La SNCF rembourse des billets et donne même de l'argent aux clients... pour un dysfonctionnement qui tourne au calvaire

La SNCF rembourse des billets et donne même de l'argent aux clients... pour un dysfonctionnement qui tourne au calvaire La SNCF s'est engagée à verser un remboursement à l'ensemble des voyageurs d'un train, mais pas seulement.

Le voyage s'est transformé en un véritable calvaire pour les passagers du train Intercités reliant Paris à Clermont-Ferrand. À la suite d'une importante panne de matériel, les voyageurs sont arrivés à destination avec plus de quatre heures et demie de retard.

Le train a quitté la gare de Paris à 6h57 et devait initialement arriver à Clermont-Ferrand aux alentours de 10h30. Ce trajet classique dure habituellement près de 3h30. Malheureusement, la locomotive est tombée en panne dans le Loiret, au niveau de la commune de Gien, bloquant net la progression des 289 passagers.

SNCF Voyageurs a expliqué que le conducteur a d'abord tenté de réparer la panne en liaison avec une équipe d'experts à distance. Cette tentative ayant échoué, l'entreprise a dû se résoudre à remplacer purement et simplement la locomotive. Le train est finalement arrivé à destination autour de 15h00, soit huit heures après son départ.

Devant l'ampleur du retard, qui a atteint 4h30, la compagnie ferroviaire a dû appliquer des mesures de dédommagement exceptionnelles. "SNCF Voyageurs regrette sincèrement le désagrément causé aux 289 voyageurs à bord qui vont bénéficier d'une compensation exceptionnelle à hauteur de 200%", a indiqué la direction du groupe. Cela signifie qu'en plus du remboursement, le groupe va verser une somme d'argent correspondant au prix d'achat du billet.

Le collectif des Usagers du train Clermont-Paris a pris la parole pour demander des comptes à l'entreprise ferroviaire. Les représentants des voyageurs souhaitent notamment comprendre pourquoi l'acheminement de la locomotive de secours, pourtant basée à Nevers, a pris autant de temps. Le collectif insiste sur l'application stricte de cette indemnisation à 200%, une règle qui s'applique désormais dès lors qu'un retard dépasse la barre des quatre heures sur cette ligne.

Cet incident pointe aussi les difficultés chroniques de la liaison ferroviaire entre Paris et la capitale auvergnate. Les pannes et les ralentissements y sont fréquents, principalement à cause de l'ancienneté du réseau et du matériel roulant. Les rames Intercités actuellement en circulation sont des voitures Corail qui datent des années 1980 à 1990.

Pour mettre fin à ces dysfonctionnements à répétition, d'importants travaux de modernisation ont été lancés. Le projet prévoit le renouvellement complet des voies de circulation ainsi que le déploiement de nouveaux trains plus modernes et plus fiables, baptisés "Oxygène". L'entrée en service de ces nouvelles rames est programmée pour la fin de l'année 2027.