United Airlines : indignation après l'évacuation musclée d'un passager

La compagnie américaine est au cœur d'un nouveau scandale, le second en un mois, après avoir expulsé violemment un passager d'un vol en surbooking.

[Mis à jour le 11 avril 2017 à 19h45] "Chez #UnitedAirlines on se demande si les gens sont des clients ou du bétail", lance un tweetos, ce mardi 11 avril, en réaction à la polémique qui enfle depuis que la compagnie américaine a sorti manu militari un passager d'un vol surbooké. "J'espère que le pauvre monsieur qui s'est fait virer sauvagement de #unitedAIRLINES va leur coller un procès mémorable", "Transportés comme des poulets en batterie, tu paies ton billet et tu te fais expulser comme un malpropre pour surbooking" réagissent d'autres internautes. Le "bad buzz" a battu des records avec près de 2 millions de tweets en 24 heures selon Visibrain, outil de veille des médias sociaux. Mais pourquoi un tel tapage ? Filmées par des passagers du vol Chicago-Louisville du dimanche 9 avril, les images sont particulièrement violentes : on y voit des agents de sécurité tirer l'homme en question par les poignets le long du couloir. Plusieurs passagers affirment qu'il aurait ensuite réussi à remonter à bord de l'appareil. C'est ce que montrent les images qui circulent sur Youtube : l'homme d'origine asiatique réapparaît le visage ensanglanté, et répète, visiblement choqué : "I have to go home" ("je dois rentrer chez moi") et prononce même "just kill me" ("juste, tuez-moi").

Un débordement lié à une pratique fréquente : le surbooking. Sachant qu'un certain nombre de personnes ne se présentent pas à l'embarquement le jour J, les compagnies aériennes vendent plus de places que le nombre réellement disponible. C'est ce qui s'est produit sur ce vol United Airlines. Afin de pouvoir embarquer quatre employés attendus à Louisville (Kentucky) pour un vol le lendemain, le transporteur a proposé une nuit d'hôtel, un acheminement via un autre vol ainsi qu'une indemnisation pour inciter des clients à quitter l'avion. Faute de volontaires, des passagers ont été tirés au sort mais l'un deux a résisté, entraînant cette évacuation musclée.

Les autorités chargées du transport à Chicago, dont dépendent les policiers filmés, ont suspendu lundi l'agent concerné, rapportent les médias américains. Après un silence assourdissant les heures qui ont suivi le début de la controverse, le PDG de United Airlines, Oscar Muñoz, a finalement présenté des excuses dans un communiqué du 10 avril. "Il s'agit d'un événement qui nous bouleverse tous ici chez United", a-t-il affirmé. Dimanche 26 mars, la compagnie américaine s'était déjà attirée les foudres des internautes après avoir refusé deux adolescentes en legging sur un vol au départ de Denver (Colorado), jugeant leur tenue inappropriée.

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