L'humidité des continents conditionnerait le taux de méthane naturel dans l'atmosphère

 
L'extension des zones humides continentales serait à l'origine du doublement des teneurs en méthane entre le dernier maximum glaciaire et la période chaude actuelle. Ces résultats du laboratoire de glaciologie et physique de l'environnement et des chercheurs du programme EPICA sont publiés aujourd'hui dans la revue Nature.
Par analyse de carottes de glace en Antarctique et au Groenland, les scientifiques ont étudié les variations naturelles du gaz dans le temps ainsi que la différence de concentration existant entre les deux pôles. En les corrélant avec un modèle simple de l'atmosphère, ils sont parvenus à identifier les processus responsables du doublement de la concentration en méthane lors de la dernière transition glaciaire/interglaciaire. Près de la moitié de cette augmentation résulte d'un accroissement des émissions au niveau des zones marécageuses tropicales. Les feux de végétation, aujourd'hui responsables de 20 % des émissions naturelles de méthane, n'ont pas produit de variations significatives du taux. Enfin, les marécages et tourbières boréales n'ont commencé à peser qu'au cours de la transition climatique.
Des résultats qui montrent l'importance des zones marécageuses continentales en tant que source de méthane, aussi bien en milieu tropical que boréal.

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