DIRECT. Coronavirus en France : le Covid menace encore ! Le cri d'alerte des experts

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DIRECT. Coronavirus en France : le Covid menace encore ! Le cri d'alerte des experts CORONAVIRUS. Le Conseil scientifique s'inquiète d'un probable rebond et d'un nouvel événement semblable au rassemblement dévastateur de Mulhouse dans les prochaines semaines. "L'affaire n'est pas terminée", insiste le professeur Juvin.

Faut-il se préparer à une 2e vague ?

Après Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, c'est au tour d'une autre personnalité de premier plan d'alerter très sérieusement sur la possibilité que la France ne soit confrontée, dans les prochaines semaines, à une deuxième vague de coronavirus. Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, a pris la parole dans plusieurs médias, répétant son inquiétude face à deux éléments majeurs : la reprise vigoureuse de l'épidémie dans l'hémisphère sud (Amérique du Sud, Afrique du Sud, Australie), actuellement en hiver austral, et le relâchement assez visible du respect de la distanciation sociale en France. Face à ce constat, "on ne voit pas comment on éviterait un retour du virus dans l’hémisphère Nord à l’automne, donc une possible deuxième vague en octobre-novembre", estime le président du Conseil scientifique, interrogé par Le Monde. Et d'ajouter, plus explicitement : "Il faut que tout le monde comprenne que – sans même parler de la deuxième vague – nous sommes à la merci d’une reprise en France. Auprès de LCI, le professeur Philippe Juvin, chef du service des urgences de l'hôpital Pompidou à Paris abonde : "On a du mal nous en France à apprendre de nos erreurs, c'est très français. Pourtant, l'affaire n'est pas terminée". Et d'jouter : "Les vacances arrivant, il me semble important de maintenir en état notre organisation et faciliter le testing des gens".

Auprès du Monde, Jean-François Delfraissy redoute, dans ce contexte, la formation d'un "super cluster" non maîtrisé, comme ce fut le cas à Mulhouse en février dernier, point de départ d'une épidémie qui a fortement endeuillé la région Grand Est. "Il faut que tout le monde comprenne que - sans même parler de la deuxième vague - nous sommes à la merci d’une reprise en France. On le sait maintenant : il suffit qu’il y ait un supercontaminateur dans une assemblée et ça repart comme à Mulhouse", avertit le spécialiste, évoquant ces cas inexpliqués de personnes particulièrement contagieuses. 2 500 fidèles venus des quatre coins de l'Hexagone avaient répondu présent, comme chaque année, à l'appel de l'Église évangéliste dans la préfecture du Haut-Rhin et selon une enquête de Radio France, ce rassemblement avait provoqué la contamination d'au moins 1 000 personnes. Face à ces inquiétudes, le Premier ministre Jean Castex a tout récemment fait savoir qu'"un plan de reconfinement ciblé" était prêt, mais qu'un reconfinement généralisé comme au mois de mars, avec des "conséquences terribles, économiques, humaines", était exclu.

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13:10 - Un cluster sur cinq est lié au milieu professionnel

20% des clusters identifiés, depuis fin mai, sont liés à des milieux professionnels, notamment des abattoirs et des usines agroalimentaires. "Le milieu professionnel est le plus favorable pour cette épidémie. Surtout les milieux clos et humides, avec des systèmes de renouvellement d'air qui favorisent le brassage et l'exposition d'un plus grand nombre de personnes au virus", a expliqué au Parisien Michèle Legeas, enseignante à l'EHESP et spécialiste de l'analyse et de la gestion des situations à risques sanitaires. Mircea T. Sofonea, maître de conférences en épidémiologie à l'université de Montpellier, a complété : "Les abattoirs se trouvent dans un contexte remarquable, avec une proximité des salariés, un environnement favorable aux températures fraîches, qui engendrent une stabilité des particules virales." Les open spaces peuvent aussi constituer des sites de contamination au Covid-19. "On a des personnes qui se côtoient 8 heures par jour, tous les jours. Beaucoup de mesures barrière ne sont que peu facilement applicables", a analysé Mircea T. Sofonea. Selon cette dernière, "il y a des clusters identifiés comme intra-entreprises mais qui sont en fait des signaux de contaminations de salariés à l'extérieur." La spécialiste a détaillé : "Si les gens sont plusieurs à se retrouver en terrasse, lors événements contribuant à faire circuler le virus, et retournent au travail trois jours plus tard, ils peuvent créer un cluster professionnel sans qu'il y ait eu de contamination sur le lieu de travail."

