Ségolène Royal et sa promesse oubliée

Ségolène Royal et sa promesse oubliée En mars 2015, la ministre de l'Ecologie avait annoncé une nouvelle étude d'impact des passages à l'heure d'été et d'hiver sur les économies d'énergie. 19 mois plus tard, le projet semble au point mort...

C'est devenu un poncif en politique : "Les promesses n'engagent que ceux qui y croient". Et peut être aussi ceux qui s'en souviennent... Alors que la France s'apprête à repasser à l'heure d'hiver ce week-end, peu sans doute se remémorent l'engagement de Ségolène Royal, qui annonçait en mars 2015 vouloir réévaluer les économies d'énergie réalisées grâce au changement d'heure. La ministre de l'Environnement déclarait alors que ses services allaient "vérifier" l'impact du changement d'heure et qu'ils rendraient publics les résultats l'année suivante, autrement dit en 2016. Nous avons plusieurs fois contacté le ministère et le cabinet de Mme Royal, lors des changements d'heure d'octobre 2015, de mars 2016 et enfin très récemment, à l'approche des jours frais et sombres. Pour l'instant, aucune nouvelle d'un quelconque diagnostic ne nous a été communiquée. Toujours pas d'information non plus à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), à qui aurait dû incomber la lourde tâche de mesurer cet impact si mystérieux... Il semble bien que l'étude n'ait pas avancé et n'ait peut être même jamais commencé.

Toujours prompte à se saisir des problèmes qui enquiquinent les Français, Ségolène Royal mettait pourtant en 2015 le doigt sur un sujet sensible. Selon les différents sondages menés sur le changement d'heure chaque année, entre la moitié et les trois quarts des Français seraient ainsi très sceptiques quant à son influence réelle sur les économies d'énergie. Les derniers chiffres diffusés par l'Ademe remontent à 2010, il y a plus de six ans. A l'époque, on estimait que la modification de l'heure en France avait permis d'économiser 440 GWh l'année précédente, soit la consommation annuelle d'environ 800 000 ménages. Un bénéfice désormais sujet à caution. Et qui devrait le rester.

En mars 2015, l'annonce d'une étude d'impact du changement d'heure avait été repris par de nombreux médias et Ségolène Royal avait elle-même relayé ses annonces sur Twitter :

Chargement de votre vidéo
"Vers la fin du changement d'heure ? Royal s'interroge"