Alain Finkielkraut : qui est Wiam Berhouma, la femme qui s'est opposée au philosophe dans DPDA ?

Alain Finkielkraut : qui est Wiam Berhouma, la femme qui s'est opposée au philosophe dans DPDA ? Depuis jeudi, la vidéo de l'échange musclé entre le philosophe et une jeune professeure d'anglais a fait le tour du web. Des internautes mettent aujourd'hui en doute la neutralité politique de l'intervenante.

[Mis à jour le 22 janvier 2016, 23h03] Jeudi 21 janvier 2016, le philosophe Alain Finkielkraut était l'invité de David Pujadas sur le plateau de France 2 pour l'émission "Des paroles et des actes". Un moment de la soirée a particulièrement retenu l'attention des internautes : l'intervention d'une professeure d'anglais, Wiam Berhouma, qui a attaqué le philosophe. "Êtes-vous conscient de faire du mal à la France ?", lui a-t-elle demandé, dénonçant la discrimination dont sont victimes les musulmans en France.

VIDEO. Le philosophe Alain Finkielkraut élu à l'Académie française

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"Le philosophe Alain Finkielkraut élu à l'Académie française"

Wiam Berhouma lui a également fait plusieurs reproches : "Là où votre rôle c'était d'éclairer les débats, vous avez obscurci nos pensées, nos esprits", a-t-elle dénoncé avant d'ajouter : "Vous vous êtes permis, vous vous êtes octroyé le droit de parler de l'Islam, des musulmans, des quartiers populaires alors que vous n'en avez ni les compétences ni la légitimité". Pour le bien de la France, taisez-vous Monsieur Finkielkraut", a-t-elle finalement réclamé, refusant de "perdre du temps à répondre".

Son témoignage a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter, où certains l'ont remerciée. "Merci Wiam Berhouma d'avoir parfaitement illustré l'arrogance des banlieues et la duplicité de l'Islam" ou encore "Un vrai débat digne constructif jusqu'à l'intervention de Wiam Berhouma qui attise la haine de la République" pouvait-on lire à l'issue de son intervention. Si beaucoup l'ont félicitée, certains ont émis des doutes sur son engagement politique, l'accusant d'appartenir au parti des indigènes de la République (PIR). Sur Twitter, la jeune femme s'est défendue à deux reprises d'être affiliée à ce parti.

Selon le site Marianne, pourtant, la jeune femme a participé à la marche de la dignité contre les violences policières le 31 octobre dernier., notamment organisée par la fondatrice du PIR, Houria Bouteldja. Sur la page Facebook de l'organisation, on retrouve ainsi des photos de Wiam Berhouma aux côtés d'autres membres. Le parti des indigènes de la République a été créé par Houria Bouteldja en 2005. Il se définit comme une organisation anti-raciste, anti-sioniste en lutte contre les discriminations.