12:50 - Saint-Denis : une personne présente au Conseil municipal testée positive

La mairie de Saint-Denis (93) a annoncé qu’une personne présente au Conseil municipal du 4 juillet dernier a été testée positive au Covid-19. Le sujet a présenté des premiers symptômes dans la nuit du 6 au 7 juillet. La Caisse primaire d'assurance maladie a entamé une enquête pour identifier les "cas contacts", remontant à 48 heures avant cette date. Si le Conseil municipal a été organisé "dans le strict respect des règles sanitaires en vigueur actuellement", des tests diagnostics seront proposés aux élus et agents municipaux présents.

12:30 - La Réunion : l'ARS met en garde contre "la hausse du nombre de cas autochtones"

Jean-François Chièze, directeur de la veille sanitaire à l'ARS de La Réunion a mis en garde, ce jeudi, contre "la hausse du nombre de cas autochtones". Selon lui, cette augmentation "montre un relâchement de la population" et "ce relâchement se constate notamment quand il s’agit d’aller faire les courses." Il a rappelé qu’il "faut à nouveau appliquer d’urgence les gestes barrières et porter un masque." Pour éviter la propagation du virus, l’ARS prévoit un dépistage massif des Réunionnais. "A l’occasion d’un marché ou d’un rassemblement, les Réunionnais pourront se faire tester sous une tente", a indiqué le médecin. L’objectif est de "savoir si ces cas autochtones sont des cas de circulation du virus ou des cas isolés".

12:00 - La Seine-Saint-Denis est le territoire le plus touché par le Covid-19

La Seine-Saint-Denis est désormais le département le plus touché par le coronavirus, devant les Hauts-de-Seine (631) et le Val-de-Marne (546). En date du mercredi 8 juillet 2020, la Seine-Saint-Denis comptait 633 hospitalisations, dont 56 en réanimation — au plus fort de l’épidémie, 1 619 personnes étaient hospitalisées —. Trois nouveaux décès ont été enregistrés, portant le bilan à 993 décès depuis le début de l’épidémie.

11:40 - Une campagne de dépistage massive en Mayenne

En Mayenne ces dernières jours six foyers de contamination ont été identifiés. Afin de stopper la progression du virus, un plan de dépistage massif du Covid-19 sera lancé la semaine prochaine dans le département. "Nous allons tester l'ensemble des Mayennais par étapes. Nous allons cibler la semaine prochaine les habitants de Laval et de la commune voisine de L'Huisserie, puis le sud du département et à la fin l'ensemble des Mayennais", a annoncé, en conférence de presse, Jean-Jacques Coiplet, directeur général de l'Agence régionale des Pays de la Loire. Sur BFMTv, Olivier Richefou, président du Conseil départemental de la Mayenne, a complété : "L’idée est de tester le plus possible afin d'isoler ces personnes et afin de casser les éventuelles transmissions de virus." Pour participer à la campagne de dépistage, "l’assuré social présentera le courriel ou le courrier reçu au laboratoire où il aura pris rendez-vous auparavant et qui vaudra prescription", a indiqué Thomas Bouvier, sous-directeur de la CPAM de Loire-Atlantique.

11:20 - Vers une rentrée scolaire "plus normale qu’au mois de juin" ?

 Dans un entretien accordé au Monde, Jean-François Delfraissy, président du Conseil Scientifique Covid-19, a indiqué que d’ici quelques jours le "Haut Comité de la santé publique" va rendre un avis sur le retour à l'école en septembre. Sans entrer dans les détails, le professeur a expliqué que la "rentrée sera plus normale qu’au mois de juin mais avec, quand même, un certain nombre de mesures. Elles seront plus souples que celles mises en place lors de la reprise de l’école à la mi-mai, puis au mois de juin, parce que les connaissances ont évolué." "On sait désormais que les enfants sont finalement davantage contaminés par les adultes qu’ils ne contaminent eux-mêmes les adultes", a-t-il illustré.

