Coronavirus en France : menace Omicron, vaccination des enfants... De nouveaux enjeux

"Coronavirus en France : menace Omicron, vaccination des enfants... De nouveaux enjeux"

Coronavirus en France : menace Omicron, vaccination des enfants... De nouveaux enjeux COVID. Alors qu'Omicron a été détecté sur le territoire, l'exécutif mise sur la campagne de rappel pour essayer de freiner la 5e vague de l'épidémie, alors que la réflexion sur la vaccination des enfants s'accélère.

  • La flambée de l'épidémie de Covid-19 se poursuit en France. Les derniers chiffres de Santé publique France, communiqués ce lundi 29 novembre, affichent une moyenne sous sept jours de 29 727 nouvelles contaminations, contre 29 297 la veille. Ce sont 11 248 cas environ de plus que la semaine dernière. Le taux d'incidence national est désormais de 292,13 nouvelles contaminations pour 100 000 habitants. Le bilan détaillé en bas de cette page.
  • Un premier cas positif à Omicron a déjà été détecté en France, sur l'île de la Réunion, seulement quelques jours après la révélation de l'existence de ce variant. Plusieurs autres contaminations "possibles" sont toujours à l'étude.
  • Après un feu vert de l'Agence européenne des médicaments sur la vaccination des 5-11 ans, la Haute autorité de Santé a rendu un avis rendu ce 30 novembre. Elle recommande au gouvernement d’"élargir" la campagne aux enfants qui ont un risque de faire forme grave du Covid-19. Pour les autres, elle préconise d'attendre. Des suggestions qui relancent le débat de la vaccination des plus jeunes enfants en France.
  • Face au variant Omicron du Covid-19, le ministère des Solidarités et de la Santé, qui a qualifié la nouvelle mutation du Covid d'"hautement transmissible", a décidé la mise en place d'un nouveau protocole sanitaire. "Toute personne contact à risque d'un cas possible ou d'un cas confirmé du variant B1.1.529, indépendamment de son statut vaccinal, doit être considérée comme contact à risque élevé et doit ainsi être placée en quarantaine." Cette mesure concerne même les personnes vaccinées.
  • Un vaccin contre le variant Omicron ? C'est ce qu'a annoncé, ce lundi, le laboratoire Pfizer. Le PDG de Pfizer, Albert Bourla s'est donné 95 jours pour trouver "le nouveau vaccin".
En direct

13:16 - L'ouverture de nouveaux centres de vaccinations s'accélère sur le territoire français

Comme promis par le gouvernement, de nouveaux centres de vaccination se déploient dans de nombreuses villes de France, afin de palier le manque de créneaux de rappels. Ainsi, dès cette semaine, deux nouveaux centres de vaccination ouvriront dès ce jeudi 2 décembre à Rennes. A eux deux, ils pourront effectuer 15 500 vaccinations par semaine.

13:03 - L'EMA pourrait bientôt autoriser un vaccin ciblant le variant Omicron

Emer Cooke, directrice exécutive de l'Agence européenne des médicaments (EMA), a annoncé que le gendarme européen du médicament pourrait autoriser, dans un délai de 3 à 4 mois, des vaccins ciblés contre le nouveau variant Omicron. Devant le Parlement européen, elle a bien précisé que rien n'indiquait aujourd'hui la possible nécessité de vaccins de s'adapter à ce nouveau variant. Cependant, l'EMA se prépare tout de même à cette éventualité.

Pendant sa prise de parole, Emer Cooke a également souligné que, "même si ce nouveau variant se répand plus largement, les vaccins que nous avons continuerons de conférer une protection".

12:44 - Ille-et-Vilaine et Bretagne : le port du masque redevient obligatoire dans certains lieux en extérieur

Emmanuel Berthier, préfet d'Ille-et-Vilaine et de Bretagne vient d'annoncer, au cours d'une conférence de presse, le retour du port du masque en extérieur dans plusieurs lieux. Sont notamment concernés le centre-ville de Rennes et, le week-end, les rues de Saint-Malo intra-muros.

12:11 - Un protocole sanitaire renforcé "en cours d’élaboration" à la Réunion

Après la découverte d'un premier cas positif au variant Omicron sur l'île de la Réunion, la préfecture de l'île et l'Agence Régionale de Santé (ARS) ont indiqué dans un communiqué qu'un "protocole sanitaire renforcé est en cours d'élaboration", sans donner, pour l'heure, plus de détails sur ledit protocole. Le communiqué précise cependant que "le dispositif de test systématique des passagers des vols régionaux sera renforcé par des tests antigéniques permettant d’obtenir un résultat immédiat et d’isoler les cas positifs par arrêté préfectoral". 

