DIRECT. Coronavirus en France : dernier bilan, le Covid inquiète à nouveau

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DIRECT. Coronavirus en France : dernier bilan, le Covid inquiète à nouveau CORONAVIRUS. Alors que les autorités publiques et sanitaires observent un relâchement des gestes barrière, et une légère augmentation de la circulation du Covid-19, le règlement lié au port du masque est questionné. Il pourrait devenir obligatoire dans les lieux publics.

Combien de cas et de morts du coronavirus en France ? Dernier bilan

Le dernier bilan de l'épidémie de coronavirus en France a été communiqué ce lundi 13 juillet par Santé publique France. À l'échelle nationale, on dénombre 25 décès supplémentaires par rapport au précédent bilan. Les hospitalisations en cours et les cas en réanimation continuent de baisser. Voici les derniers chiffres :

  • 172 377 cas confirmés par PCR, soit 288 de plus
  • 30 029 décès au total, soit 25 de plus
  • 19 553 décès à l'hôpital, soit 25 de plus
  • 10 476 décès en Ehpad (dernière mise à jour le 7 juillet)
  • 6 983 hospitalisations en cours, soit 79 de moins
  • 492 personnes actuellement en réanimation, soit 4 de moins
  • 78 586 personnes sorties de l'hôpital, soit 100 de plus
  • Taux de positivité des tests : 1,1%
  • 94 clusters en cours d’investigation, soit 6 de plus
  • 4 départements en vulnérabilité : Guyane, Mayotte (élevée), Mayenne et Gironde (modérée)

NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. En cumul, on enregistre 105 562 hospitalisations. De même, l'évolution des hospitalisations et des cas en réanimation en 24 heures correspond à des chiffres net, tenant compte des guérisons et des décès.

Les masques bientôt imposés en France ?

Les autorités sanitaires sont de plus en plus insistantes : attention, le virus n'a pas disparu en France, il circule à bas bruit, de plus en plus activement. Le Premier ministre a fait savoir, hier soir depuis la Guyane, que le gouvernement songeait à prendre de nouvelles dispositions contraignantes pour lutter contre la propagation du Covid-19 en France. "La question de développer l'usage et le port du masque est bien à l'étude, en particulier cela surtout concernerait prioritairement tous les lieux, quels qu'ils soient, clos", a-t-il déclaré, pointant le fait que "la circulation du virus se constate d'autant plus que les lieux sont fermés". Cette déclaration intervient alors que 14 médecins de renom ont dénoncé samedi un relâchement dans le respect des gestes barrières contre le coronavirus. Ils réclamaient que le port du masque soit rendu obligatoire dans les lieux publics fermés. "Des signaux faibles commencent à apparaître et doivent nous alerter sur un possible redémarrage massif des transmissions", ont écrit les soignants dans une tribune publiée dans Le Parisien-Aujourd’hui en France. Le gouvernement a aussi été alerté par la polémique née de l'événement public organisé à Nice - un grand concert en plein air en centre-ville - réunissant des milliers de personnes. Les images de la foule sans masque et ne respectant aucune distanciation sociale ont fait réagir médecins, virologues et autorités sanitaires.

Une reprise de l'activité du coronavirus en France ?

Plusieurs signes montrent que l'activité du coronavirus a quelque peu repris en France, après un mois de juin très calme. Alors que plus de 300 clusters ont été identifiés sur le territoire, l'exemple récent de la Mayenne, où les foyers de contaminations se sont multipliés, fait craindre une généralisation de ce scénario. "Le risque est que cela se produise ailleurs, la crainte étant que des petites flambées locales ne soient plus maîtrisées", avertit Daniel Lévy-Bruhl, responsable de l’unité des infections respiratoires de Santé publique France, dans Le Monde. Dans son dernier point épidémiologique SPF indique par ailleurs qu'au niveau national, le taux de reproduction R (qui correspond au nombre moyen de personnes infectées par un cas) est repassé au-dessus de 1 pour la première fois depuis le déconfinement. Un indicateur qui se traduit directement dans les services hospitaliers. "Nous voyons environ un patient infecté par le Covid par jour pris en charge dans le service des maladies infectieuses de l’hôpital Bichat, alors que c’était un par semaine après le déconfinement", constate Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Bichat (AP-HP), également cité par Le Monde.

