Cahier d'exercice, coloriage, lecture, écriture : occuper ses enfants pendant le confinement

Cahier d'exercice, coloriage, lecture, écriture : occuper ses enfants pendant le confinement La période de confinement liée au coronavirus amène les parents à s'équiper pour poursuivre tant bien que mal l'école à la maison. Pour les plus jeunes, de la maternelle au primaire, les cahiers de lecture, d'écriture mais aussi de coloriage sont essentiels…

Le grand confinement de la France, lié au coronavirus devrait se poursuivre au moins jusqu'au début du mois d'avril. C'est la piste qui semble la plus probable selon les dernières recommandations du conseil scientifique chargé de conseille l'action du gouvernement contre le coronavirus. Avec ce confinement longue durée, la difficile gestion des enfants à la maison en pleine semaine, parfois avec le télétravail en prime, se pose. Et la question n’est pas tant de les occuper pendant cette période qui peut durer plusieurs semaines, que de poursuivre leur apprentissage. Dans le cadre d’un plan de continuité pédagogique, l’Education nationale ainsi que nombre d’écoles et d’enseignants ont envoyé des consignes et des exercices aux parents pour les aider à poursuivre tant bien que mal le programme scolaire. De nombreux outils en ligne sont aussi disponibles. Mais reste que les supports de travail sont rares pour ceux qui veulent éviter au maximum d’avoir recours à des écrans pendant cette longue séquence d’enfermement.

Les livres et cahiers d’exercices, notamment ceux qui permettent d’apprendre à lire et à écrire sont donc des solutions très prisées jusqu’ici, d’autant que les enseignes de commerce en ligne (Amazon, Fnac…) continuent à assurer leur service pendant le confinement. S’il faut utiliser les commandes avec parcimonie, pour ne pas multiplier les risques de contagion pour les personnes des plateformes d’envoi et pour les livreurs, sélectionner les meilleurs ouvrages est sans doute l’une des solutions les plus efficaces pour éviter le décrochage.

Des manuels, mais aussi des cahiers

Dans sa documentation assez riche sur le sujet, le ministère de l’Education nationale indique que le manuel de lecture est un "vecteur de motivation et de réussite dans l’apprentissage de l’élève", il "rassure les familles, qui sont partie prenante du processus d’apprentissage et participe au développement d’une bonne relation école-famille. Il permet aux parents d’investir le champ scolaire et d’enrichir leur rapport à l’école, de même qu’il contribue à valoriser les apprentissages scolaires. En le consultant, les parents peuvent comprendre comment est structuré l’enseignement et peuvent se repérer dans la progression des correspondances graphèmes-phonèmes étudiées. L’accompagnement de leur enfant dans l’apprentissage du code est facilité et conforte le travail de la classe".

Un bon manuel de lecture doit être conforme avec le programme en vigueur. "L’étude du code doit être la composante dominante du manuel de lecture au CP. Le contenu proposé doit garantir l’acquisition d’automatismes nécessaires à une maîtrise assurée du codage et du décodage par l’élève. Il doit porter une attention particulière à la construction du principe alphabétique et à l’identification des mots. Les activités de découverte, d’entraînement et de consolidation destinées à ces fins sont nécessairement prégnantes, variées et systématiques. L’équilibre entre les textes et les illustrations doit être respecté. Les images agrémentent le contenu de la page mais peuvent être des distracteurs pour les jeunes élèves et diminuer significativement la part de texte contenu dans un manuel. Il convient donc de veiller à ce que la place accordée aux illustrations ne se fasse pas au détriment de celle réservée à l’étude du code : les activités de systématisation doivent être privilégiées et proposer à l’élève des temps suffisants d’entraînements à la lecture", écrit encore le ministère dans un de ses guides

Est aussi précisé qu’il faut éviter d’insister sur le nom des lettres, la connaissance parfaite et la récitation de l’alphabet, d’utiliser l’alphabet phonétique, les contre-exemples, le repérage du contour d’un mot, les textes dans d’autres écritures (cyrillique ou en arabe)… Plus généralement, il ne faut pas que le manuel ou le cahier "détourne l’attention de l’enfant du code alphabétique". En d’autres termes, ne pas user de pirouettes ou de jeux trop prononcés pour aider l’enfant à apprendre. Cela pourrait se révéler contre-productif. "L’enfant doit comprendre que la lecture est basée sur un code qui associe chaque lettre ou groupe de lettres avec un phonème, dans un ordre systématique, de la gauche vers la droite. Ce code n’est pas intuitif et toute tâche qui l’en détourne, non seulement ne l’aide pas mais peut être nuisible en l’orientant vers la mauvaise stratégie. La lecture-devinette est à proscrire dans les premières semaines d’apprentissage", dit encore le document.