Les mesures à venir s'ajouteront à celles déjà en place et citées dans le communiqué, à savoir la "suspension des vols en provenance de l’Afrique du Sud déjà effective depuis le 27 novembre et renouvelée jusqu’au 1er décembre" (dans le cadre de la lutte contre le variant Omicron),  le renforcement des "dispositifs de contrôle à l’arrivée des vols régionaux", le conditionnement du "nombre des vols et des voyageurs aux capacités de tests systématique de tous les voyageurs (vaccinés et non vaccinés relevant des motifs impérieux)" et l'augmentation des tests salivaires RT-PCR "à la sortie de l'avion". 

11:32 - La HAS préconise la vaccination des enfants à risque de faire une forme grave

L'avis de la Haute autorité de santé (HAS) est tombé ce mardi 30 novembre, cinq jours après le feu vert donné par l’Agence européenne des médicaments à l’immunisation des 5-11 ans avec le vaccin Pfizer. Si la HAS préconise d'"élargir, dès à présent", la vaccination aux enfants à risque de forme grave, elle conditionne la généralisation de la vaccination à tous les 5-11 ans à une série d'"auditions de parties prenantes" et au résultat d’études attendues dans les prochaines semaines. Un tiers de la dose adulte leur serait administré. Ces questionnements relancent le débat sur la généralisation - ou non - de la campagne de vaccination aux 5-11 ans.

Pour rappel, sur les 5,77 millions d’enfants de 5-11 ans vivant en France, 1 284 ont été hospitalisés après un Covid-19, 226 ont dû être placés en soins critiques et trois sont morts. Par ailleurs, la Haute autorité de santé a identifié un groupe de pathologies particulièrement sensibles (nommément : cardiopathie congénitale, maladie hépatique chronique, maladie cardiaque ou respiratoire chronique [dont l’asthme sévère], maladie neurologique, immunodéficience pathologique ou induite par médicament, obésité, diabète, hémopathie maligne, drépanocytose, trisomie 21) touchant au total 364 000 enfants, soit 6,3 % de l’ensemble, mais cumulant 21 % des formes sévères de la maladie.

11:07 - "Il ne faut pas se tromper d'ennemi", martèle Arnaud Fontanet à propos du variant Omicron

Si le monde entier a les yeux rivés sur le variant Omicron, son évolution, sa potentielle résistance aux vaccins et plus forte virulence, le Professeur Arnaud Fontanet a appelé à "ne pas se tromper d'ennemi", ce matin sur Franceinter. L'épidémiologiste, bien qu'il reconnaisse qu'Omicron "est un variant inquiétant", "il ne faut pas se tromper d'ennemi, pour l'instant il s'agit du variant Delta [...] Gardons Omicron pour la suite", a-t-il conclut.

10:58 - Le scénario d'un pic épidémique en janvier tend à se confirmer

Sur Franceinter, le Pr Arnaud Fontanet a qualifié de "plausible" le scénario selon lequel un pic épidémique surviendrait en janvier prochain : "Il faut d'abord lutter contre Delta, en forte poussée sur territoire français. Si on ne fait rien [de plus], on doit s'attendre à un pic épidémique en janvier [2022] et à des niveaux d'hospitalisation à 2 500 admissions par jour, du niveau de la deuxième vague", a-t-il alerté.

10:44 - La vaccination et le rappel peuvent "prévenir" le pic de la 5e vague

Selon le Professeur Arnaud Fontanet, invité de Franceinter ce mardi 30 novembre, le bon taux de vaccination en France, doublé de la dose de rappel, pourrait "tout à fait aplatir et prévenir ce pic de la cinquième vague".

10:37 - 6 personnes à table à Noël ?

Sur Franceinter, le Professeur Arnaud Fontanet a suggéré plusieurs préconisations afin de passer les fêtes de fin d'année sereinement. Pour l'épidémiologiste, au-delà de "diminuer nos contacts de 10%" minimum pour réduire les contaminations, il suggère qu'il n'y ait "pas trop de personnes à table, plutôt six que douze". Pas question, en revanche, "de dire de retourner à un couvre-feu ou confinement".

