DIRECT. Coronavirus en France : sans port du masque, une 2e vague de plus en plus redoutée

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DIRECT. Coronavirus en France : sans port du masque, une 2e vague de plus en plus redoutée CORONAVIRUS. La légère augmentation de la circulation du Covid-19 en France ces derniers jours inquiète les médecins comme les autorités qui réfléchissent à rendre contraignant le port du masque dans les lieux publics fermés...

Une deuxième vague de coronavirus très bientôt en France ? 

Le coronavirus est-il en train de redémarrer en France avec une augmentation des contaminations et une deuxième vague de patients gravement atteints dans les hôpitaux ? Depuis la fin du moins de juin, plusieurs signaux inquiètent comme l'a notamment indiqué Santé Publique France dans son dernier point hebdomadaire sur l'épidémie soulignant une "nouvelle tendance à l'augmentation de la circulation du virus SARS-CoV-2" en France métropolitaine. Alors que plus de 300 clusters ont été identifiés sur le territoire, dont moins d'une centaine sont en cours d'investigation, les départements de la Mayenne et de la Gironde, où les foyers de contaminations se sont multipliés, ont été placés en "vulnérabilité" la semaine dernière, à l'instar de la Guyane et de Mayotte où la situation est critique. Deux de ces clusters présentent une "diffusion communautaire", un en Mayenne justement et un autre en Normandie. "Le risque est que cela se produise ailleurs, la crainte étant que des petites flambées locales ne soient plus maîtrisées", avertit Daniel Lévy-Bruhl, responsable de l’unité des infections respiratoires de Santé publique France, dans Le Monde. Autre chiffre inquiétant révélé par Santé publique France : le taux de reproduction R (qui correspond au nombre moyen de personnes infectées par un cas) est repassé au-dessus de 1 pour la première fois depuis le déconfinement. Un indicateur qui se traduit directement dans les services hospitaliers. "Nous voyons environ un patient infecté par le Covid par jour pris en charge dans le service des maladies infectieuses de l’hôpital Bichat, alors que c’était un par semaine après le déconfinement", constate Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’établissement situé dans le XVIIIe arrondissement de Paris, également cité par Le Monde.

Depuis quelques jours, un consensus semble se dégager sur le fait qu'un rebond de l'épidémie dans les prochaines semaines apparaît inévitable. Le 9 juillet, Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, a pris la parole dans Le Monde, pour faire pat de son inquiétude : "On ne voit pas comment on éviterait un retour du virus dans l’hémisphère Nord à l’automne, donc une possible deuxième vague en octobre-novembre", estime-t-il. Et d'ajouter, plus explicitement : "Il faut que tout le monde comprenne que – sans même parler de la deuxième vague – nous sommes à la merci d’une reprise en France". Le Directeur général de la Santé Jérôme Salomon l'affirmait lui aussi dans une interview au Figaro deux jours plus tôt : "il faut se préparer à une reprise de l’épidémie, voire à une deuxième vague". "Le virus circule toujours sur l’ensemble du territoire national et certaines personnes en sont porteuses sans le savoir", a-t-il assuré. Interrogé pour sa part sur BFMTV vendredi 10 juillet, le ministre de la Santé Olivier Véran s'est montré plus rassurant, évoquant un virus "maîtrisé", qui "régresse semaine après semaine" et qui "n’a pas montré qu’il était capable de circuler". Plusieurs médecins ont aussi fait part de leurs craintes de voir le coronavirus rebondir dans les prochains jours, peut être même dès cet été, la chaleur jouant manifestement peu dans le recul du virus. Pour Dominique Costagliola, directrice adjointe de l’Institut Pierre-Louis d’épidémiologie et de santé publique (Sorbonne Université, Inserm), qui s'est exprimée dans un entretien à The Conversation le 8 juillet, "il ne semble pas que le recul observé soit dû à la hausse des températures. On ne peut donc pas exclure que l’épidémie reprenne".

Un événement "super-propagateur" comme déclencheur ?

