DIRECT. Coronavirus en France : le point par région, des chiffres en hausse et un nouveau Conseil de défense

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"DIRECT. Coronavirus en France : le point par région, des chiffres en hausse et un nouveau Conseil de défense"

DIRECT. Coronavirus en France : le point par région, des chiffres en hausse et un nouveau Conseil de défense CORONAVIRUS. Au cours de la semaine 31, le taux de positivité a augmenté de 33%. En conséquence, Emmanuel Macron a annoncé la tenue d'un conseil de défense la semaine prochaine.

Au cours de la semaine 31, le taux de positivité a augmenté de plus de 30% en une semaine. En conséquence, Emmanuel Macron a annoncé sur BFMTv la tenue, "la semaine prochaine" d’un nouveau Conseil de défense sur le Covid-19. "Je recommande la plus grande vigilance", "être masqué systématiquement dans un lieu clos" et "quand on ne peut pas tenir les distances de sécurité, de mettre un masque", a insisté le chef de l'Etat. "Je crois qu'il faut prendre l'habitude de porter ce masque", a-t-il ajouté dans cette interview. Enfin, le président a certifié être "vigilant et mobilisé avec nos scientifiques, avec les membres du gouvernement et nos soignants".

Quelle est l'évolution du coronavirus en France ? Les chiffres

La Direction générale de la Santé l'a confirmé dans son dernier communiqué, la circulation du coronavirus demeure "soutenue" en France. Pour la quatrième semaine consécutive, le nombre de cas quotidiens est en hausse, et 8 203 nouveaux cas ont été confirmés en France en semaine 31 (du 27 juillet au 2 août 2020). Sur cette même semaine, le taux d'incidence a grimpé à +33%, et les jeunes (20-30 ans) sont de plus en plus touchés. Onze départements ont été classés en vulnérabilité modérée et un département reste en vulnérabilité élevée. Face à ces indicateurs inquiétants d'une reprise de l'épidémie de Covid-19, le corps médical exhorte les Français à réagir au plus vite en cette période estivale, propice aux rassemblements. Voici les chiffres clés à retenir dans le nouveau bilan hebdomadaire du 7 août :

  • Le coronavirus se propage de plus en plus en France. Plusieurs indicateurs augmentent entre les semaines 30 et 31 : le nombre de nouveaux cas confirmés de Covid-19 (8 203 soit +33%), le taux de positivité des tests (1,6% contre 1,4%) et l'incidence des cas (le taux d'incidence national est de 12/100 000 habitants et est en augmentation ; 21 départements ont un taux d'incidence supérieur à 10/100 000 en S31). En S31, le taux de dépistage est en augmentation de 14%, avec 783/100 000 habitants (soit 581 779 tests effectués). Par ailleurs, Santé publique France explique que les personnes asymptomatiques représentaient 73% des personnes testées en S31 et étaient en augmentation par rapport à S30 (65%). Enfin, le nombre de cas a augmenté dans l’ensemble des classes d’âge mais l’augmentation est plus importante chez les 15-44 ans indique Santé publique France.
  • Le coronavirus est particulièrement actif dans 21 départements de l'Hexagone, avec des taux d'incidence supérieurs à 10 cas sur 100 000 habitants : la Mayenne (48/100 000 h), Paris (31/100 000 h), la Seine-Saint-Denis (28/100 000 h), le Val-de-Marne (28/100 000 h), la Haute-Savoie (27/100 000 h), les Bouches-du-Rhône (24/100 000 h), le Nord (23/100 000 h), les Hauts-de-Seine (23/100 000 h), l'Essonne (21/100 000 h), le Val-d’Oise (20/100 000 h), la Sarthe (18/100 000 h), la Seine-et-Marne (18/100 000 h), l'Ille-et-Vilaine (18/100 000 h), les Yvelines(17/100 000 h), les Alpes-Maritimes(17/100 000 h), la Meurthe-et-Moselle (17/100 000 h), la Haute-Garonne (16/100 000 h), la Loire (12/100 000 h), le Loiret (12/100 000 h), le Gard (11/100 000 h) et l'Ain (11/100 000 h). 
  • Le nombre de reproduction est aussi en hausse. Le "R effectif" (nombre moyen de personnes infectées par un cas) est de 1,32 selon Santé publique France. Une estimation en baisse par rapport à la semaine passée. Les R effectifs régionaux sont "significatifs" dans plusieurs régions : en Ile-de-France, en Auvergne-Rhône-Alpes, en Bretagne, en Centre-Val de Loire, dans le Grand-Est, les Hauts-de-France, l'Occitanie et la Provence-Alpes-Côte d’Azur, mais aussi en outre-mer : en Guadeloupe et en Martinique.
  • Le nombre de clusters est à la hausse, notamment en milieu familial élargi et lors de rassemblements. 91 nouveaux foyers de contamination ont été recensés en S31. Selon le point de Santé publique France, le nombre de clusters dépasse la situation à la levée du confinement en France. Parmi les 609 clusters identifiés, le milieu familial élargi (plusieurs foyers) et les événements publics/privés rassemblant de manière temporaire des personnes restent les types de collectivités les plus représentés (21%), avec les établissements de santé (ES) (17%) et les entreprises hors ES (22%).
  • Les taux hebdomadaires de décès (pour 100 000 habitants) restent stables entre les semaines 30 et 31 dans toutes les régions à l’exception de la Guyane où ils diminuent : 0,36/100 000 h en S31 contre 1,79/100 000 h en semaine 30.

