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Abbaye de Valloires d'Argoules

Abbaye de Valloires d'Argoules Photo : Alain MICHOT

Un voyage à : Abbaye de Valloires d'Argoules

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Quelle histoire ! L'abbaye cistercienne de Valloires a connu bien des péripéties. Aujourd'hui, c'est un havre de paix pour les touristes mais aussi pour les jeunes qui séjournent à l'année dans le centre médico-social installé dans une annexe de l'abbaye.

Oubliez internet, votre portable (aucun réseau…) et l'accès rapide à Valloires. On n'y accède pas par hasard, on choisit d'y aller.
Et vous ne le regretterez pas! Derrière une épaisse muraille, se dévoile la seule abbaye complète cistercienne du XVIIIe siècle.

Valloires, c'est la nature, l'intimité, l'art et l'histoire réunis dans un édifice hors du temps. L'art cistercien est dépouillé de superflu.

Pas de figuration humaine ou animale sur les chapiteaux et les porches, ni de peinture sur les murs. La spiritualité et la simplicité sont mises en avant dans l'architecture du bâtiment.

Les moines présents dans l'abbaye ne devaient pas être distraits de leur chemin spirituel.

De plus, l'art cistercien prend en compte l'environnement géographique. La forêt aux alentours de Valloires était propice à l'édification de l'abbaye, loin des habitations et des commerces.
Dès 1158, les moines construisent le monastère en harmonie avec les éléments naturels présents : le bois et la pierre, la terre pour produire leur nourriture et l'eau, indispensable à la vie.

Visite de l'abbaye
Vous entrez par la face nord de l'abbaye par un large porche sur une cour verdoyante. Les anciennes écuries, à gauche, sont désormais occupées par l'accueil et les bureaux administratifs. A droite, se trouve la grange construite en 1850 à la place d'un ancien moulin.

A l'époque, un bras de l'Authie traversait la cour pour assurer le bien-être des moines présents.

Au bout de l'allée, se dresse le corps de logis de style Louis XV. La porte de gauche dessert la cuisine actuelle tandis que celle de droite ouvre vers d'anciens parloirs transformés en bureaux.

Le cloître s'articule autour d'un petit jardin à la française. Les quatre galeries comportent huit arcades. Un style sobre mais élégant. A l'extrémité sud-est, vous emprunterez un escalier en pierre qui mène vers l'église.

L'église
L'église est somptueuse, le regard porte directement sur l'orgue à droite tout en bois sculpté. Il occupe tout le fond de l'église du sol au plafond. On y trouve des instruments de musique, deux lions rugissants, des angelots et des enfants, etc.
Une lecture de l'édifice se fait de la gauche vers la droite, du passé obscur vers un avenir meilleur, emprunt de connaissance, pour résumer.

En effet, rien n'est laissé au hasard : chaque figurine a une histoire et un symbole. Les guides vous expliqueront chaque détail avec précision.

En juillet et Août, vous pourrez vous initier au fonctionnement de l'orgue de l'abbaye. Un organiste propose une visite insolite et interactive de cet instrument méconnu.
Malgré la pauvreté des décorations dans l'église, cela ne gâche en rien son esthétisme tout en simplicité.

Observez les anges et angelots en pierre, le métal doré, les statues en stuc ou en papier mâché au plafond.

On rencontre habituellement ce style architectural en Europe centrale.

L'édifice en croix est composé d'une nef à trois travées terminée par un chevet arrondi et une chapelle absidiale. A cet endroit, la voûte s'élève à 16m.

Le maître-autel est en marbre noir et surmonté d'une sorte de palmier en ferronnerie enroulé par des végétaux dorés. Il est tenu par une barre de fer tressée que tiennent deux anges voltigeurs troublants de réalisme en haut de la voûte. Ce chef d'oeuvre de Pfaffenhoffen est le joyau de l'abbaye.

On doit également à l'artiste les statues en bois, en marbre ou en métal, mises en scène dans la stricte religion catholique.

Tout y est symbolique. La grille a été installée au XVIIIe afin de séparer les moines des fidèles assistants aux offices. Cette pièce, réalisée par Veyren, porte différents blasons et un ensemble de fleurs dont des tournesols, symboles d'immortalité.

Le choeur est un ensemble de boiseries représentant des motifs végétaux ou des objets de culte.

Voir l'article et les photos des Jardins de Valloires.

Histoire de l'abbaye
L'abbaye fut fondée au XIIe siècle par Guy II. C'est la 11ème fille directe de Cîteaux et la 83e abbaye cistercienne. Elle voit passer de nombreuses guerres sur les terres picardes. Le monastère est incendié au XVIIe. Faute d'argent, toutes les réparations ne peuvent être effectuées. L'église, qui mesurait 80 m, n'en fait plus que 32. Le clocher s'effondre plusieurs fois. Il faudra attendre 1738 pour que l'architecte Raoul Coignard reconstruise l'abbaye.
Trois artistes s'occupent de la décoration : le baron de Pfaffenhoffen pour les boiseries et la statuaire, le ferronnier Veyren pour la grille et la monstrance eucharistique et le peintre Parrocel pour les toiles.

L'église est consacrée le 5 septembre 1756. Après la révolution de 1789, l'église est dépouillée de ses biens, l'abbaye est vendue à Ambroise-Léopold Jourdain puis à Joseph Leleux qui a pour devise « Prier et travailler ». On appelle sa congrégation les basiliens ; ils s'associent à celle de Saint-Vincent-de-Paul. L'abbaye est revendue en 1906 après la séparation de l'église et de l'Etat un an plus tôt. L'abbaye de Valloires sera sauvée grâce à une équipée d'historiens, d'architectes et de notables qui permettent au monument d'être classé.
En 1922, Thérèse Papillon, ou « la bonne dame de l'Authie », comme l'appelle les anciens, y ouvre un préventorium pour les enfants tuberculeux. Et sauve ainsi Valloires.

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Latitude : 49.66 - Longitude : 2.53

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