Des milliers d'élèves ne passeront pas les épreuves du bac et du brevet cette année, seul le contrôle continu comptera

Des milliers d'élèves ne passeront pas les épreuves du bac et du brevet cette année, seul le contrôle continu comptera

A un mois des examens de fin d'année, des milliers d'élèves ont appris qu'ils ne passeraient pas les épreuves du baccalauréat ou du brevet. Pour obtenir leur diplôme, ils doivent se soumettre à une alternative.

Les examens du baccalauréat et du brevet approchent. Les élèves de troisième, de première et de terminale vont dans quelques semaines s'atteler aux épreuves écrites et orales, en vue de l'obtention d'un de ces deux diplômes. Les épreuves anticipées du bac des premières commencent le 11 juin et les épreuves finales des terminales le 15 juin. Le brevet se déroule les 26, 29 et 30 juin quand à lui. Et des changements sont à prévoir pour l'édition 2026 : nouvelle épreuve de mathématiques au brevet, critères de notation actualisés, ou encore durcissement des règles d'admission au bac.

Certains élèves ne feront toutefois pas face à toutes ces nouveautés. Des collèges et des lycées se retrouvent malheureusement dans l'obligation de renoncer aux passages des examens, comme l'a annoncé le 12 mai le ministère français de l'Education nationale dans un communiqué. Les épreuves écrites du brevet, les épreuves anticipées de français, écrites comme orales, et de mathématiques du bac, ainsi que celles de spécialité, de philosophie et du grand oral y sont annulées. 

Cela concerne les candidats qui sont scolarisés dans des établissements français homologués de neuf pays : le Bahreïn, les Emirats arabes unis, l'Irak, l'Iran, Israël, le Koweït, le Liban, le Qatar et le Mali. Le ministère souhaite prendre en compte les "situations particulières dans ces pays ainsi que les conséquences sur l'organisation des enseignements et le déroulement des examens à venir". La guerre au Moyen-Orient touche la majorité d'entre eux et la situation sécuritaire au Mali est très critique après des attaques d'ampleur menées par des djihadistes.

Heureusement, les élèves ne devront pas attendre des mois pour passer les examens. Pour ces derniers et ceux inscrits en classes réglementées auprès du Centre national d'enseignement à distance, ils "se verront attribuer leur moyenne annuelle dans les enseignements concernés". Pour le grand oral, ils en sont tout simplement dispensés. La note finale sera donc basée à 100% sur du contrôle continu contre 40% pour les élèves d'autres établissements français. Pour les ceux qui se présentent en candidats libres, soit sous statut individuel, ils devront se reporter à la session de remplacement de septembre. La liste des pays devant mettre en place des aménagements pourrait encore s'allonger. Ces derniers pourront être décidés jusqu'à 15 jours avant le début des épreuves.

Certains élèves sont apparus déçus de cette décision alors qu'ils se préparaient aux examens depuis des mois. Une enseignante et représentante syndicale du Grand lycée franco-libanais de Beyrouth a déclaré auprès de l'AFP qu'elle trouvait cette décision "incompréhensible" alors que "tout le monde était prêt" à faire passer les épreuves, quitte à mettre en place de légers aménagements.