Ces recommandations du spécialiste en épidémiologie des maladies infectieuses et tropicales tombent dans un contexte où les "projections d'un pic en janvier" incitent à accentuer "la période d'efforts" pendant les "fêtes de fin d'année".

09:47 - Le taux d'admissions à l'hôpital 29 fois plus faible chez les plus de 80 ans ayant reçu un rappel

A partir de données de la Drees (Direction de la Recherche, des Études, de l'Évaluation et des Statistiques), le fondateur de Covidtracker et Vite ma dose Guillaume Rozier a souligné l'efficacité de la vaccination et du rappel. Chez les plus de 80 ans, il souligne que le taux d’admissions à l’hôpital est six fois plus faible chez les personnes ayant reçu une dose de rappel, par rapport à celles ayant un schéma complet (deux doses ou une dose après avoir déjà été infecté par le Covid) et 29 fois plus faible par rapport aux non vaccinés. Même constat chez les 60-79 ans, chez qui le rappel rend le taux d'admissions à l'hôpital 27 fois plus faible que chez les non-vaccinés et 8 fois plus faible que chez les vaccinés ayant un schéma complet. Chez les 40-59 ans, le son de cloche est le même : réduction du taux d’admission de 13 fois pour les vaccinés et 52 fois pour ceux ayant reçu une dose de rappel.

Le data scientist indique également qu'en-dessous de 39 ans, "le nombre de personnes ayant reçu une troisième dose est trop faible (il suffit donc d’1 admission chez les personnes ayant reçu un rappel pour faire exploser la courbe), difficile d’interpréter les données."

09:20 - Les épidémiologistes se mobilisent pour convaincre les Français de l'importance du rappel

Dans la même veine que Gabriel Attal, le Professeur Arnaud Fontanet a rappelé sur Franceinter que la France était confrontée à une cinquième vague due au variant Delta. "Pour l’instant notre ennemi, c’est le variant Delta", a martelé l'épidémiologiste - variant contre lequel dépistage, vaccination, rappel et gestes barrières sont efficaces. Selon lui, "les armes que l’on va utiliser contre le variant Delta sont des armes qui seront aussi efficaces contre le variant Omicron".

09:14 - Gabriel Attal appelle au rappel

Le porte-parole du gouvernement a exhorté les Français à se faire administrer un rappel, afin de lutter contre le variant Delta, responsable de la 5e vague dans le pays. Rappelant que "la cinquième vague à laquelle on est confronté aujourd'hui, celle qui fait 30 000 cas par jour en moyenne, avec encore une fois une augmentation fulgurante qu'on constate chaque jour, c'est une vague de variant Delta". "Aujourd'hui, le risque, c'est le variant Delta", a-t-il martelé pour ceux qui ont déjà le regard tourné vers Omicron et vers des questionnements sur l'efficacité des vaccins sur ce nouveau variant. "Il faut faire le rappel" vaccinal, a-t-il conclu.

08:57 - "On attend d'autres cas possibles [positifs au variant Omicron], y compris dans les prochaines heures"

Sur Europe 1, Gabriel Attal a alerté : "On a une vigilance absolue. On attend d'autres résultats de cas possibles y compris dans l'Hexagone dans les prochaines heures". 

08:54 - "Il n'est pas prévu de fermer les frontières", assure Gabriel Attal

Sur Europe 1 ce 20 novembre, le porte-parole du gouvernement s'est voulu rassurant : pour l'exécutif, hors de question de "fermer les frontières", malgré la découverte du variant Omicron sur le territoire français et la 5ème vague qui déferle sur le pays. "En revanche, on peut avoir des mesures pour renforcer notre capacité à tester aux frontières", a proposé Gabriel Attal.

08:51 - L'homme positif au variant Omicron possède six personnes contact à risque

Invité d'Europe 1 ce mardi 30 novembre, Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, a révélé que l'homme de 53 ans identifié comme le premier cas positif au variant Omicron en France possédait six personnes contact à risque

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Quel est le dernier bilan du coronavirus en France ?

