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Présentateurs - Russie

Léon Zitrone

Présentateur (25/11/1914 - 25/11/1995)


Les débuts à la radio


D’origine russe, Léon Zitrone arrive en France en 1920. Alors âgé de 6 ans, il apprend la langue française avec une extrême facilité. Quelques années plus tard, il entame des études scientifiques de chimie tout en développant son goût pour les lettres. Il apprend ainsi successivement l’anglais et l’allemand. Après de brèves études de droit, il rejoint  la RTF (Radiodiffusion et télévision françaises) en 1948 pour commenter le Tiercé. Il devient vite un journaliste et correspondant incontournable sur les ondes.


Le Journal Télévisé


Le public ne met un visage sur la voix hors du temps de Léon Zitrone qu’en 1956. En effet, il intègre alors l’équipe du journal télévisé de la RTF (Radiodiffusion et télévision françaises), s’éloignant en partie de la radio pour se lancer dans un autre média naissant : la télévision. En 1959, il a déjà atteint les hautes sphères de la rédaction qui le mène en 1961 à présenter le sacro-saint Journal de 20h. Dès lors, et pendant 20 ans, Léon Zitrone incarne pour les téléspectateurs français l’Information et le Sport à la télévision, et ce malgré la popularité d’autres présentateurs vedettes de l’époque, comme Roger Gicquel, Yves Mourousi ou Joseph Pasteur. Il reste encore quelques années sur la première chaîne, devenue TF1 après l’éclatement de l’ORTF. Mais fidèle au service public, celui que l’on surnomme déjà "Big Léon" rejoint Antenne 2 en 1975. Jean-Pierre Elkabbach lui confie alors les rennes des JT du week-end de 1979 à 1981 (ceux du 20h sont alors assurés par un "certain" Patrick Poivre d’Arvor). Mais la concurrence entre JT et présentateurs s’accroît et les journalistes sont envoyés sur les lieux des événements pour rendre plus vivants leurs sujets. Léon Zitrone commence à s’éloigner des plateaux pour commenter les événements in situ.  


Sport et grands événements…


Peu à peu, Léon Zitrone devient le commentateur attitré des grands événements : décès et mariages des grands de ce monde, investitures, couronnement et défilés militaires du 14 juillet… En 1953, il s’était déjà illustré lors de la première retransmission télévisée du sacre d’Elizabeth II. Son talent de narrateur mêlant naturellement imparfait du subjonctif et expressions populaires, lui permet de tenir un direct, même lorsqu’il ne se passe plus rien à l’antenne. la rumeur veut qu'il n'ait été déstabilisé qu’une seule fois, lors du défilé de Jean-Paul Goude pour le bicentenaire de la Révolution, en 1989. A la suite d’un imbroglio entre les différentes caméras sur place, il était en effet obligé de commenter les mêmes images diffusées en boucle et sans cohérence temporelle… Léon Zitrone devient également le commentateur phare des grands événements sportifs. Parmi eux, le Tour de France de cyclisme (à six reprises), les Jeux Olympiques (8 fois) et les courses hippiques (un nombre incalculable de fois). Il a légué au Tour des expressions inoubliables. Il disait, par exemple, d’un coureur qui revenait dans le peloton après une petite faiblesse, qu’il était « sorti du diable vauvert et réapparaissait aux premières loges de la bataille de juillet ».  


Roi du divertissement


Dès 1962, Léon Zitrone diversifie son rôle de présentateur. Il co-anime alors Intervilles avec Guy Lux et Simone Garnier pendant plus de 25 ans. Sans crainte du ridicule, l’animateur n’hésite pas à s’auto-parodier en raillant le jeu lui-même. Un jour, alors que les vachettes ont élu domicile à Tarbes et que l'excitation du jeu est à son comble, il offre ainsi aux téléspectateurs un grand moment de télévision en énonçant cette phrase désormais célèbre : "Guy, Simone, je ne vous entends pas, on a cassé mes lunettes". Sa côte de popularité atteint à cette époque des sommets, surtout depuis que Philippe Bouvard, sensible à son humour décapant, l’invite régulièrement aux Grosses têtes sur RTL. Toujours dans une optique de diversification, il commente en 1978 avec Denise Fabre le concours de l’Eurovision de la Chanson, popularisé en France après la victoire de Marie Myriam.  Il en assure la présentation en anglais.  


Le cinéma : voix et apparitions à la Hitchcock


La voix de Léon Zitrone a inspiré de nombreux cinéastes. Certains lui ont même demandé de jouer les commentateurs dans un de leurs films, comme un clin d’œil à la réalité. Il enregistre ainsi en 1964 la voix off des Pissenlits poussent par la racine de Georges Lautner (avec Michel Serrault, Louis de Funès et Darry Cowl), et commente une soirée dans Le coup de parapluie de Gérard Oury (avec Pierre Richard et Valérie Mairesse). En 1985, sa voix se fait de  nouveau entendre dans Le mariage du siècle avec Thierry Lhermitte, Anémone et Jean-Claude Brialy. Il est également apparu visuellement à l’écran, mais presque toujours dans des rôles de journalistes. Présentateur télé dans un des épisodes des Cinq dernières minutes, il est journaliste hippique dans Drôle de zèbres, un film de Guy Lux.


Une popularité parfois controversée


L’homme s’est fondé une réputation qui a la vie dure dans le monde des médias. Acharné de travail et perfectionniste, les critiques lui ont souvent reproché ses manières sans détour et son obséquiosité avec les personnalités influentes. Les réactions mitigées des médias lorsqu'il reçoit la Légion d’honneur en 1988 des mains du Président François Mitterand, en sont un parfait exemple. Pourtant, en 2000, Télérama réalise un sondage sur les personnalités préférées des français. Léon Zitrone arrive numéro un des hommes de télévision les plus appréciés, devant Michel Drucker, Pierre Tchernia, Jacques Martin et PPDA.

 
Voir aussi : Présentateurs - Présentateurs de la Russie - Personnages de la Russie - Russie

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