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SORTIE
 
05/09/2006

Un petit tour de train en région wallonne

L'Internaute Magazine vous propose une balade en Belgique et vous invite à parcourir la vallée du Bocq et ses nombreux villages à bord d'un train pas comme les autres.

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  • En savoir plus

  • Le Chemin de Fer du Bocq
  • Pays : Belgique
  • Y aller : Par train : Ligne 162 Bruxelles - Namur - Arlon - Luxembourg. Descendre à Ciney. Par route : Autoroute E411 Bruxelles - Arlon - Luxembourg. Sortie 19 pour Spontin ou 20bis pour Ciney
  • Date et horaires : jusqu'au 24 septembre tous les dimanches au départ de Ciney : 10h05, 12h05, 14h05 et 16h05.
  • Tarifs :7 € et tarif réduit 3 €
  • Sur le Web : Chemin de fer du Bocq

Bienvenue à bord de la ligne du chemin de Fer du Bocq. Les voyageurs sont invités à prendre place dans l'autorail panoramique de la série 46, construit en 1951, qui assure les circulations régulière entre la gare de Ciney et celle de Dorinne-Durnal. Traversant Condroz et la Haute-Meuse en province de Namur, l'ancienne ligne 128 permet aujourd'hui de visiter cette région et son patrimoine. Un second souffle pour cette voie ferroviaire vouée à l'abandon.

Visite du patrimoine ferroviaire du plateau du Condroz

L'aventure commence à la gare de Ciney. L'ancienne capitale du Condroz s'est dotée d'une ligne de chemin de fer en mai 1858. Elle permit à l'époque la jonction avec Namur. 20 ans plus tard, l'inauguration de la ligne 126 en direction de Statte développa l'activité économique de la ville. De cette époque, il ne reste que l'embranchement de cette ligne fermée à tout trafic de voyageurs en 1962. Le train joua donc un rôle important dans l'arrivée d'entrepises dans cette ville. L'installation des établissements Ronveaux, spécialisés dans le béton, en est un exemple probant. On doit à cette entreprise la plupart des tabliers en béton constituant les ponts et viaducs des lignes TGV belges. Il est à noter également la présence de la sous-station de traction de Ciney qui, depuis 1956, alimente en énergie une partie de la ligne Namur-Luxembourg.

A hauteur du hameau de Halloy, les voyageurs se laissent conter l'histoire de la Chapelle de Halloy. Cette dernière fut démolie en 1895 pour permettre le passage de la ligne du Bocq. Son évocation est révélatrice de l'importance des destructions engendrées par l'émergence des voies de chemins de fer. Les passagers sont également invités à observer son château, l'une des 12 résidences des Princes-Evêques de Liège. L'arrêt suivant se fait dans la gare fantôme de Braibant. Depuis 1984, les trains ne passent plus par cette gare. Ce sont des bus qui acheminent maintenant les habitants du village. Après la station et le passage à niveau, le train quitte le plateau du Condroz pour entammer son périple au sein de la vallée du Bocq.

Au cœur de la vallée du Bocq

Sur le trajet de la ligne 128. Photo © Chemin de fer du Bocq

Le train s'enfonce, par une forte pente, dans la vallée du Bocq. Après la gare de Sovet, la source dite « du Pavillon » est un des 3 points d'alimentation en eau de la région. Quelques encablures de plus et la ligne franchit, par un viaduc de pierres, le petit village de Senenne. Ensuite, le chemin de fer côtoie la partie canalisée du Bocq, en épousant les méandres de la rivière. Au détour d'une dernière courbe, le train arrive à Spontin.

Après quelques minutes d'arrêt, il continue sa route et traverse la colline par un long tunnel de plus de 500 mètres. Il est l'un des 5 tunnels de la ligne, le plus connu étant celui d'Yvoir qui a abrité le train d'Hitler en octobre 1940. Au débouché du tunnel, la voie longe l'usine d'embouteillage des Sources de Spontin. A deux kilomètres de là, la voie longe les vestiges d'un four à chaux. Ces derniers fonctionnaient suivant le même principe que les hauts fourneaux en sidérurgie.

De grands entonnoirs en pierre recevaient des fagots de bois auxquels on mettait le feu. Dans ces gigantesques brasiers étaient déversés les déchets de pierres calcaires extraites de la carrière. La chaux liquide était récoltée par des ouvertures au bas des entonnoirs et écoulée dans de petits wagonnets. La chaux était alors expédiée par chemin de fer vers les clients dispersés dans toute la Belgique. Le parcours se termine par la traversée de la gare de Dorinne-Durnal, terminus actuel de la ligne du Bocq.


Sur l'ancienne ligne 128

Le 4602 dans la paisible campagne condruzienne à Senenne. Photo © Chemin de fer du Bocq

Sur une bonne partie du trajet, le chemin de fer du Bocq suit l'ancienne ligne 128. Cette voie fut construite au XIXème siècle en plusieurs portions. En 1890, une concession avait été octroyée à la Société Nationale de Chemins de Fer Vicinaux en vue de la construction d'une ligne à voie normale entre les gares de Ciney et d'Yvoir. Les Chemins de fer de l'Etat belge procèdèrent à la réalisation des travaux. En 1894, le tracé du tronçon est établi et le 15 mars 1896, la mise en adjudication est prononcée.

Après la seconde guerre mondiale, les trains de voyageurs étaient assurés par des autorails de type 551 et 553 entretenus par la remise de Ciney. Quant aux convois de marchandises, ils étaient tractés par des locomotives à vapeur de type 29 (de l'atelier de Ronet), ainsi que 81 et 93 (de la remise de Ciney). Par la suite, les engins diesels de Ronet ont été affectés aux dessertes. Le déficit d'exploitation amena le déclin de la ligne qui ferma au fur et à mesure son service voyageurs puis son trafic marchandises. Le 7 novembre 1983, la ligne fut donc définitivement fermée jusqu'à ce que des bénévoles la remettent en état et proposent des trajets touristiques dès 1999.

EN IMAGES Le Chemin de fer du Bocq
12 photos

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