Mort de Philippine : un rapport choc dévoilé sur le meurtrier présumé
Il y a bientôt un an de cela, le 20 septembre 2024, le corps de Philippine Le Noir de Carlan était retrouvé sans vie dans le bois de Boulogne, à Paris. La jeune femme, alors âgée de 19 ans, venait tout juste de terminer les cours dans l'université dans laquelle elle étudiait. Alors que l'instruction autour de ce meurtre est toujours en cours, une expertise psychologique et psychiatrique réalisée en décembre dernier sur le principal suspect du meurtre, Taha O., qui était en pleine possession de ses moyens lors de son passage à l'acte, permet d'en apprendre un peu plus sur ce dernier, rapporte BFMTV.
Actuellement placé en détention provisoire, on apprend notamment dans ce rapport que nos confrères ont pu consulter, que Taha O. est particulièrement dangereux et présente "un risque de récidive de violence en général", lui, qui depuis tout petit fait "la promotion du mal et de la cruauté" selon les dires de ses parents. "Affects superficiels, manipulation, mensonge, dissimulation, égocentrisme", le tueur présumé de Philippine cumul un ensemble de comportements néfastes et présente une "absence d'empathie et de culpabilité" selon les conclusions de cette expertise.
Une amnésie "factice et utilitaire"
Interrogé à de nombreuses reprises par les enquêteurs et les juges d'instruction en charge de l'affaire, Taha O., qui a partiellement avoué les faits lors de son premier interrogatoire en décembre 2024, continue pourtant de plaider l'amnésie et explique avoir entendu des voix qui l'auraient poussé "à faire du mal à quelqu'un". "Je ne me rappelle pas" ou "je ne sais pas" sont d'ailleurs les uniques réponses du suspect aux questions qui lui sont posées au sujet du meurtre de la jeune femme.
Pour l'expert qui l'a examiné, cette amnésie supposée "factice et utilitaire" et ces flashs qu'il invoque ne seraient pourtant que "des éléments de manipulation afin de brouiller les pistes et se déresponsabiliser". Pour étayer son propos, l'expert psychiatre évoque en effet l'attitude rationnelle du suspect dont il a fait preuve après le crime, à savoir, sa fuite vers la Suisse, l'utilisation de la carte bancaire de la victime ou encore les "nombreuses précautions pour ne pas se faire repérer". Par ailleurs, ce rapport d'expertise psychiatrique et psychologique a permis de déceler chez Taha O. aucun trouble psychique ou neurologique "de nature à abolir ou altérer son discernement", ni même une quelconque maladie mentale. Par conséquent, le suspect, qui est aujourd'hui mis en examen pour "meurtre suivi de viol en récidive" était en parfaite possession de ses facultés mentales lors de son passage à l'acte, pointe le rapport. Déjà condamné une première fois à sept ans de prison pour le viol d'une femme le 5 septembre 2019 dans le Val-d'Oise, le jeune homme, s'il est jugé pour les faits qui lui sont reprochés, encourt une peine de réclusion criminelle à perpétuité.