Une deuxième vague très bientôt en France ? 

Depuis quelques jours, un consensus semble se dégager sur le fait qu'un rebond de l'épidémie dans les prochaines semaines apparaît inévitable. Le virus est toujours là et la menace a été réévaluée comme de plus en plus présente : si les autorités publiques et le ministère de la Santé entendent faire en sorte que cette résurgence soit la plus limitée possible, pour limiter une "second vague" ou une reprise d'ampleur, d'ores et déjà, Santé Publique France a signalé une "nouvelle tendance à l'augmentation de la circulation du virus SARS-CoV-2" en France métropolitaine (plus de détails plus bas dans notre point hebdomadaire sur l'épidémie). Le 9 juillet, Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, avait pris la parole dans Le Monde, pour faire pat de son inquiétude : "On ne voit pas comment on éviterait un retour du virus dans l’hémisphère Nord à l’automne, donc une possible deuxième vague en octobre-novembre", estimait-il. Et d'ajouter, plus explicitement : "Il faut que tout le monde comprenne que – sans même parler de la deuxième vague – nous sommes à la merci d’une reprise en France". Pour la directrice adjointe de l’Institut Pierre-Louis d’épidémiologie et de santé publique, Dominique Costagliola, il faut éviter les événements de "super-propagation", comme les grands rassemblements sans mesures de protection. "Le virus continue à circuler, donc si on lui offre de nouvelles occasions de "super-propagation", il les saisira", expliquait il y a quelques jours la scientifique dans un entretien à The Conversation. Les contaminations ont certes diminué, mais pour Dominique Costagliola, "il ne semble pas que le recul observé soit dû à la hausse des températures. On ne peut donc pas exclure que l’épidémie reprenne."

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23:45 - Hausse inquiétante des interventions de SOS médecins

FIN DU DIRECT - Les autorités sanitaires examinent de près le nombre des interventions de SOS médecins pour des suspicions de Covid, afin d’évaluer la situation. Or, ces interventions sont en nette hausse depuis quelques semaines, rapporte France Inter. Alors qu'on en dénombrait une centaine par jour il y a un mois, SOS médecins en a comptabilisé 460 dimanche 12 juillet.

23:25 - Les autorités appellent au respect des gestes barrières

Alors qu’une légère reprise de l’épidémie de coronavirus semble observée dans certaines parties de l’Hexagone, les autorités sanitaires sont particulièrement attentives à l’apparition de potentiels clusters, comme le rapporte franceinfo. Ces clusters sont notamment liés aux rassemblements privés, familiaux ou festifs en cette période estivale, estime le média. Au moindre symptôme, il convient de se faire dépister.

23:04 - Visite du Premier ministre Jean Castex en Guyane

Dimanche 12 juillet, le Premier ministre Jean Castex a effectué une visite express de huit heures en Guyane, durement frappée par le coronavirus, rapporte Var-Matin. Il a déclaré "comprendre l'impatience de la population guyanaise", toujours soumise à un "état d'urgence sanitaire". Lundi 13 juillet, le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, a réaffirmé sa volonté d’un "plan de relance spécifique pour la Guyane". Un plateau est d’ores et déjà observé, laissant entrevoir la maîtrise de la pandémie.

22:45 - Désormais plus de 13 millions de cas de coronavirus dans le monde

Le nombre de cas de contamination au coronavirus continue d’augmenter dans le monde, bien que l’épidémie soit maîtrisée dans une partie du territoire. Lundi 13 juillet, la barre des 13 millions de cas a été dépassée dans le monde, selon le décompte de Reuteurs. Plus de 568 500 décès liés à l'épidémie ont été dénombrés, rapporte Challenges.

22:25 - La Guyane en "logique progressive de déconfinement"

Le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, a réaffirmé ce lundi 13 juillet sa volonté d’un "plan de relance spécifique pour la Guyane", indique Ouest France. Une mise à jour des données relatives au coronavirus sera effectuée deux fois par semaine, afin de préparer le déconfinement. "Le combat contre le virus, on n’est pas loin de le gagner", a-t-il notamment affirmé. Un plateau commence en effet à être observé, comme le précise Ouest France.