Cette 2e vague sera selon les autorités, intimement liée au comportement des Français. Olivier Véran a donc appelé les Français à la "vigilance" cet été et à "limiter les situations à risque". "J’observe qu’il y a un relâchement de certains comportements dans certaines situations, dans tous les milieux", a-t-il regretté. "Plus que jamais, et même si ce sont les vacances estivales, j’appelle l’ensemble des Français à la prudence, à la vigilance et au bon sens en conservant les bons réflexes, les gestes barrières et d’hygiène car ce sont nos comportements individuels et collectifs qui conditionnent le risque de reprise de l’épidémie", indiquait encore Jérôme Salomon, qui estime que "si nous voulons éviter cela, il faut que chacune et chacun continue de respecter les mesures barrières, les mesures d’hygiène, la distanciation physique et le port du masque, surtout en situation de promiscuité et dans un espace clos".

Dans ce contexte, l'organisation d'un concert à Nice le week-end dernier, avec environ 5000 personnes, pour la plupart sans masque, a soulevé de nombreuses inquiétudes. Dominique Costagliola estimait déjà dans The Conversation le 8 juillet qu'il fallait éviter les événements de "super-propagation", comme les grands rassemblements sans mesures de protection. "Le virus continue à circuler, donc si on lui offre de nouvelles occasions de "super-propagation", il les saisira", expliquait alors la scientifique. Un point soulevé également par Jean-François Delfraissy dans Le Monde qui a clairement mis en garde contre la formation d'un "super cluster" non maîtrisé, comme ce fut le cas à Mulhouse en février dernier, point de départ d'une épidémie qui a fortement endeuillé la région Grand Est. "On le sait maintenant : il suffit qu’il y ait un supercontaminateur dans une assemblée et ça repart comme à Mulhouse", avertit le spécialiste.

Le port du masque sera-t-il bientôt obligatoire en France ?

Face à ces inquiétudes, le Premier ministre Jean Castex a fait savoir mercredi 8 juillet qu'"un plan de reconfinement ciblé" était prêt, mais qu'un reconfinement généralisé comme au mois de mars, avec des "conséquences terribles, économiques, humaines", était exclu. Le Premier ministre a en revanche fait savoir, dimanche soir depuis la Guyane, que le gouvernement songeait à prendre de nouvelles dispositions contraignantes pour lutter contre la propagation du Covid-19. "La question de développer l'usage et le port du masque est bien à l'étude, en particulier cela surtout concernerait prioritairement tous les lieux, quels qu'ils soient, clos", a-t-il déclaré, pointant le fait que "la circulation du virus se constate d'autant plus que les lieux sont fermés". Cette déclaration intervient alors que 14 médecins de renom ont dénoncé samedi, dans une tribune publiée dans Le Parisien-Aujourd’hui en France, un relâchement dans le respect des gestes barrières contre le coronavirus. Ils réclamaient que le port du masque soit rendu obligatoire dans les lieux publics fermés. "Des signaux faibles commencent à apparaître et doivent nous alerter sur un possible redémarrage massif des transmissions", ont écrit les soignants.

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16:40 - Sanofi planche actuellement sur deux vaccins

Le laboratoire Sanofi prépare actuellement deux vaccins contre le coronavirus, grâce à deux technologies différentes. Celui concerné par l'accord avec l'Union européenne (UE), et développé avec le Britannique GSK, utilise la technologie dite de l'ADN recombinant, déjà utilisée pour un vaccin antigrippal, rapporte Var-Matin. Selon les prévisions du groupe, jusqu’à un milliard de doses par an pourrait être produit.

16:20 - L'épidémiologiste Maxime Gignon alerte sur le regain de l'épidémie

Dans une tribune, 14 médecins de renom réclament le port du masque obligatoire dans les lieux clos, pour éviter qu'une deuxième vague de contamination au coronavirus déferle sur la France, indique France 3 Régions. L’épidémiologiste amiénois Maxime Gignon s’est associé à leur démarche. Durant son interview télévisée, Emmanuel Macron a affirmé sa volonté de rendre le port du masque obligatoire au 1er août.