Carte. Où sont situés les nouveaux cas de coronavirus en France ?

Santé Publique France est attentif à un indicateur qui permet de suivre l'évolution du Covid-19 en France : le taux d'incidence. Plus solide que le taux de positivité des tests qui donne un aperçu à un instant T, ce taux représente le nombre de nouveaux cas de coronavirus diagnostiqués par test PCR "survenus sur les 7 derniers jours dont les données sont consolidées", rapporté au nombre d’habitants. Le seuil d'alerte a été fixé à 50 pour 100 000 habitants. L’incidence hebdomadaire atteint les 9 cas / 100 000 habitants, selon le bilan du mardi 28 juillet. La carte ci-dessous rend compte de la situation dans tous les départements français.

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En direct

18:00 - L'interdiction des rassemblements de plus de 5 000 personnes fera l'objet d'un réexamen prochainement

[Fin du direct] Le ministère de la Culture, a fait savoir à l'AFP que "la règle de l'interdiction des rassemblements de plus de 5 000 personnes, sauf autorisation préfectorale, fera l'objet d'un réexamen très prochainement, au regard de l'évolution de l'épidémie."

17:30 - Yannick Gottwalles : "je suis inquiet pour la suite des événements"

Yannick Gottwalles, directeur des urgences de l’hôpital Pasteur de Colmar, a confié à France3 : "je suis inquiet pour la suite des événements car c’est un virus qui nous a habitués à être dans l’inconnu et malheureusement on le reste pour l’instant."  Le médecin craint une "recrudescence pour la rentrée et peut-être même avant." "On est peut-être mieux armé pour les procédures, l’organisation, le matériel (en tout cas en partie), mais on n’est pas prêt sur le plan humain de recevoir une deuxième vague de plein fouet au même titre que la première parce qu’on n’est pas prêt physiquement", a-t-il concédé.

17:00 - Le masque obligatoire dans les rues de Rennes

Nathalie Apparé, maire de Rennes, a annoncé l’obligation de porter le masque dans les rues du centre-ville de Rennes, mais également sur les marchés de plein air et dans les parcs et jardins. Sur Twitter, l’édile socialiste a écrit : "Ensemble, soyons tous responsables pour combattre l'épidémie."

16:40 - Les vacanciers réservent au dernier moment et en fonction des clusters

Selon le site Weekendesk, de réservation de séjours, 40% des commandes ont été effectuées six jours avant le départ. Véronique Brizon, directrice générale d’ADN Tourisme, a déclaré à 20Minutes : "Nous constatons une vague de réservations de dernière minute. Les vacanciers attendent d’abord de voir comment évolue la crise." Une constatation confirmée par Brigitte Hidalgo, directrice des opérations chez Weekendesk : "Avec le Covid-19, nous constatons cette tendance un peu partout en Europe."

16:20 - De nouveaux drives de dépistage à Toulouse

En Haute-Garonne, le taux d’incidence est de 15,5 cas pour 100 000 habitants. L’ARS et le préfet de région Occitanie ont décidé de renforcer le dispositif de drives sur Toulouse. Les sites, sont les suivent :

  • Allées Jules Guesdes : drive piéton uniquement
  • Parking du stade de la base verte des Argoulets
  • Place Carré de la Maourine (Borderouge)
  • Place Martin-Luther-King (Bellefontaine)

16:00 - Qui sont les anti-masques ?

Rudy Reichstadt, le directeur de Conspiracy Watch, a analysé pour FranceInfo le mouvement anti-masques et ses adhérents. Ce mouvement "est né en réaction aux consignes gouvernementales obligeant le port du masque. Donc, à des réactions qui sont jugées liberticides, tout comme le confinement était jugé liberticide." Selon ce spécialiste, "on voit les mêmes acteurs qui s'agitaient il y a quelques semaines pour expliquer que le confinement était une première étape vers une dictature et que l'étape ultime serait la dictature vaccinale." Leur objectif est "d'hystériser le débat", a-t-il expliqué. Rudy Reichstadt a ajouté : ils essayent "d'installer une dramaturgie dans laquelle on aurait des gouvernants psychopathes qui chercheraient à nous assassiner pour le plus grand profit des laboratoires pharmaceutiques, du nouvel ordre mondial, de ce que vous voulez."