22:04 - La vigilance de mise en Gironde

La Gironde vient d’être déclarée département en ‘‘situation de vulnérabilité’’ face au coronavirus. Épidémiologiste à la cellule Nouvelle-Aquitaine de Santé publique France, Sophie Larrieu estime que la dégradation de la situation reste pour l’instant limitée. Néanmoins, une alerte est lancée, comme le rapporte Sud Ouest.

21:45 - Deux vaccins en préparation

Le laboratoire Sanofi prépare actuellement deux vaccins contre le coronavirus, grâce à deux technologies différentes. Celui concerné par l'accord avec l'Union européenne (UE), et développé avec le Britannique GSK, utilise la technologie dite de l'ADN recombinant, déjà utilisée pour un vaccin antigrippal, rapporte Var-Matin. Selon les prévisions du groupe, jusqu’à un milliard de doses par an pourrait être produit.

21:25 - Bientôt 300 millions de doses d'un éventuel vaccin contre le coronavirus ? 

Sanofi est proche d'un accord pour fournir à l’Union européenne 300 millions de doses d'un éventuel vaccin contre le coronavirus, rapporte Var-Matin. Le laboratoire français a annoncé lundi 13 juillet que des collaborations similaires étaient également en cours avec d'autres pays, dont les États-Unis. L’accord avec la France pourrait être finalisé "dans les prochains jours ou semaines" selon le président de Sanofi France, Olivier Bogillot.  

21:05 - Des brigades de prévention à Marseille ?

Face au doublement du nombre de cas positifs de coronavirus signalés toutes les 48 heures à Marseille, des médecins souhaitent remettre en place des brigades pour faire de la prévention, indique Europe 1. Ces brigades seraient sous la forme d'équipes mobiles capables de se déplacer dans des lieux stratégiques comme les plages, les terrasses ou encore les centres commerciaux, précise le média.

20:46 - À Marseille, le nombre de cas double toutes les 48h

La situation inquiète de nombreux médecins à Marseille. En effet, le coronavirus pourrait reprendre, au vu du nombre de nouveaux cas recensés. "Il va falloir éviter que la ville, dans une quinzaine de jours, soit une ville sinistrée par une épidémie qu'on aurait mal envisagée", a déclaré ce lundi Annie Levy-Mozziconacci, médecin à l'hôpital Nord, sur Europe 1.

20:26 - Un chimiste à la cérémonie du 14-Juillet

De nombreux secteurs se sont mobilisés durant la pandémie de coronavirus. Laurent Perez, qui a transformé une unité de production d'Eurenco à Sorgues pour produire 200 000 litres de gel hydroalcoolique pendant la crise sanitaire, sera à la cérémonie du 14 juillet à la Concorde à Paris. France Bleu rapporte qu’il a reconfiguré son équipe en quelques jours seulement pour être efficace au plus vite. 

20:18 - 25 décès en 24 heures

Selon le dernier bilan officiel, 25 décès liés au coronavirus ont été recensés en 24 heures en France. 6 983 hospitalisations sont actuellement en cours, soit 79 de moins. 492 personnes sont actuellement en réanimation, soit 4 de moins.

20:06 - La braderie de Lille annulée en raison du coronavirus

La braderie de Lille, initialement prévue les 5 et 6 septembre prochains, a été annulée en raison de la pandémie de coronavirus. "Au regard de" l’interdiction de tout rassemblement au-delà de 5 000 personnes et "des incertitudes sur la situation sanitaire à la rentrée, nous avons le grand regret de devoir annoncer l’annulation de la Braderie 2020", ont déclaré le préfet Michel Lalande et la maire PS Martine Aubry dans un communiqué commun, rapporte Ouest France.

19:45 - En Corse, les touristes accueillis par des caméras thermiques

À leur arrivée en Corse, les touristes seront désormais scannés dès leur descente d’avion par des caméras thermiques, dans les quatre aéroports, rapporte Sud Ouest. Si la température d’une personne est supérieure à 38°C, elle sera alors invitée à consulter dès que possible, précise le média. Une mesure prise afin de limiter la propagation du coronavirus sur l’île de beauté.