16:00 - Si Macron était testé positif, il ne prendrait pas de chloroquine

Lors de son interview télévisée, ce mardi 14 juillet, le chef de l’État Emmanuel Macron a affirmé que s’il était testé positif au coronavirus, il ne prendrait pas de chloroquine. En effet, à ce jour, aucun traitement stable n’a été trouvé pour lutter contre le coronavirus.

15:40 - Attention aux fausses informations sur les clusters

Alors qu’un léger regain de la circulation du virus est observé, les réseaux sociaux relaient un mélange de faits avérés et d’infox, comme le rapporte Les Décodeurs. Le service du monde a passé au crible les différentes informations, de Bordeaux à Montreuil-sur-Mer en passant par Lyon et Aigues-Mortes. Retrouvez les informations en suivant ce lien.

15:20 - Le point sur la situation à La Réunion

Alors que l’épidémie de coronavirus est encore relativement active dans les Outre-mer, qu’en est-il à La Réunion ? Trois nouveaux cas ont été confirmés (dont 2 evasan). 18 personnes sont hospitalisées (hors réanimation) dont 16 evasan, tandis que deux personnes sont en service de réanimation (2 evasan). Enfin, le préfet a indiqué que 599 cas de coronavirus avaient été recensés au total depuis le 11 mars.

15:00 - Le masque bientôt obligatoire dans les lieux publics clos ?

Interrogé sur l’épidémie de coronavirus et sur une potentielle nouvelle vague, Emmanuel Macron a affirmé : "Nous avons réussi à endiguer le virus, et retrouver une vie presque normale. Aujourd’hui, nous avons des certitudes. On voit qu’il y a des pays où ça repart très fort. Nous-même, nous avons des signes que ça repart quand même un peu. Face à cela, nous devons prévenir et nous préparer. La meilleure prévention, ce sont les gestes barrière. Il faut continuer de les appliquer. Je souhaite que dans les prochaines semaines, on rende le masque obligatoire dans tous les lieux publics clos."

14:40 - Les lamas, favorisés face au coronavirus

Grâce au système immunitaire particulier des lamas, des chercheurs britanniques sont parvenus à créer des anticorps capables d’empêcher le coronavirus de pénétrer les cellules humaines, indique Le Temps. L’intérêt porté par la recherche à ces camélidés ne sort pas de nulle part, mais vient de leur système immunitaire, qui présente une caractéristique rare. Le média précise en effet qu’ils font partie des quelques espèces à produire des anticorps de petite taille présentant une structure simple, les rendant faciles à isoler et étudier.

14:20 - Pas de nouveau décès lié au coronavirus en Belgique, une première depuis mars

L’institut belge de santé publique a annoncé mardi 14 juillet qu’aucune personne n’était décédée des suites du Covid-19 dans les dernières 24 heures. Une première depuis le mois de mars, comme le rapporte Ouest-France. La Belgique a fortement ralenti la propagation du coronavirus par le biais de mesures de confinement, précise le média. Au total, 9 787 décès en lien avec le coronavirus ont été recensés dans le pays.

14:00 - Au Lavandou, la fabrication de masques fait polémique

L’opposition a reproché au maire du Lavandou "son choix de faire fabriquer des masques non normés" durant la crise sanitaire du coronavirus, comme le rapporte Var-Matin. Lors du dernier conseil, le premier édile a réfuté ces accusations, et promis de ne "pas en rester là".

13:40 - La transmission du coronavirus, principalement à l'intérieur ?

"La Chine a montré que le principal lieu de contamination est le foyer familial", a affirmé l'infectiologue Anne-Claude Crémieux à Franceinfo. En effet, il semblerait que le coronavirus se transmette surtout dans les "espaces confinés dans lesquels la foule s’entasse", selon Jean-François Delfraissy, cité par Libération. Le port du masque pourrait prochainement être rendu obligatoire dans les espaces publics clos. 