Selon les dernières données de Santé publique France, communiquées lundi 29 novembre, la moyenne sur sept jours est passée 29 727, contre 29 297 hier. Ces dernières 24 heures, 103 personnes sont décédées des suites du Covid-19 à l'hôpital, ce sont 80 de plus qu'hier et 9 de plus que lundi dernier. Dans les hôpitaux, la situation continue de s'aggraver. En 24 heures, 1 043 nouveaux patients ont été admis, soit 819 de plus qu'hier, et 178 de plus que lundi dernier. Voici le bilan détaillé : 

  • 7 628 327 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 8 279 de plus
  • 119 016 décès au total (Ehpad compris), soit 122 de plus
  • 92 085 décès à l'hôpital, soit 103 de plus
  • 26 931 décès en Ehpad, soit19 de plus
  • 9 860 personnes actuellement hospitalisées, soit 479 de plus
  • 1 749 personnes actuellement en réanimation, soit 117 de plus
  • 1 043 nouveaux admis à l'hôpital (+819) et 253 en réanimation (+211)
  • 435 531 personnes sorties de l'hôpital, soit 412 de plus
  • Taux de positivité des tests : 5,62%, soit 0,12 point de plus
  • Taux d'incidence : 292,13 cas/100 000, soit 20,84 point de plus
     

Quelle est la situation du coronavirus en France ?

Selon le dernier point épidémiologique de Santé publique France (SPF), publié jeudi 25 novembre, "la circulation du SARS-CoV-2 s’est fortement accélérée sur l’ensemble du territoire métropolitain et la hausse des nouvelles hospitalisations et des admissions en soins critiques s’est accentuée". En moyenne, 18 520 cas étaient diagnostiqués chaque jour et le taux d'incidence dépassait les 150 cas positifs pour 100 000 habitants dans toutes les régions, excepté en Bretagne (141) et en Normandie (120).

  • En métropole, le taux d’incidence augmente en semaine 45 et passe à 193 nouveaux cas pour 100 000 habitants (vs 125 en S45, soit +55%). Le taux de dépistage était de 3 948/100 000 (+18% par rapport à la S45). Le taux de positivité aux tests était en hausse (4,9%, vs 3,7% en S45). Le taux d’incidence corrigé était en forte augmentation dans toutes les classes d’âge : les taux les plus importants étaient observés chez les 30-39 ans (268, +48%), les 40-49 ans (225, +54%) et les 20-29 ans (217, +44%).
  • Le nombre d’hospitalisations en hausse. Les indicateurs par date d'admission faisaient état de 2 899 nouvelles hospitalisations en S46 (+20% par rapport à S45, où 2 409 nouvelles hospitalisations étaient dénombrées) et 664 nouvelles admissions en services de soins critiques (+16% par rapport à S45, où 572 patients Covid étaient admis en soins critiques).
  • Le variant Delta du coronavirus est toujours majoritaire en France, identifié à plus de 99% par séquençage lors des dernières enquêtes Flash.
  • La vaccination contre le Covid-19 progresse encore : au 23 novembre, la couverture vaccinale à partir de vaccin anti-Covid était estimée à 77,1% de la population pour au moins une dose, de 75,5% pour une vaccination complète. Chez les 65 ans et plus, 35,5% d'entre eux s'étaient fait injecter une dose de rappel.

Carte du coronavirus en France

Suivez l'évolution du coronavirus dans votre commune grâce à la carte ci-dessous. Cliquez sur un département pour afficher la liste des communes. Retrouvez aussi tous les détails sur cette cartographie et le point complet par ville et par département dans notre article sur la carte du Covid en France

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Depuis la mi-octobre 2020, Santé publique France communique les données d'incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) à l'échelle des communes. Les chiffres sont à ce stade communiqués selon une échelle (10 , 20, 50, 150, 250, 500, 1000 cas pour 100 000 habitants). Les données sont exprimées sur une semaine glissante, ce qui signifie qu'elles sont calculés un jour J à partir des tests réalisés entre 3 et 9 jours précédemment. Pour accéder aux informations relatives au coronavirus dans votre commune, saisissez son nom dans le moteur de recherche ou cliquez sur son département d'appartenance dans la carte ci-dessous.

Pour rappel, le taux d'incidence correspond au nombre de nouveaux cas de Covid-19 sur une période d'une semaine, par rapport à la population totale d'un territoire (pays, région, département ou commune). Cet indicateur s'exprime généralement en nombre de cas pour 100 000 habitants. Le taux de dépistage donne quant à lui le nombre de personnes ayant réalisé un test de dépistage du coronavirus sur le nombre total d'habitants,  au cours de la période. Il est lui aussi exprimé le plus souvent sur 100 000 habitants. Enfin, le taux de positivité des tests livre le pourcentage de tests positifs au coronavirus, rapporté au nombre total de tests effectués sur la période.

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