19:25 - Pourquoi est-ce si difficile de remonter aux origines du virus ?

Alors que de nombreuses questions relatives au coronavirus restent en suspens, Pékin a jusqu’ici montré peu d’empressement à partager ses données et informations avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), comme le rapporte Le Parisien. L'OMS n'a pas de réels moyens d'imposer à la Chine une enquête transparente, comme les États-Unis l'ont appelé de leurs vœux vendredi dernier, précise le média.

19:06 - 1 400 soignants mobilisés pendant la crise du coronavirus invités au défilé militaire

Le 14-Juillet sera marqué par une fête nationale particulière, en raison des mesures de sécurité sanitaire liées à l’épidémie de coronavirus. Ouest France indique que 1 400 soignants, mobilisés pendant la crise du Covid-19, ont été invités au défilé militaire. Ils assisteront à l’hommage qui leur est rendu, ainsi qu’aux militaires qui ont également œuvré durant toute cette période de crise, accompagnés d’Emmanuel Macron.

18:48 - De nombreux feux d’artifice annulés en raison du coronavirus

En France, les festivités du 14-Juillet se feront rares à l’occasion de la fête nationale, en raison de la pandémie de coronavirus. Au-delà des feux d’artifice, les bals populaires sont supprimés et les défilés militaires limités, indique Sud Ouest. À Paris, un feu d’artifice sera bien tiré vers 23 heures depuis la Tour Eiffel, mais sans public, précise le média.

18:29 - L’immunité temporaire, une difficulté pour les vaccins

L'immunité basée sur les anticorps, et acquise après avoir guéri du coronavirus, disparaîtrait la plupart du temps en quelques mois, selon une nouvelle étude rapportée par CNews. Un phénomène qui risque de compliquer la mise au point d'un vaccin efficace. En effet, le Dr Stephen Griffin explique : "Les vaccins en cours de développement devront soit générer une protection plus forte et plus durable par rapport aux infections naturelles, soit être administrés régulièrement." De son côté, la Dr Katie Doores indique : "Si l'infection vous donne des niveaux d'anticorps qui diminuent en deux à trois mois, le vaccin fera potentiellement la même chose", et "une seule injection ne sera peut-être pas suffisante."

18:09 - Port du masque obligatoire : le Conseil d'Etat saisi

Le Conseil d'Etat a été saisi par des victimes du coronavirus et des professionnels de santé afin de rendre obligatoire le port du masque dans tous les lieux publics clos. "Après un effort surhumain du système de santé, il est urgent de prendre toutes les mesures possibles pour empêcher la deuxième vague. Et si le gouvernement ne souhaite pas prendre cette décision, s'il ne retient rien de la crise que nous venons de vivre, nous appelons aujourd'hui le Conseil d'Etat à l'y forcer", écrit dans un communiqué l'avocat Fabrice Di Vizio.

17:44 - "Trop de pays vont dans la mauvaise direction" selon l'OMS

L'Organisation mondiale de la santé a une nouvelle fois été très alarmante sur la situation du coronavirus dans le monde, sortant un véritable carton rouge à plusieurs pays sans les nommer pour leur gestion de la crise. "Le virus reste l'ennemi public numéro un, mais les actions de nombreux gouvernements et personnes ne reflètent pas cela", a déploré ce lundi Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l'OMS, jugeant que "trop de pays vont dans la mauvaise direction".

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Que retenir du point épidémiologique hebdomadaire sur la circulation du coronavirus ?

Santé publique France a dévoilé ce 10 juillet 2020 un point épidémiologique complet sur l'épidémie de coronavirus en France, permettant, au travers de chiffres, de rendre compte précisément de la situation et de l'évolution du Covid-19. Ces données portent sur la semaine 27 (du 29 juin au 5 juillet). Voici les points clés à retenir :

