Les avocats

© ISA HARSIN/SIPA
Le Conseil national des barreaux (CNB) a appelé à une journée "Justice morte" le jeudi 5 décembre. Avec la future réforme des retraites, les avocats vont voir disparaître leur régime autonome, géré par la Caisse nationale des barreaux. Qu'est-ce qui coince concrètement ? 
  • Les avocats dénoncent une forme de "spoliation" des réserves accumulées par leur régime autonome, qui a vocation a être intégré dans le système "universel". "Contrairement aux régimes spéciaux, il ne coûte pas un euro, ni à l'Etat, ni aux contribuables, ni à la solidarité nationale", s'est insurgé la présidente du CNB. 
  • Ils dénoncent la hausse des cotisations : pour rappel, le rapport Delevoye préconise une harmonisation du taux à 28,12% jusqu'à 40 000 euros de revenus annuels pour les indépendants, puis 12,94% jusqu'à 120 000 euros. Pour les avocats, une telle décision va se traduire par une hausse des charges et donc une mise en danger de leur activité économique. 
  • Le CNB redoute également une baisse du niveau des pensions de retraite des avocats par rapport au système actuel. 
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