Impôt sur le revenu : les bons choix permettant de réduire l'impôt 2018

Impôt sur le revenu : les bons choix permettant de réduire l'impôt 2018 IMPOTS 2018 - Que vous déclariez vos revenus pour la première fois ou non, sur papier ou en ligne... Certains arbitrages peuvent vous permettre de réduire votre impôt 2018. Vous pouvez même taire certains revenus !

[Mis à jour le 25 avril 2018 à 10h05] Comme chaque année, le mois d'avril rime avec impôt et déclaration de revenus. C'est la dernière fois en 2018 que votre impôt sera calculé sur vos revenus perçus au cours de l'année précédente. A compter du 1er janvier 2019, le prélèvement à la source de votre impôt viendra remplacer le recouvrement sur avis d'imposition. En attendant, vous pouvez déjà procéder à votre déclaration, en ligne comme sur papier.

S'il est trop tard pour bénéficier de la majeure partie des opérations vous permettant de réduire votre impôt (investissement immobilier, crédit d'impôt pour emploi d'une personne à domicile, etc.), certains choix et arbitrages opérés au moment de déclarer vos revenus peuvent vous permettre de réduire votre assiette imposable. Versement d'une pension, arbitrage entre abattement forfaitaire et frais réels pour vos frais professionnels... Linternaute.com fait le tour des bonnes options à prendre pour réduire l'impôt 2018.

Pour plus de simplicité, déclarez en ligne

La Direction générale des finances publiques, qui souhaite généraliser la déclaration en ligne, contraint chaque année un certain nombre de contribuables à renseigner leurs revenus en ligne. Cette année, les personnes dont le revenu fiscal de référence de 2016 excède 15 000 euros doivent obligatoirement effectuer leur déclaration sur internet, dès lors que leur résidence principale dispose d'une connexion. Notons toutefois que l'administration reste relativement souple et que si vous estimez ne pas être en mesure de le faire, vous pourrez toujours utiliser un formulaire de déclaration papier.

Cependant, vous avez peut-être intérêt à vous pencher sur ce mode de déclaration. Car il présente son lot d'avantages. La date limite de dépôt de la déclaration, pour commencer. Quand les contribuables déclarant sur papier doivent déposer leur formulaire au plus tard au 17 mai 2018 à minuit (y compris pour les résidents français à l'étranger), les télédéclarants bénéficient d'un délai supplémentaire. La date limite est alors fonction du département de résidence :

Date limite pour la déclaration en ligne
Zone 1 (départements 01 à 19 et non-résidents) Mardi 22 mai 2018 à minuit
Zone 2 (départements 20 à  49) Mardi 29 mai 2018 à minuit
Zone 3 (départements 50 à 974/976) Mardi 5 juin 2018 à minuit

Autre avantage, et pas des moindres : la simplicité. Vous pouvez déclarer depuis n'importe quel support : ordinateur, tablette, smartphone. Vous n'avez pas de courrier à envoyer, ni à vous déplacer. Et valider votre déclaration ne demande que quelques clics. L'accès aux formulaires annexes est en outre facilité par un moteur de recherche intégré à l'outil. Il vous suffit par exemple de saisir le terme "dons" ou "emploi à domicile", si vous souhaitez déclarer des réductions et crédits d'impôt.

Enfin, sachez que vous pouvez corriger autant de fois que nécessaire une déclaration opérée en ligne. Une dépenses oubliée vous ouvrant droit à une réduction d'impôt ? Un mauvais arbitrage conduisant à une augmentation de votre impôt ? Vous pouvez revenir sur votre déclaration, même après signature. L'administration vous conseille toutefois d'effectuer vos corrections avant la date limite de dépôt. Mais il est possible de corriger en ligne une déclaration jusqu'à la fermeture du service, à la mi-juillet.