11:00 - La situation en région Grand Est est stable

Christian Rabaud, infectiologue du CHRU de Nancy, a affirmé sur FranceBleu que "dans l’ensemble du Grand Est actuellement, la situation reste parfaitement stable." "Il y a toujours des nouveaux cas mais en nombre faible et sans pression sur l’hôpital", a-t-il complété. Concernant une seconde vague, "rien ne permet de penser qu'elle n'existera pas. Moins de 10% des gens ont des anticorps, le virus circule toujours donc la possibilité de rebond existe", a analysé l’infectiologue. Selon lui, "le moment où elle va arriver et l'intensité de cette 2ème vague sont des choses que l'on peut, pour partie maîtriser", notamment grâce aux gestes barrières.

10:40 - Eric Caumes : le Covid-19 "recommence à circuler depuis quelques jours"

Invité sur Europe 1, Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, a réagi à la présence du virus dans les eaux usées parisiennes. Selon lui, "ça permet d’avoir une idée du degré de circulation du virus dans une population donnée. Si on se réfère aux eaux usées dans la région parisienne, le virus ne circulait plus à la fin du confinement et il recommence à circuler depuis quelques jours." Il a indiqué que "ça correspond avec l’impression qu’on a dans nos services cliniques, notamment dans mon hôpital, où on revoit arriver des malades avec Covid aigu, alors qu’on n’en voyait plus depuis plusieurs semaines". Le chef de service a insisté : "La plupart d’entre nous n’ont jamais dit que l’épidémie était derrière nous. Au contraire, il est probable que la plus grosse partie de l’épidémie soit encore devant nous. D'ailleurs, l’OMS a alerté pour dire qu’on n’avait pas encore atteint le pic épidémique. Même si la vision de l’OMS était planétaire, on peut dire qu’en France il en est exactement de même."

09:58 - Des traces du SARS-CoV-2 dans les eaux usées de Paris

Récemment, des traces du Covid-19 ont été détectées dans les eaux usées de Paris. Selon des informations du Monde, entre le 22 mai et le 25 juin, six des douze analyses effectuées ont révélé des traces du virus. Ces résultats ont été confirmés par des prélèvements réalisés la semaine suivante. Des chercheurs ont démontré une corrélation entre le niveau de virus dans les eaux usées et le nombre de contagions au Covid-19... de quoi craindre une reprise de l'épidémie ? Le directeur de l’ARS d’île-de-France a tempéré : "Nous avons pris connaissance de ces analyses, mais nous devons construire la méthode pour les exploiter. Nous ne voulons pas nous engager sur de fausses pistes."

09:37 - Delfraissy cible "la population jeune"

Si Jean-François Delfraissy s'inquiète de manière générale sur la "perte quasi complète des mesures de distanciation" en France, le président du Conseil scientifique, cité par l'AFP, met en garde sur ce constat "en particulier chez la population jeune". "Le port du masque dans les transports ou le lavage des mains sont des choses qui sont restées, mais par contre, les gestes de distanciation sociale plus généraux sont en train de se perdre", constate-t-il, quelques semaines après les images particulièrement marquantes de milliers de jeunes en train de fêter la fête de la musique sans respecter, effectivement, la moindre distanciation sociale.

09:23 - Coronavirus et problèmes cérébraux, la piste se confirme

Si l'on savait que le coronavirus pouvait engendrer des complications neurologiques, une étude de l'University College London (UCL) vient confirmer cela et même assurer que cela est plus courant qu'on ne le pensait. Ainsi, l'étude met en exergue la possibilité accrue que les patients, même ceux qui ne sont pas le plus gravement touchés, peuvent être victimes d'accident vasculaire cérébral, de délire, d'hallucinations et de lésions nerveuses.

