Contre-référendum PS : "Ce que je dis est convergent avec ce que disent les organisateurs", affirme Baumel

Contre-référendum PS : "Ce que je dis est convergent avec ce que disent les organisateurs", affirme Baumel Le député socialiste frondeur juge légitime le contre-référendum organisé par plusieurs militants de gauche "pour que le gouvernement tienne ses engagements ".

Chargement de votre vidéo
"Laurent Baumel : "Ce que je dis est convergent" avec le contre-référendum à gauche"

"Face à la droite et l’extrême droite, souhaitez-vous que le gouvernement tienne ses engagements et mène une politique de gauche ?" Invité ce matin de #DirectPolitique, l'émission politique de Linternaute.com, 20 Minutes et Ouest-France, Laurent Baumel a répondu par l'affirmative à cette question que plusieurs figures de la gauche (Julien Bayou, Caroline de Haas) souhaitent soumettre avec malice aux sympathisants à la mi-octobre. Sans indiquer s'il participerait ou non à ce "contre-référendum", organisé en réponse à celui du Parti socialiste pour l'union aux régionales, le député PS d'Indre-et-Loire a affirmé que son discours était "convergent avec ce que disent les organisateurs".

Le "frondeur", qui réclame lui-même en interne une inflexion de la politique de François Hollande et Manuel Valls, juge donc l'initiative "légitime". Mais il ne juge pas moins "légitime" celle de Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, qui semble vouloir contraindre les différents partis de gauche (et EELV en particulier) à s'allier avec Solferino, en prenant tous les militants de gauche à témoin. "Je pense que la question est pertinente, elle met le doigt sur un vrai sujet", affirme Laurent Baumel qui assure qu'il votera lors du référendum organisé par le PS. "Je vais voter, oui, je suis pour l'unité", indique-t-il.

Il pose deux bémols : celui du peu d'enthousiasme que suscite l'initiative à gauche et celui du fond. "Je ne suis pas convaincu que mes électeurs se lèvent en pensant au référendum du PS", ironise le député. Et de conclure : "Le PS et sa direction aujourd'hui sous-estiment la question de la politique gouvernementale dans les causes de la division".