Il fut donc décidé de construire deux ports : un à Vierville-Saint-Laurent pour le déchargement du matériel et des soldats américains (Mulberry A), et l’autre à Arromanches, pour l’armée britannique (Mulberry B).
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Le 19 juin 1944, alors que les deux ports artificiels sont en cours d’achèvement, une violente tempête se lève dans la Manche et durera trois jours. Elle provoquera des dégâts considérables. Le port Mulberry A sera irrécupérable, tandis que celui d’Arromanches, bien qu’endommagé, pourra être réparé. Lorsque la tempête s’arrête, plusieurs centaines de bateaux mélangés avec des débris des jetées flottantes s’amoncellent sur les plages. Les éléments
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Une fois reconstruit, ce port artificiel permettra d’acheminer jusqu’à 9000 t de matériel par jour. Mais le rapide ensablement de ce port ainsi que la remise en service des ports de Cherbourg et du Havre diminuera son rôle. Il n’en restera pas moins une belle réussite technique.
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