Un produit alimentaire présent dans tous les supermarchés pourrait ne plus être proposé aux clients. Et c'est pour bientôt.
Dans les supermarchés, les produits vendus ne sont pas toujours les mêmes et évoluent. Certains d'entre-eux, qui ne rencontrent plus de succès ou perdent de leur attrait avec les années, disparaissent progressivement. C'est le cas pour un produit pourtant très courant dans les rayons. Ce dernier voit ses ventes diminuer et donc sa place dans les étals réduite. Selon Emily Mayer, experte des produits de grande consommation de l'institut Circana, auprès de TF1, sur les cinq dernières années, c'est 8% de vente en moins et cela s'accélère depuis début 2024.
Il s'agit des salades en sachet. Elles sont pourtant pratiques puisqu'elles sont déjà lavées et essorées et donc prêtes à l'emploi. Elles sont ainsi synonymes de gain de temps. Mais les explications de la baisse des ventes sont multiples. Tout d'abord, les Français perdent l'habitude de manger de la salade à table. "Avant, la salade était consommée en entrée, aujourd'hui, on mange différemment", explique Céline Barral, directrice de la communication de Bonduelle, à l'AFP.

Son prix est aussi devenu un frein. Dans l'exemple de TF1, un sachet de laitue 180 grammes de la marque Bonduelle, acheté en supermarché, vaut 2,03 euros. Alors que sur le marché, 700 grammes de laitue valent 1, 10 euro, un sachet quatre fois plus rempli mais deux fois moins cher. Les Français préfèrent alors opter pour le frais.
Une étude de 60 millions de consommateurs avait également révélé il y a quelques mois que certaines salades en sachets pouvaient être "trop souvent contaminées par des pesticides". Sur les 26 références, seulement cinq échappaient à la contamination, selon l'étude.
L'entreprise Bonduelle ressent d'ailleurs cette difficulté : elle a annoncé vouloir céder son activité de salade en sachet en France, suite à une diminution de 15% de son chiffre d'affaires sur celles-ci en sept ans. Cela passerait par la fermeture de son site de production situé dans la Meuse. L'entreprise cherche donc un repreneur pour ses 159 employés. En plus du désintérêt des Français pour la salade en sachet, Bonduelle subit la concurrence des marques distributeurs. Le groupe souhaite alors se concentrer sur sa partie traiteur ainsi que sur la conserve et le surgelé. Cette démarche va aussi vers l'objectif de la réduction de l'utilisation d'emballage plastique.