15:31 - Pas de réouverture prochaine des établissements de nuit

Alain Griset, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, chargé des petites et moyennes entreprises, a annoncé sur LCI que son objectif est d’avoir "le feu vert des autorités de santé pour une réouverture" prochaine des établissements de nuit. "Pour l’instant, il n’y a même pas de perspectives de réouverture", a-t-il concédé, "tant que le Conseil scientifique et le Conseil de défense ne donnent pas le feu vert, nous n’allons pas pouvoir leur permettre de rouvrir."

15:10 - Le port du masque obligatoire dans certains quartiers de Marseille

A compter de samedi, le port du masque sera obligatoire dans plusieurs quartiers de Marseille, notamment autour du Vieux Pour et Cours Julien. La mairie va lancer une campagne d’information et "la police municipale sera mobilisée aux côtés de la police nationale pour assurer le respect de cette obligation", a indiqué un communiqué.

14:50 - Une société française développe un distributeur de masques

Dans une clinique de Castres (Tarn), un prototype de distributeur de masques sans contact a été installé. La société Benne SA, spécialisée dans la production de convoyeur, est à l’origine de cet outil. Son directeur général, Thibault Benne, a détaillé sur France 2 : "Un, je passe la main devant le capteur sans toucher la machine, deux il me dit de présenter la carte pour acheter un masque FFP2, je passe la carte […] et là la machine vient me délivrer un masque, toujours sans contact." L’entreprise espère maintenant passer en phase d’industrialisation afin d’équiper les lieux publics.

14:30 - Bordeaux : les passagers en provenance d'Algérie, Israël et Turquie doivent présenter un test négatif

A compter du 16 août, les passagers en provenance d'Algérie, Israël et Turquie devront présenter un test négatif — datant de moins de 72 heures — avant d’embarquer vers l'aéroport de Bordeaux. Dans le cas contraire, les passagers "devront se soumettre à un test PCR à l’aéroport à leur arrivée en France. En cas de refus, la préfète de la Gironde notifiera un placement en quarantaine", a indiqué la préfecture de Gironde.

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Combien de cas et de morts du coronavirus en France ? Dernier bilan

Le dernier bilan quotidien de l'épidémie de coronavirus a été communiqué jeudi 6 août par le ministère de la Santé. Si le nombre de nouveaux cas diagnostiqués est en augmentation, celui des hospitalisations est en baisse, mais celui des patients transférés en réanimation augmente. Voici les derniers chiffres :

  • 195 633 cas confirmés par PCR, soit 1 604 de plus
  • 30 312 décès au total
  • 19 806 décès à l'hôpital, soit 9 de plus
  • 10 515 décès en Ehpad (bilan du 28 juillet)
  • 5 060 hospitalisations en cours, soit 141 de plus
  • 390 personnes en réanimation, soit 21 de plus
  • Taux de positivité des tests : 1,6%
  • 175 clusters en cours d'investigation, soit 14 de plus
  • 14 départements en situation de vulnérabilité : Paris, Nord, Val-d'Oise, Ille-et-Vilaine, Mayenne, Haute-Savoie, Haute-Garonne, Gironde, Guyane, Mayotte, Hauts-de-Seine, Saine-Saint-Denis, Val-de-Marne et les Bouches du Rhône.

NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie.

Faut-il s'attendre à un reconfinement en France ?

Alors que le regain d'activité du coronavirus en France inquiète, la question de l'arrivée d'une seconde vague épidémiologique, qu'elle touche l'ensemble du territoire ou seulement quelques zones, se pose de plus en plus. Et avec elle, les craintes de nouvelles restrictions des libertés de circulation. Pour enrayer la propagation du virus, le gouvernement n’exclut d'ailleurs pas un reconfinement partiel et la fermeture de certains bars. Mi-juillet, le Premier ministre Jean Castex a évoqué l’idée de nouvelles mesures contraignantes, mais il a insisté sur la volonté du gouvernement de limiter les conséquences d’une telle mesure sanitaire. "Ce qu’il faut éviter par-dessus tout, c’est le reconfinement général" qui serait "catastrophique" d'un point de vue économique et social. En cas de reconfinement, il s’agirait d’établir "des reconfinements très localisés", c'est-à-dire par villes ou zones délimitées. "Nous nous adapterons", a assuré Jean Castex, dans un entretien publié par Nice Matin. "Même si le nombre de cas repart à la hausse, les tests positifs restent dans des moyennes basses par rapport aux pays qui nous entourent. Et les hospitalisations restent à un niveau maîtrisé. (...) La priorité, c’est encore et toujours la prévention", a-t-il ajouté. 

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