Conservez vos factures pour la déclaration de vos frais professionnels

Cet arbitrage concerne tous les contribuables salariés. Ces derniers bénéficient chaque année d'un abattement forfaitaire de 10% de leur revenu imposable, au titre des frais professionnels qu'ils ont supportés (frais de transport, de repas, etc.). Cet abattement, qui est automatiquement calculé et appliqué par le fisc, est limité à 12 183 euros en 2018. Mais si vous pensez que vos frais ont dépassé ce seuil, faites le calcul... Car Bercy vous autorise à déclarer vos frais professionnels pour leur montant réel. Vous devez alors calculer l'ensemble de vos frais réels et les reporter sur votre déclaration. Seule contrainte : vous devez pouvoir justifier ces dépenses. Aussi, conservez bien tous les justificatifs. Vous ne devez pas les joindre à votre déclaration mais êtes censé pouvoir les présenter à l'administration fiscale, dans le cas où elle vous le demanderait.

Propriétaire bailleur, choisissez bien votre régime d'imposition

Si vous louer un bien immobilier et que vos recettes annuelles ne dépassent pas 15 000 euros, alors vos revenus fonciers sont en principe soumis au régime dit "micro-foncier". Celui-ci vous fait bénéficier d'un abattement forfaitaire de 30%, au titre des charges que vous avez supportées. Ce qui signifie qu'en définitive, seuls 70% de vos revenus fonciers sont intégrés à votre revenu global, soumis à l'impôt sur le revenu.
Toutefois, sachez que même en-dessous de 15 000 euros de recettes annuelles, vous pouvez opter pour le "régime réel". Celui-ci permet de déduire certains frais et certaines charges, là encore pour leur montant réel et justifié. Mais attention, le choix de cette option vous engage pour trois ans et pour tous les biens dont vous tirez des revenus fonciers. Vous ne pouvez par exemple pas choisir le régime micro-foncier pour une location meublée et le régime réel pour des parts d'une SCI.

Taisez certains revenus...

Oui, certains de vos revenus sont totalement exonérés d'impôt et vous n'avez pas à les déclarer. Peuvent ainsi disparaître de votre déclaration les revenus suivants :

  • les indemnités de stage et les salaires de vos enfants apprentis, tant qu'ils ne dépassent pas 17 763 euros. Idem pour les bourses accordées par l'Etat ou les collectivités locales, lorsqu'elles sont attribuées selon des critères sociaux,
  • les indemnités versées dans le cadre du service civique et du volontariat,
  • les aides et prestations familiales (allocation de rentrée scolaire, la Paje, etc.)
  • les aides au logement (les APL, par exemple),
  • le revenu de solidarité active (RSA),
  • l'allocation de solidarité aux personnes âgées (l'Aspa)
  • les primes d'intéressement et de participation lorsqu'elle sont versées sur un plan d'épargne salariale dans les 15 jours suivant leur versement (et dans la limite de 19 614 euros concernant l'intéressement),
  • certaines indemnités de licenciement ou de départ en retraite,
  • les sommes gagnées aux jeux de hasard,
  • etc.

Versez une pension à votre enfant majeur

Autre arbitrage, qui pourrait permettre de réduire le montant de votre impôt : verser une pension à un enfant majeur, plutôt que de le rattacher à votre foyer fiscal. La réduction d'impôt liée au quotient familial est limité à 1 527 euros par demi-part supplémentaire. Aussi, en rattachant votre enfant majeur à votre foyer fiscal, vous ne réduirez votre revenu imposable que de 1 527 euros maximum.

D'autre part, verser une pension alimentaire à un de vos enfants majeur vous permet de déduire jusqu'à 5 795 euros. Ce plafond de réduction peut atteindre 11 590 euros si votre enfant ne vit pas chez vous et que vous subvenez seul à ses besoins. Attention cependant : si vous choisissez de verser une pension à votre enfant, celui-ci devra obligatoirement produire une déclaration de revenus et devra y reporter le montant de la pension que vous lui versez.

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