Impôt sur le revenu 2018 : les dernières questions que vous vous posez

Impôt sur le revenu 2018 : les dernières questions que vous vous posez IMPOTS 2018 - La date limite pour déclarer ses revenus par voie de formulaire papier est passée. Vous devez donc maintenant déclarer en ligne. Réponses à vos dernières interrogations concernant la déclaration 2018.

[Mis à jour le 18 mai 2018 à 16h39] Les formulaires papiers de déclaration de revenus ont achevé leur toute dernière campagne fiscale. La date limite de dépôt des imprimés était fixée au jeudi 17 mai 2018 à minuit et à partir de 2019, pour la prochaine déclaration, tous les contribuables devront renseigner leurs revenus sur internet.
Si vous n'avez pas fait parvenir votre formulaire papier à temps, il vous reste toutefois une solution pour éviter les pénalités de retard : produire une déclaration en ligne. Le service restera ouvert jusqu'au début du mois de juin pour les dépôts de déclarations. Il restera ensuite accessible aux corrections, jusqu'à la mi-juillet.
Pour rappel, les personnes déclarant leurs revenus sur internet bénéficient d'un délai supplémentaire, cette année encore. La date limite est alors fonction du département de résidence :

Date limite pour la déclaration en ligne
Zone 1 (départements 01 à 19 et non-résidents) Mardi 22 mai 2018 à minuit
Zone 2 (départements 20 à  49) Mardi 29 mai 2018 à minuit
Zone 3 (départements 50 à 974/976) Mardi 5 juin 2018 à minuit

Comment déclarer ses revenus en ligne ?

Si vous n'avez jamais déclaré vos revenus en ligne, rassurez-vous, la démarche n'a rien de compliqué. Une fois connecté à votre espace personnel en ligne, vous retrouverez l'équivalent de votre formulaire 2042 de déclaration. Vérifiez que les informations saisies par l'administration sont justes : adresse, situation familiale, revenus préremplis, etc. Et corrigez d'éventuelles erreurs directement sur le formulaire. Une fois ces vérifications (et corrections) faites, n'oubliez pas de retrancher les charges que vous pouvez déduire de votre revenu imposable (frais réels, pensions alimentaires versées à une ascendant ou un descendant, etc.).
N'omettez pas non plus de déclarer les éventuels crédits d'impôt ou réductions auxquels vous pouvez prétendre. Avez-vous employé une personne à domicile en 2017 ? Ou entrepris des travaux d'économie d'énergie éligibles au Cite dans votre habitation principale ? Alors saisissez les montants correspondant à vos dépenses dans le formulaire 2042 RICI. Vous le retrouverez facilement via le moteur de recherche du site impôts.gouv.

Pourquoi me demande-t-on mes coordonnées bancaires ?

Pour préparer l'entrée en vigueur du prélèvement à la source, l'administration fiscale doit disposer des coordonnées bancaires des redevables, afin de prélever d'éventuels acomptes (lire plus bas), ou restituer des avantages tels que des crédits d'impôt. Aussi, comme l'an passé, la saisie des coordonnées bancaires dans la déclaration de revenus est obligatoire. Cette contrainte s'applique à tous, imposable et non imposables, salarié, retraité, etc.

Si vous avez déjà communiqué vos coordonnées bancaires en 2017, le fisc a normalement dû préremplir votre formulaire 2042 et y faire figurer votre RIB. Si c'est le cas, vérifiez-le et corrigez-le, le cas échéant (les informations apparaissent sur la page 2 du formulaire 2042). Concernant les déclarations en ligne, la saisie des coordonnées bancaires intervient en fin de démarche, juste avant la signature électronique. Là encore, l'administration a peut-être déjà saisi les informations pour vous. Vous n'aurez alors qu'une simple vérification à opérer.

Puis-je encore réduire le montant de mon impôt ?

