Deuil national : quand a-t-il lieu ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Une définition floue

Deuil national : quand a-t-il lieu ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Une définition floue DEUIL NATIONAL - Que signifie un jour de deuil national ? Alors que les attaques terroristes ont remis au goût du jour cette triste tradition, voici en quoi consiste exactement une journée de deuil.

[Mis à jour le 6 octobre 2016 à 10h41] Plusieurs journées de deuil national ont été décrétées, à plusieurs reprises ces derniers mois, à la suite de la vague d'attentats à Paris, Nice ou ailleurs, qui ont ensanglanté la France. Mais qu’est-ce que ça signifie ? Que veut dire le deuil national et quand est-il mis en place ? A quoi correspond cette journée particulière dans le pays ? Un deuil national vise à symboliser l'hommage du pays à un ou plusieurs morts, grandes figures publiques ou victimes d'une catastrophes ou d'un acte terroriste. Il se traduit par la mise en berne des drapeaux sur les bâtiments de la République. Il implique aussi, en théorie, la fermeture de toutes les administrations.

Le site du gouvernement dispose, sur son site Internet, d'un article décrivant le deuil national. Mais bien souvent sa définition est floue. On apprend que c'est généralement le président de la République qui décide de la mise en place d'une ou de plusieurs journées de deuil. Mais aucun texte ne définissant précisément le contenu du deuil national, il est déterminé au cas par cas, parfois par circulaire, et est utilisé dans différentes circonstances.

Le deuil national en France décrété à 8 occasions

Dans l'histoire, les journées de deuil national sont rares, alors que les drapeaux sont plus régulièrement mis en berne, ce qui est du simple ressort décisionnel d'un élu. Après l'attentat de Nice le 14 juillet 2016, trois journées de deuil national avaient ainsi été décrétées par François Hollande. Une minute de silence avait été observée le lundi 18 juillet, à midi, partout en France et les drapeaux avaient également été mis en berne. La minute de silence fut observée par tous les agents des services publics. Les employeurs privés étaient également invités à permettre à leurs salariés d'y participer. Après l'attentat de Paris le 13 novembre 2015, les établissements scolaires et les universités étaient fermés.

Avant les journées de deuil national suivant les attentats des 13 novembre 2015 et 14 juillet 2016, les derniers véritables deuils nationaux étaient au nombre de six : le premier remonte au 9 mars 1930, à l'occasion des crues meurtrières dans le sud du pays. Les trois suivants correspondent à des morts de présidents, en retrait ou encore en exercice, comme  Georges Pompidou le 6 avril 1974, qui suivait le général de Gaulles le 12 novembre 1970 et précédait François Mitterrand le 11 janvier 1996. Le 14 septembre 2001, trois jours après les attentats du 11 septembre, un deuil national était aussi décrété. C'est une minute de silence qui avait été décidée. En janvier 2015, suite à l'attaque de Charlie Hebdo par des hommes cagoulés et armés se revendiquant d'Al Qaida, François Hollande avait aussi annoncé une journée de deuil national.

La seule mise en berne des drapeaux a quant à elle été utilisée en 2005 pour la mort de Jean-Paul II, en 2013 pour celle de Pierre Mauroy. Plus récemment, les drapeaux ont été abaissés au fronton des édifices publics pour la mort de Nelson Mandela et pour celle de Hervé Gourdel.

Deuil national et attentat : un dispositif de sécurité important

Lors des trois derniers deuils nationaux, l'hommage s'est accompagné d'un dispositif de sécurité très important. Après l'attentat de Nice, 10 000 militaires étaient déployés dans toute la France pendant trois jours. François Hollande avait annoncé la mobilisation de 3 000 militaires, essentiellement en Ile-de-France. La préfecture de Police avait quant à elle interdit les manifestations sur la voie publique à Paris et les départements limitrophes pendant plusieurs jours. A Paris, plsueiurs cinémas ont été fermés ainsi que tous les équipements de la ville et les grands magasins.

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