09:08 - "Faire attention" pendant les vacances

Toujours sur LCI, Patrick Juvin a mis en garde face à un éventuel relâchement de la distanciation sociale pendant les vacances d'été. "Durant les vacances, il faut faire attention. Mettez un masque dans l'espace public, sur la plage vous pouvez avoir des distances de sécurité", implore le chef des urgences de l'hôpital Georges Pompidou à Paris.

09:01 - Au tour de Patrick Juvin de s'inquiéter publiquement

Très présent médiatiquement pendant la crise du coronavirus en France, Patrick Juvin, chef des urgences à l'hôpital européen Georges Pompidou à Paris, a repris la parole ce jeudi matin sur LCI. A l'image d'autres spécialistes, il s'inquiète d'une reprise de l'activité du Covid-19 suite à un comportement qu'il juge trop laxiste de la part des Français. "On a du mal nous en France à apprendre de nos erreurs, c'est très français", estime-t-il, assurant que "l'affaire n'est pas terminée".

Combien de cas et de morts du coronavirus en France ? Dernier bilan

Le dernier bilan de l'épidémie de coronavirus en France a été communiqué ce mercredi 8 juillet par Santé publique France. Le voici :

  • 169 473 cas confirmés par PCR, soit 663 de plus
  • 29 965 décès au total, soit 32 de plus
  • 19 489 décès à l'hôpital, soit 32 de plus
  • 10 476 décès en Ehpad (dernière mise à jour le 7 juillet)
  • 7 297 hospitalisations en cours, soit 297 de moins
  • 529 personnes actuellement en réanimation, soit 9 de moins
  • 77 996 personnes sorties de l'hôpital, soit 341 de plus
  • Taux de positivité des tests : 1,2%, soit 0,1 point de moins
  • 68 clusters en cours d'investigation, soit 5 de plus
  • 2 départements en vulnérabilité élevée (Guyane et Mayotte)

NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. En cumul, on enregistre 105 224 hospitalisations. De même, l'évolution des hospitalisations et des cas en réanimation en 24 heures correspond à des chiffres nets, tenant compte des guérisons et des décès. Dans les dernières 24 heures, en brut, 83 hospitalisations de plus ont été enregistrées et 18 admissions en réanimation.

Quels sont les nouveaux clusters identifiés en France ?

  • L’ARS de Centre-Val de Loire a annoncé, mardi 7 juillet 2020, qu’un cluster a été identifié à la centrale nucléaire EDF de Belleville-sur-Loire (18). Douze ouvriers d’une société prestataire ont été testés positifs au Covid-19. "Les locaux où ils travaillaient ont été nettoyés, désinfectés et confinés. 122 autres prestataires ont été testés négatifs, et on attend le résultat pour une centaine d’autres", a indiqué Patrick Bagot, ancien maire de la commune de Belleville et président de la Commission locale d’information (CLI) de la centrale nucléaire. 
  • Un foyer de contamination a été repéré dans une entreprise de Valence (26). Six salariés ont été testés positifs. Les autorités sanitaires ont identifié les "personnes contacts à risque dans la sphère professionnelle et aussi dans la sphère privée." Sur les 86 personnes, en lien avec la société, trois ont été testées positives. Une cinquantaine de proches ont été testées, trois sont positifs. 
  • En Corse l’alerte à Aiacciu est close. Jeudi, un résident d’un foyer de travailleurs a été testé positif au Covid-19. Il s’agissait du second cas au sein de la structure. Les six "cas contacts" et les  69 résidents du foyer ont été dépistés, tous les résultats sont négatifs. 
  • En Mayenne, les autorités sanitaires ont décidé de réagir alors que six clusters sont enregistrés. Quatre se trouvent à Laval. Parmi eux, un Ehpad et un abattoir. Les deux autres sont situés à Craon et Château-Gontier-sur-Mayenne. Ces six clusters représentent 80 personnes. Un "plan d'action" a été annoncé. 1 000 tests sont notamment prévus. 

Que dit la nouvelle étude de Santé publique France sur les asymptomatiques ?