S'il est trop tard pour bénéficier des grands mécanismes de réduction d'impôt, qui doivent être souscrits avant le 31 décembre de l'année précédant celle de l'imposition (dons aux associations, investissement locatif, etc.), certains arbitrages peuvent encore vous permettre de réduire la note. Faites par exemple le calcul de vos frais professionnels si vous êtes salarié. Est-il plus intéressant de bénéficier de l'abattement forfaitaire de 10% ou de la déduction de vos frais réels ? Idem si vous avez un enfant majeur : feriez-vous mieux de le rattacher à votre foyer fiscal pour ainsi bénéficier d'une majoration de votre quotient familial ? Ou avez-vous plus à gagner en déduisant une pension alimentaire que vous lui verseriez ? Faites vos calculs... Et arbitrez !

Autre question, si vous êtes propriétaire bailleur : quel régime d'imposition choisir pour vos revenus fonciers ? Si vous louer un bien immobilier et que vos recettes annuelles ne dépassent pas 15 000 euros, alors vos revenus sont en principe soumis au régime dit "micro-foncier". Celui-ci vous fait bénéficier d'un abattement forfaitaire de 30%, au titre des charges que vous avez supportées. Ce qui signifie qu'en définitive, seuls 70% de vos revenus fonciers sont intégrés à votre revenu global, soumis à l'impôt sur le revenu.
Toutefois, sachez que même en-dessous de 15 000 euros de recettes annuelles, vous pouvez opter pour le "régime réel". Celui-ci permet de déduire certains frais et certaines charges, là encore pour leur montant réel et justifié. Mais attention, le choix de cette option vous engage pour trois ans et pour tous les biens dont vous tirez des revenus fonciers. Vous ne pouvez par exemple pas choisir le régime micro-foncier pour une location meublée et le régime réel pour des parts d'une SCI.

Quel taux choisir pour le prélèvement à la source ?

A compter de l'année prochaine, votre impôt sera directement prélevé sur vos revenus (salaires, pensions, etc.). Aussi, l'administration fiscale doit vous attribuer un taux de prélèvement à l'avance. Celui-ci vous sera communiqué dès cette année, une fois votre déclaration validée. Si vous déclarez en ligne, vous pourrez donc le connaître rapidement. Mieux encore, vous pourrez arbitrer plus vite... Car une fois votre télédéclaration effectuée, la plateforme impots.gouv pour proposera de choisir entre trois options, pour votre future imposition à la source. Sachez avant toute chose que ces choix ne seront pas définitifs et pourront être modifiés depuis votre espace personnel jusqu'au 15 septembre 2018.

  • 1ère option : le taux commun ou personnalisé. Si vous êtes marié ou pacsé, vous pourrez choisir entre un taux de prélèvement commun avec votre conjoint, ou une différenciation de vos taux d'imposition. Notez que ce choix ne changera en rien le montant de votre impôt : celui-ci restera le même, que vous optiez pour un taux commun au ménage ou deux taux individuels.
  • 2e option : la transmission ou non de votre taux à votre employeur. Si vous choisissez de ne pas le transmettre, l'administration vous attribuera un taux neutre, dit "non personnalisé". Celui-ci sera basé sur vos seuls revenus d'activité, mais pas sur votre situation familiale et vos revenus complémentaires. Dans ce cas, votre employeur appliquera le taux brut correspondant à votre rémunération. Vous devrez alors verser à l'administration, le cas échéant, la somme correspondant à la différence entre l'application de votre taux personnel de prélèvement et l'application de votre taux non personnalisé. A noter que jusqu'à 1 367 euros de revenus mensuels, ce taux restera nul, puisque les contribuables ne sont pas imposables à ce niveau de revenus.
  • 3e option : la fréquence de prélèvement de vos acomptes, pour vos revenus fonciers et professionnels. Les travailleurs indépendants et les bénéficiaires de revenus fonciers paieront leur impôt sur le revenu par acomptes. Ces acomptes seront calculés par le fisc, sur la base des déclarations de revenus précédentes. A la fin de votre déclaration en ligne, vous devrez donc choisir la fréquence de prélèvement de ces acomptes. Le prélèvement saisi par défaut est mensuel, mais vous pourrez choisir un prélèvement trimestriel.

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