13:20 - Le point sur la situation dans le Var et les Alpes-Maritimes

Le bilan est stable et les hospitalisations en lien avec le coronavirus sont en baisse dans les Alpes-Maritimes et le Var, d'après les données mises à jour quotidiennement par Santé Publique France, rapporte Nice-Matin. Dans les Alpes-Maritimes, le nombre de personnes décédées du coronavirus sur la Côte d'Azur n'a pas évolué depuis la semaine dernière. Le bilan s'établissait, lundi 13 juillet, à 253 morts (188 à l'hôpital, 65 en Ehpad), indique le média. De leur côté, les d'hospitalisations continuent de baisser. Dans le Var, le bilan augmente très légèrement, puisqu’un décès supplémentaire est survenu depuis la semaine dernière pour porter le total de victimes du coronavirus à 232 (136 à l'hôpital, 96 en Ehpad). Les hospitalisations diminuent néanmoins par rapport à la semaine dernière : Nice-Matin recense encore 79 patients hospitalisés au 13 juillet, contre 87 le 7 juillet.

13:00 - Y’a-t-il un risque de clusters dans les campings des Pyrénées-Orientales ?

Le préfet des Pyrénées-Orientales a alerté les Catalans mais aussi les touristes sur le risque de clusters dans le département. En effet, 12 cas de coronavirus y ont été recensés en une semaine. Les campings sont notamment un endroit à risque, comme le rapporte France 3 Régions. Parmi les 12 cas positifs, l’un correspondait à un vacancier dans un camping. Néanmoins, la situation est sous contrôle, et les campings sont préparés. Il n’y a donc pas d’inquiétude à avoir.

12:40 - De nouvelles modalités de voyage entre les Outre-mer et l’Hexagone

Le ministère des Outre-mer a indiqué lundi 13 juillet que de nouvelles modalités pour les voyages entre les Outre-mer et l'Hexagone ainsi qu'entre les territoires ultramarins avaient été mises en place, rapporte La 1ère. Concrètement, à partir du 18 juillet, les voyageurs âgés de plus de onze ans souhaitant se rendre dans un territoire ultramarin devront justifier d'un test Covid-19 négatif réalisé dans les 72 heures avant l’embarquement. Ils devront également présenter une attestation sur l’honneur stipulant qu’ils ne présentent pas de symptômes et qu'ils n'ont pas connaissance d'avoir été en contact avec un cas confirmé de coronavirus dans les quatorze jours précédant le vol, rapporte le média.

12:20 - Un "éthylotest géant" pour repérer le coronavirus

À Lyon, des chercheurs développent un "éthylotest géant" afin de repérer le coronavirus. Comme le rapporte franceinfo, cette machine pourrait détecter le coronavirus uniquement en analysant l'air expiré. Une révolution pour les tests PCR. "Ça se présente, de manière un peu simplifiée, comme un grand réfrigérateur. C'est un peu comme un éthylotest géant", décrit Christian Georges, directeur au CRNS.

12:00 - Dépistages à Saint-Ouen ce 14 juillet

Ce mardi 14 juillet, une campagne de consultation et de dépistage du coronavirus est organisée à Saint-Ouen de 12 heures à 19 heures. Pour vous faire dépister, il vous suffit de vous rendre au gymnase du 2 rue de l’Alliance. Le dépistage et les consultations sont gratuits et sans rendez-vous.

11:40 - Lot : les résidents de l'Ehpad d'Aubié à Saint-Ceré racontent leur le confinement

Les personnes âgées ont été particulièrement touchées durant le confinement, instauré au vu de la pandémie de coronavirus. Dans l'Ehpad Pré d’Aubié, à Saint-Céré (Lot), les résidents racontent leur vision des choses. Certains craignent une nouvelle vague, tandis que d’autres n’y songent pas vraiment. Comme le rappelle France 3 Régions, la moitié a été testée positive au coronavirus, et cinq résidents sont décédés.

11:20 - Le port du masque obligatoire dans les lieux clos à Saint-Ouen-sur-Seine

Le préfet de Seine-Saint-Denis a pris un arrêté obligeant le port du masque dans les lieux clos recevant du public à Saint-Ouen-sur-Seine, mardi 12 juillet, indique le site de Jean-Marc Morandini. Une décision prise après plusieurs cas de coronavirus dans une école de la ville, comme l’a indiqué la préfecture. 

