Prix humour politique : sacré en 2017, Hollande s'amuse à la cérémonie

Prix humour politique : sacré en 2017, Hollande s'amuse à la cérémonie HUMOUR POLITIQUE - Le Prix de l'humour politique 2017 a été attribué à l'ancien chef de l'Etat pour l'ensemble de ses "hollanderies". François Hollande était présent à la remise des prix... avec de nouvelles "petites blagues".

[Mis à jour le 29 novembre 2017 à 21h13] C'est une forme d'hommage à "Monsieur petite blague", qui a tiré sa révérence en 2017 après cinq ans à l'Elysée. Le jury du Press Club a couronné François Hollande du Grand prix de l'humour politique cette année. Remis tous les ans depuis plus de deux quinquennats, cette récompense met en lumière les sorties médiatiques les plus inspirées de la classe politique. Et cette année, c'est donc l'ancien chef de l'Etat qui a le privilège d'avoir été choisi pour ses traits d'esprit. Le jury n'est pas parvenu à se limiter à une seule petite phrase, il en a donc rappelé quatre, toutes prononcées en 2016. Découvrez en images le palmarès 2017 et pas moins de 10 années de perles compilées.

François Hollande est venu en personne, à Issy-les-Moulineaux, recevoir son prix mercredi soir. "Je prends conscience qu'un hommage m'est rendu, il était temps. Ce n'est pas forcément l'abondance des hommages qui justifie qu'on les néglige", a plaisanté l'ex-chef de l'Etat dans un bref discours. Plus sérieusement, l'ex-chef de l'Etat a souligné qu'il lui avait été souvent reproché "d'utiliser beaucoup l'humour". "J'y ai toujours répondu de la façon suivante : dans les moments les plus graves, dans les circonstances les plus douloureuses, il faut avoir une forme de maîtrise de soi, de contrôle, de sérénité, et l'humour en fait partie [...]. L'humour fait partie de ce qui nous permet d'être à hauteur d'homme ou de femme, c'est-à-dire d'être capable de résister et de combattre l'adversité. Les fanatiques n'ont pas d'humour", a-t-il souligné.

Devant d'autres personnalités qui assistaient également à la cérémonie, comme François Bayrou, Michèle Alliot-Marie, Yannick Jadot ou encore Jean-François Copé, qui a lui aussi livré un show hilarant (voir la vidéo ici), le lauréat a terminé sur une note légère : " J'ai bien compris que c'était l'ensemble de mon oeuvre qui était salué, je parle de ce domaine-là. Mais je vais vous faire ici une révélation: mon oeuvre n'est pas achevée, du moins sur ce plan-là".

D'autres personnalités ont été distinguées par le jury. Nicolas Hulot a reçu le "prix spécial du jury" pour cette petite phrase prononcée le 2 février 2017 : "J'ai refusé d'être candidat car j'avais peur d'être au second tour". Philippe Poutou a reçu le "prix de l'encouragement" pour cette perle : "Hollande est satisfait de son bilan ; c'est pour cela qu'il le dépose". Le "prix du clash" a été décerné à Michèle Alliot-Marie pour cette réponse à Alain Duhamel en mars dernier :

Le prix de l'humour politique du Press club

Le jury Club Press, humour et politique, composé selon les années de dix à une vingtaine de membres, sélectionne la phrase la plus hilarante de l'année depuis l'élection présidentielle de 2002. Auparavant, de 1988 à 1997, un "Prix de l'humour politique", fondé par la conseillère de Paris Jacqueline Nebout, était déjà décerné. La sélection est réalisée en plusieurs phases, généralement trois dans l'année. Parmi les phrases sélectionnées dans l'année, le lauréat est généralement désigné fin juin. Cette année, les lauréats ont été désignés en novembre, élections présidentielle et législatives obligent et ont été invités, pour la plupart, à venir chercher leur prix en mains propres (voir sur le site du Press club).

