Particules fines : l'air du métro mauvais pour la santé

L'air que respirent les usagers et les travailleurs du métro serait néfaste pour la santé. En cause encore une fois, les particules fines.

Les particules fines font décidément parler d'elles depuis quelques mois. Après les véhicules diesel, pointés du doigt pour leurs émissions de ces substances nocives pour la santé, c'est au tour du métro de faire l'objet de quelques attentions dans ce domaine. Des chercheurs de l'université de Southampton, au Royaume-Uni, viennent de démontrer que dans le métro néerlandais, ces particules fines sont bel et bien présentes. Cette étude, dont les conclusions ont été publiées dans la revue Environmental Science and Technology, montre ainsi que le processus de freinage du métro et lorsqu'il circule, ce moyen de transport produit des particules ultrafines, qui peuvent contenir des métaux lourds. Du cuivre, du zinc, du manganèse, du chrome, du fer. Le tout dans un espace relativement confiné. Or ces particules peuvent pénétrer dans le système respiratoire, puis dans le sang et peuvent finalement avoir un impact sur le foie ou le cœur. Ces métaux toxiques peuvent avoir une influence sur le développement des cancers.

En France, certains acteurs ont déjà tenté de faire entendre leur voix sur cette question de la pollution aux particules fines dans le métro des grandes agglomérations. Ainsi, l'association nationale pour la prévention et l'amélioration de la qualité de l'air interrogeait en novembre 2012 sur son site : "Quid de l'air dans le métro ? Il est bien moins évident de se rendre compte à quel point la situation est tout autant critique. Les causes ? Le roulement du métro et l'abrasion des freins, mais une bonne part de la pollution de l'air dans le métro vient également de l'extérieur. Rappelons que le niveau de pollution dans le métro est en général aussi élevé qu'en surface à proximité du trafic." L'association entend faire évoluer la loi pour "protéger les usagers et les agents du métro". Des études menées à Paris par Airparif et l'Observatoire régional de la santé ont déjà mis en lumière la présence de ces particules dans le réseau de la RATP, en Ile-de-France. Par endroits, elles seraient quatre fois plus présentes dans le métro que sur le périphérique parisien.

EN VIDEO – Cet hiver, plusieurs régions françaises ont connu des pics de pollution aux particules fines.

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