11:02 - La barre des 10 000 cas franchie en Outre-mer

Les Outre-mer ont officiellement passé la barre des 10 000 cas de coronavirus avérés, comme le rapporte le média La 1ère. 221 contaminations au Covid-19 ont notamment été recensées lundi 12 juillet en Guyane. Au total, 98 décès ont été comptabilisés sur les neufs territoires. Retrouvez la liste détaillée ci-dessous :

  • Guyane : 5949 cas, 29 décès
  • Mayotte : 2724 cas, 34 décès
  • La Réunion : 596 cas, 3 décès
  • Martinique : 255 cas, 15 décès
  • Guadeloupe : 190 cas, 14 décès
  • Polynésie : 62 cas 
  • Saint-Martin / Saint-Barthélemy : 47 cas, 3 décès
  • Nouvelle-Calédonie : 21 cas
  • Saint-Pierre et Miquelon : 2 cas

10:42 - Les discothèques resteront fermées

Closes depuis le confinement, instauré en raison de la pandémie de coronavirus, les discothèques ne rouvriront pas prochainement. C’est ce qu’à statué le Conseil d’État dans la nuit du 12 au 13 juillet, ne jugeant pas "disproportionnée" leur fermeture. La date du 10 juillet avait à un moment été évoquée. Selon Matthieu Lebrun, porte-parole des gérants de discothèques de Normandie, 800 discothèques pourraient disparaître en septembre.

10:22 - Des infectiologues niçois tirent la sonnette d'alarme

Les infectiologues du CHU de Nice, ainsi que d’autres personnels soignants, ont déploré le relâchement au sein de la population, indique Nice Matin. Sans maintien des gestes barrières, l’épidémie de coronavirus pourrait en effet repartir de plus belle. Les médecins insistent ainsi sur l’importance du port du masque dans les transports en commun et les lieux clos, précise le média.

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Combien de cas et de morts du coronavirus en France ? Dernier bilan

Le dernier bilan de l'épidémie de coronavirus en France a été communiqué ce lundi 13 juillet par Santé publique France. À l'échelle nationale, on dénombre 25 décès supplémentaires par rapport au précédent bilan. Les hospitalisations en cours et les cas en réanimation continuent de baisser. Voici les derniers chiffres :

  • 172 377 cas confirmés par PCR, soit 288 de plus
  • 30 029 décès au total, soit 25 de plus
  • 19 553 décès à l'hôpital, soit 25 de plus
  • 10 476 décès en Ehpad (dernière mise à jour le 7 juillet)
  • 6 983 hospitalisations en cours, soit 79 de moins
  • 492 personnes actuellement en réanimation, soit 4 de moins
  • 78 586 personnes sorties de l'hôpital, soit 100 de plus
  • Taux de positivité des tests : 1,1%
  • 94 clusters en cours d’investigation, soit 6 de plus
  • 4 départements en vulnérabilité : Guyane, Mayotte (élevée), Mayenne et Gironde (modérée)

NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. En cumul, on enregistre 105 562 hospitalisations. De même, l'évolution des hospitalisations et des cas en réanimation en 24 heures correspond à des chiffres net, tenant compte des guérisons et des décès.

Que retenir du point épidémiologique hebdomadaire sur la circulation du coronavirus ?

Santé publique France a dévoilé le vendredi 10 juillet 2020 un point épidémiologique complet sur l'épidémie de coronavirus en France, permettant, au travers de chiffres, de rendre compte précisément de la situation et de l'évolution du Covid-19. Ces données portent sur la semaine 27 (du 29 juin au 5 juillet). Voici les points clés à retenir :