Selon une récente étude de Santé publique France, environ un quart (24,3%) des infections au coronavirus "restent asymptomatiques". Une part que l'agence française de santé publique considère comme "importante" et "hautement variable". Autre enseignement clé de cette étude, la moitié des transmission de se ferait par le biais de malades qui ne montrent aucun symptôme ou qui n'on pas encore déclaré de symptôme. "On savait pour d’autres virus respiratoires comme la grippe que l’on est contagieux avant le début des signes. Mais dans ce travail qui regroupe les données actuellement publiées, ça pourrait être jusqu’à 50% des transmissions qui se feraient avant le début des symptômes", écrit le professeur Odile Launay dans le document mis à la disposition des médias. Cette "synthèse", réalisée "dans un contexte de recherche active des contacts", se base sur d'autres textes qui peuvent néanmoins biaiser ses conclusions. L'observation a en effet été effectuée sur des personnes qui ont été isolées dès l'apparition des premiers signes de coronavirus. Un isolement qui, de fait, réduit de manière importante les éventuelles transmissions post-symptomatiques. "Dans un contexte d'épidémie généralisée, où l'isolement des cas et le traçage des contacts sont moins intenses, la part des transmissions pré-symptomatique est certainement moins importantes", précise donc l'agence. Reste que les personnes pas ou peu symptomatiques semblent constituer un vecteur de propagation à la fois invisible mais "avéré" et "important" du Covid-19. La période de contagiosité serait "maximale de deux à trois jours avant et jusqu'à huit jours après le début des symptômes", indique encore Santé publique France. Et l'agence de rappeler que le port du masque et les mesures de distanciation "ne doivent pas être réservées aux personnes malades".

Le coronavirus peut-il se transmettre plus facilement par l'air ?

C'est dans ce contexte que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a averti que l’épidémie s’accélérait dans le monde tout en reconnaissant que des preuves émergeaient sur la transmission par l’air du coronavirus. "Nous reconnaissons que des preuves émergent dans ce domaine et par conséquent nous devons être ouverts à cette possibilité et comprendre ses implications", a déclaré Benedetta Allegranzi, une responsable de l’OMS, lors d’une conférence de presse virtuelle mardi 7 juillet. "La possibilité d’une transmission par voie aérienne dans les lieux publics, particulièrement bondés, ne peut pas être exclue. Les preuves doivent toutefois être rassemblées et interprétées", a-t-elle poursuivi, recommandant le respect des distanciations et une ventilation efficace dans les lieux fermés. "Lorsque ce n’est pas possible, nous recommandons le port du masque", a-t-elle ajouté. La veille, un groupe de scientifiques internationaux alertait sur ce mode de transmission dans une lettre publiée dans la revue Clinical Infectious Diseases d'Oxford. Les deux auteurs principaux, Lidia Morawska de l'université de Queensland (Australie) et Donald Milton de l'université du Maryland, s'adressaient directement à l'OMS, à "la communauté médicale et les organismes nationaux et internationaux compétents" pour les exhorter à "reconnaître le potentiel de transmission aérienne du Covid-19". Ce texte, co-signé par plus de 230 scientifiques internationaux, voulait démontrer que le coronavirus se transmet par suspension de particules virales dans l'air, et non seulement par la projection de gouttelettes (par la toux, l'éternuement et la parole) sur le visage d'autrui ou des surfaces. "Il y a un risque important d'inhalation de virus contenus dans des gouttelettes respiratoires microscopiques (microgouttelettes) à des distances courtes et moyennes (jusqu'à plusieurs mètres, de l'ordre de l'échelle d'une pièce)", assurent les auteurs qui prônent "le recours à des mesures préventives pour empêcher cette voie de transmission aérienne". Alors que le déconfinement est à l'oeuvre dans plusieurs pays, les experts conseillent, de mieux ventiler les espaces de travail, les écoles, les hôpitaux et maisons de retraite, et d'installer des outils de lutte contre les infections tels que des filtres à air sophistiqués et des rayons ultraviolets spéciaux qui tuent les microbes dans les conduits d'aération. "Nous espérons que notre déclaration fera prendre conscience que la transmission par voie aérienne de COVID-19 est un risque réel et que les mesures de contrôle, telles que décrites ci-dessus, doivent être ajoutées aux autres précautions prises, pour réduire la gravité de la pandémie et sauver des vies", concluent les auteurs.

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