  • La circulation du coronavirus en France a repris. Le nombre de cas confirmés  augmente, avec 3797 nouveaux cas sur la semaine 27 contre 3406 la semaine précédente. Le taux d’incidence est aussi en hausse avec 5,6 cas pour 100 000 habitants au niveau national (contre 5,2 en semaine 26). En métropole, ce taux est de 3,5/100 000, en hausse également par rapport aux 3,2/100 000 la semaine précédente. Autre signe de la reprise, certes contrôlée, du Covid-19 : le nombre d’actes SOS médecins pour suspicion de COVID-19 passe de 1082 en semaine 26 à 1523 en semaine 27. Le taux de positivité des tests est en revanche en baisse. Il était de 1,3% entre le 29 juin et le 5 juillet contre 1,4% une semaine plus tôt.
  • Le nombre de reproduction effectif (R effectif) en France métropolitaine passe au dessus de 1. Il était de 1,05 en semaine 27 contre 0,90 la semaine précédente. Cela signifie concrètement qu'un malade contamine en moyenne un peu plus d'une autre personne, ce qui est un indice clé sur la propagation du coronavirus. Quatre régions ont un nombre de reproduction R estimé supérieur à 1 de façon "significative" indique Santé publique France : la Guyane (R=1,14) même s'il y est en diminution pour la deuxième semaine consécutive, Provence-Alpes-Côte d’Azur (R=1,24), la Nouvelle-Aquitaine (R=1,32) et les Pays-de-la-Loire (R= 1,52), où le département de la Mayenne inquiète. Les régions Bretagne (1,07), Hauts-de-France (1,06), Ile-de-France (1,06), Normandie (1,00) et La Réunion (1,47) ont des estimations supérieures à 1 mais "non significativement supérieures" car "comprise dans l’intervalle de confiance", indique Santé publique France.
  • Certains indicateurs restent néanmoins à la baisse. C'est le cas du nombre de passages aux urgences pour suspicion de COVID-19 (1330 contre 1402), du nombre d’hospitalisation (646 nouvelles hospitalisations contre 666) et du nombre d’admissions en réanimation (73 contre 82). Selon Santé publique France, il s'agit d'indicateurs "plus tardifs", qui pourraient donc repartir à la hausse dans les prochains jours. Le nombre de patients actuellement hospitalisés en réanimation pour COVID-19 est inférieur à 600 patients.
  • Le nombre de clusters est stable pour sa part. Au 8 juillet, 68 clusters survenus en France métropolitaine étaient encore en cours d’investigation sur les plus de 300 détectés depuis le début du déconfinement (depuis le 9 mai). "Le nombre hebdomadaire de clusters signalés est relativement stable sur les 5 dernières semaines", indique Santé publique France, qui précise que "les clusters en cours d’investigation sont principalement survenus dans des entreprises privées ou publiques, des milieux familiaux élargis (plusieurs foyers familiaux concernés) ou des établissements sociaux d’hébergement et d’insertion". Deux de ces clusters sont plus préoccupants car présentant une "diffusion communautaire", un en Normandie et un autre en Mayenne (Pays de la Loire).
  • 6,7 % de la population de France métropolitaine a été infectée par le SARS-CoV-2 avant mi-avril 2020. Santé publique France chiffre à un peu moins de 4,4 millions le nombre de personnes ayant été infectées en semaine 15, soit deux semaines après le pic de l’épidémie (selon une enquête de séroprévalence). "La proportion de la population ayant été infectée par le SARS-CoV-2 a augmenté de façon significative au cours de l’épidémie", ajoute l'agence de santé, passant de 1,1% de la population en semaine 11 à 6,7% en semaine 15. Le nombre de cas identifiés par la surveillance ne présente néanmoins "qu’une faible part des personnes infectées" indiquent les auteurs, ce qui accrédite l'idée que le virus circule de manière silencieuse dans une partie de la population.
  • Le nombre hebdomadaire de décès en France a diminué lui aussi entre les semaines 26 et 27 (124 contre 164). Le taux de décès hebdomadaire (pour 100 000 habitants) à l’échelle nationale est également à la baisse : il était de 0,18 en semaine 27 contre 0,24 la semaine précédente. Le plus fort taux de décès de patients Covid-19 rapporté à la population était observé en Guyane (1,4/100 000 habitants). Pour toutes les autres régions, ce taux était inférieur à 0,5/100 000 habitants. Depuis la semaine 18 (du 27 avril au 3 mai), "la mortalité est revenue dans les marges de fluctuation habituelle, tous âges confondus", assure Santé publique France.

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