  • La circulation du coronavirus en France a repris. Le nombre de cas confirmés  augmente, avec 3797 nouveaux cas sur la semaine 27 contre 3406 la semaine précédente. Le taux d’incidence est aussi en hausse avec 5,6 cas pour 100 000 habitants au niveau national (contre 5,2 en semaine 26). En métropole, ce taux est de 3,5/100 000, en hausse également par rapport aux 3,2/100 000 la semaine précédente. Autre signe de la reprise, certes contrôlée, du Covid-19 : le nombre d’actes SOS médecins pour suspicion de COVID-19 passe de 1082 en semaine 26 à 1523 en semaine 27. Le taux de positivité des tests est en revanche en baisse. Il était de 1,3% entre le 29 juin et le 5 juillet contre 1,4% une semaine plus tôt.
  • Le nombre de reproduction effectif (R effectif) en France métropolitaine passe au dessus de 1. Il était de 1,05 en semaine 27 contre 0,90 la semaine précédente. Cela signifie concrètement qu'un malade contamine en moyenne un peu plus d'une autre personne, ce qui est un indice clé sur la propagation du coronavirus. Quatre régions ont un nombre de reproduction R estimé supérieur à 1 de façon "significative" indique Santé publique France : la Guyane (R=1,14) même s'il y est en diminution pour la deuxième semaine consécutive, Provence-Alpes-Côte d’Azur (R=1,24), la Nouvelle-Aquitaine (R=1,32) et les Pays-de-la-Loire (R= 1,52), où le département de la Mayenne inquiète. Les régions Bretagne (1,07), Hauts-de-France (1,06), Ile-de-France (1,06), Normandie (1,00) et La Réunion (1,47) ont des estimations supérieures à 1 mais "non significativement supérieures" car "comprise dans l’intervalle de confiance", indique Santé publique France.
  • Certains indicateurs restent néanmoins à la baisse. C'est le cas du nombre de passages aux urgences pour suspicion de COVID-19 (1330 contre 1402), du nombre d’hospitalisation (646 nouvelles hospitalisations contre 666) et du nombre d’admissions en réanimation (73 contre 82). Selon Santé publique France, il s'agit d'indicateurs "plus tardifs", qui pourraient donc repartir à la hausse dans les prochains jours. Le nombre de patients actuellement hospitalisés en réanimation pour COVID-19 est inférieur à 600 patients.
  • Le nombre de clusters est stable pour sa part. Au 8 juillet, 68 clusters survenus en France métropolitaine étaient encore en cours d’investigation sur les plus de 300 détectés depuis le début du déconfinement (depuis le 9 mai). "Le nombre hebdomadaire de clusters signalés est relativement stable sur les 5 dernières semaines", indique Santé publique France, qui précise que "les clusters en cours d’investigation sont principalement survenus dans des entreprises privées ou publiques, des milieux familiaux élargis (plusieurs foyers familiaux concernés) ou des établissements sociaux d’hébergement et d’insertion". Deux de ces clusters sont plus préoccupants car présentant une "diffusion communautaire", un en Normandie et un autre en Mayenne (Pays de la Loire).
  • 6,7 % de la population de France métropolitaine a été infectée par le SARS-CoV-2 avant mi-avril 2020. Santé publique France chiffre à un peu moins de 4,4 millions le nombre de personnes ayant été infectées en semaine 15, soit deux semaines après le pic de l’épidémie (selon une enquête de séroprévalence). "La proportion de la population ayant été infectée par le SARS-CoV-2 a augmenté de façon significative au cours de l’épidémie", ajoute l'agence de santé, passant de 1,1% de la population en semaine 11 à 6,7% en semaine 15. Le nombre de cas identifiés par la surveillance ne présente néanmoins "qu’une faible part des personnes infectées" indiquent les auteurs, ce qui accrédite l'idée que le virus circule de manière silencieuse dans une partie de la population.
  • Le nombre hebdomadaire de décès en France a diminué lui aussi entre les semaines 26 et 27 (124 contre 164). Le taux de décès hebdomadaire (pour 100 000 habitants) à l’échelle nationale est également à la baisse : il était de 0,18 en semaine 27 contre 0,24 la semaine précédente. Le plus fort taux de décès de patients Covid-19 rapporté à la population était observé en Guyane (1,4/100 000 habitants). Pour toutes les autres régions, ce taux était inférieur à 0,5/100 000 habitants. Depuis la semaine 18 (du 27 avril au 3 mai), "la mortalité est revenue dans les marges de fluctuation habituelle, tous âges confondus", assure Santé publique France.

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