Des morceaux d'une des 7 merveilles du monde récupérés dans la mer, elle pourrait reprendre vie

Des morceaux d'une des 7 merveilles du monde récupérés dans la mer, elle pourrait reprendre vie Parmi les 7 merveilles du monde, une seule est encore sur pied. Une deuxième est au cœur d'un incroyable projet d'architectes.

La seule merveille du monde antique que l'on peut encore observer aujourd'hui est la pyramide de Khéops en Egypte. Elle était auparavant accompagnée des jardins suspendus de Babylone, de la statue de Zeus à Olympie, du temple d'Artémis à Ephèse, du mausolée d'Halicarnasse, du colosse de Rhodes et du phare d'Alexandrie. Récemment, des anciens blocs du phare égyptien ont été repêchés dans la mer Méditerranée. Pas moins de 22 des plus gros ont été extraits du fond du port et sont en train d'être étudiés. 

Parmi ces pierres se trouvent des fragments d'une immense porte pesant "70 à 80 tonnes", selon un communiqué du Centre national de recherche scientifique (CNRS) qui participe au projet. Des parties d'un imposant pylône ont aussi été récupérées.

Le phare d'Alexandrie avait été construit en 280 avant J-C sous le roi Ptolémée II afin de guider les navires. Il s'élevait sur plus de 100 mètres, soit la structure la plus haute du monde antique. Sa conception se découpait en trois niveaux : base carrée, centre octogonal et sommet cylindrique. Il s'est totalement effondré au début du XVème siècle, déjà bien endommagé par de multiples tremblements de terre. Les ruines du phare ont été découvertes sous l'eau en 1995 par l'archéologue français Jean-Yves Empereur.

Une équipe d'architectes, sous la supervision d'Isabelle Hairy du CNRS, veut aller encore plus loin avec le projet "Pharos". Elle souhaite faire revivre la merveille du monde à travers un modèle 3D virtuel. Ils se lancent alors dans la constitution d'un "jumeau numérique" grâce aux morceaux retrouvés. Ils vont être numérisés puis assemblés "comme les pièces d'un puzzle archéologique géant". Plus de 100 autres blocs ont déjà été numérisés et les ingénieurs tentent de retrouver l'emplacement exact de chacun. Les archives historiques sont aussi exploitées pour coller au mieux à l'œuvre initiale grâce à des anciennes représentations et descriptions.

Ce modèle va permettre de tester des théories sur la construction ainsi que sur l'effondrement du phare sous forme de modélisations. Cette démarche "ravivera la grandeur originale du phare, permettant aux visiteurs de l'explorer comme s'ils étaient sur place".