Campagne intime : les mimiques de Carla et Nicolas Sarkozy deviennent cultes

Campagne intime : les mimiques de Carla et Nicolas Sarkozy deviennent cultes Comme Nicolas Sarkozy, le documentaire qui lui a été consacré cette semaine sur D8 n'a laissé personne indifférent. Si de nombreux fans ont manifesté leur nostalgie du précédent quinquennat, beaucoup d'autres se sont amusés des mimiques de Carla et Nicolas Sarkozy dans Campagne intime.

1,5 millions de téléspectateurs en moyenne, un record absolu pour une chaîne de la TNT et des milliers de commentaires sur les réseaux sociaux. Le documentaire Campagne intime, diffusé par D8 mardi 5 novembre en prime time, a créé l'événement à la télévision. Cette plongée dans l'intimité du couple Bruni-Sarkozy, en pleine campagne de 2012, est une première. Filmé par Farida Khelfa, ancien mannequin et amie de Carla Bruni, il a réjoui les fans nostalgiques du quinquennat de Nicolas Sarkozy, mais a aussi été très critiqué par ses adversaires. "Pas de plus vers la téléréalité politique", "documentaire creux", images mal filmées" vont s'indigner les "haters". Mais sur les réseaux sociaux, beaucoup ont aussi préféré en rire, soulignant jusqu'à la caricature les mimiques du couple dans le palais de l'Elysée ou en déplacement.

1- Le papa gâteau qui siffle sa fille. Ainsi, le côté "papa gâteau" légèrement exagéré de Nicolas Sarkozy avec sa fille Giulia a été abondamment caricaturé. Voir, dès les premières minutes du reportage, un président de la République appeler sa fille "ma petite beauté", avouer qu'il est "fou d'elle" ou lui rappeler l'importance de l'apparence physique en a étonné plus d'un. Mais c'est surtout quand Nicolas Sarkozy siffle un peu maladroitement sa fille pour capter son attention qu'il est la cible des moqueries. "Vous n'avez pas de chien ? Alors sifflez votre enfant !", s'amuse ainsi un internaute. Quand certains en rient, comparant l'ancien président à Micheline Dax, d'autres s'indignent : "comme si c'était un perroquet"...

EN VIDÉO - Extrait du documentaire de Farida Khelfa filmant Nicolas Sarkozy en extase devant sa fille Giulia.

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"Campagne intime, Nicolas Sarkozy complètement gaga de sa fille"

2- Carla très très amoureuse et très très stressée. Il en va de même pour l'amour très impudique que porte Carla à sa fille et à son mari. Dans le documentaire, on voit la chanteuse s'épancher sur la bouche de sa fille Giulia, la même que celle de son père ("Ta fille a ta bouche. Merveilleuse bouche"). Carla embrasse le chef de l'Etat à tout bout de champ, avoue sa peur maladive que "quelqu'un lui saute dessus !" en meeting... Manifestement stressée pendant cette campagne électorale "intime", mais néanmoins tendue, Carla Bruni fume cigarette sur cigarette, y compris dans les salons de l'Elysée. Une autre manie très critiquée sur Twitter et sur Facebook.

3- Carla et Nicolas chantent Dalida. Autre mimique abondamment moquée : la manie qu'a Carla Bruni de chanter pour se détendre et détendre son mari. Sur Twitter, pendant la diffusion du reportage, plusieurs internautes ont supplié Carla Bruni d'arrêter de chanter. Dès le lendemain, le Petit journal de Canal+, toujours à l'affut des faux pas des people, a quant a lui diffusé "Campagne intime... Bientôt le 2". Une caricature dans laquelle une fausse Carla ne peut s'empêcher de pousser la chansonnette devant la caméra (voir sur le site de Canal+). Autre passage culte pour le Web : celui où l'on voit le couple chanter un refrain de Dalida dans un Falcon qui les emmène à un meeting du candidat.

4- Nicolas Sarkozy digne dans la défaite. Dernier extrait culte du documentaire, le soir du 6 mai 2012 a particulièrement capté l'attention. Face à la défaite qui se dessine en fin de journée, Carla Bruni joue encore les mères de famille aimantes, demandant à tous de ménager le chef de l'Etat. "Je crois qu'on a perdu, les enfants. Ça a l'air mal barré. Les chiffres ne sont pas bons", lâche-t-elle devant la caméra de Farida Khelfa. Puis avec candeur : "Aujourd'hui, Nicolas ferme la porte à 37 ans de vie politique. Il faudra être gentil avec lui".

La question du retour est d'ores et déjà posée qui obsède encore les commentateurs politiques aujourd'hui : "J'ai pas envie qu'il arrête", lance Louis Sarkozy, le plus jeune des trois fils de Nicolas Sarkozy. Suit une séquence où Edouard Balladur, le parrain politique de Nicolas Sarkozy, vient réconforter le perdant. "Le recours, ça n'existe pas, je n'y crois pas et puis ça nous met une vie en l'air", tranche alors celui qui va quitter l'Elysée avant que son épouse lui rétorque devant un Balladur muet : "Il ne faut pas être si définitif. T'as vu comment les gens t'aimaient ?"

Alors reviendra, reviendra pas ? Nicolas Sarkozy tente encore de ménager le suspense. Mais la diffusion de ce reportage, à laquelle on a du mal à croire qu'il n'ait pas donné son aval, sonne comme un premier élément de réponse. D'autant que Nicolas Sarkozy veille à montrer l'image d'un président apaisé et digne dans la défaite. Comme s'il voulait, une fois encore, montrer un homme moins volubile que celui décrit dans la presse, plus maître de ses nerfs. Bref, un vrai homme d'Etat.