Le jury 2017 était composé de André Bercoff (Valeurs Actuelles), Isabelle Bourdet (Press Club), Elisabeth Chavelet (Paris Match), Hubert Coudurier (Le Télégramme), Pierre Douglas, Frédéric Dumoulin (AFP), Olivier Galzi (iTélé), Laurent Gerra, Anita Hausser (Atlantico), Olivier de Lagarde (France Info), Françoise Laborde (pour les femmes dans les médias), Gérard Leclerc (Radio Classique), Jean Miot (président du jury), Nelson Monfort (France Télévisions, président du Press Club), Dominique de Montvalon, Philippe Reinhard et Dominique Verdeilhan (France 2).

Les lauréats du prix "Humour et politique" depuis 2003

Nous présentons depuis 9 ans (autrement dit depuis 2008) dans ce diaporama les sélectionné des différentes éditions. Voici les lauréats des années précédentes :

  • 2003 - Renaud Muselier (secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères sous la tutelle de Dominique de Villepin) : "Villepin fait tout, je fais le reste".
    ► Un prix spécial avait été décerné à Jean-Pierre Raffarin pour un an de "raffarinades".
  • 2004 - Jean-Louis Debré (en parlant de la Corse) : "Je n'imagine pas un instant cette île séparée du continent".
    ► Prix spécial à Michel Charasse, pour son commentaire sur le mariage homosexuel de Bègles : "Cela pourrait faire un film dont le titre serait Mamère Noël est une ordure".
  • 2005 - Nicolas Sarkozy : "Je ne suis candidat à rien".
    ► Prix spécial à Valéry Giscard d'Estaing pour l'ensemble de son œuvre et pour deux phrases au sujet du projet de Constitution européenne : "C'est un texte facilement lisible, limpide et assez joliment écrit : je le dis d'autant plus aisément que c'est moi qui l'ai écrit" et "C'est une bonne idée d'avoir choisi le référendum, à condition que la réponse soit oui".
  • 2006 - Ségolène Royal : "Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit".
  • 2007 - Patrick Devedjian (qui n'avait pas été nommé au gouvernement malgré son soutien à Nicolas Sarkozy) : "Je suis pour un gouvernement d'ouverture, y compris aux Sarkozistes, c'est tout dire".
    ► Prix spécial à Pierre Lellouche a propos du refus de Ségolène Royal de construire un nouveau porte-avion si elle est élue :  "La Royal a coulé la Marine".
  • 2008 - Jean-Louis Borloo : "Sarkozy, c'est le seul qui a été obligé de passer par l'Elysée pour devenir Premier ministre".
  • 2009 - Bertrand Delanoë : "Le vrai changement au PS, ce serait de gagner".
  • 2010 - Eva Joly : "Je connais bien Dominique Strauss Kahn ; je l'ai mis en examen".
  • 2011 - Laurent Fabius : "Mitterrand est aujourd'hui adulé, mais il a été l'homme le plus détesté de France. Ce qui laisse pas mal d'espoir pour beaucoup d'entre nous…".
    ► En 2011, une mention spéciale a été décernée au député de l'Eure François Loncle, champion des questions écrites farfelues à l'Assemblée.
  • 2012 - François Goulard : "Etre ancien ministre, c'est s'asseoir à l'arrière d'une voiture et s'apercevoir qu'elle ne démarre pas".
  • 2013 - Gérard longuet : " Hollande est pour le mariage pour tous… sauf pour lui".
  • 2014 - Alain Juppé : "En politique on n'est jamais fini ; regardez-moi.
  • 2015 - Nicolas Sarkozy : "Pour désespérer de François Bayrou encore faudrait-il que j'aie un jour placé de l'espoir en lui"
  • 2016 - Bruno Le Maire : "Mon intelligence est un obstacle".
  • 2017 : François Hollande pour l’ensemble de ses "hollanderies".

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