DIRECT. Coronavirus en France : le point par région, une seconde vague en automne, en hiver ?

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DIRECT. Coronavirus en France : le point par région, une seconde vague en automne, en hiver ? CORONAVIRUS. Le Conseil scientifique a alerté qu'une seconde vague "à l'automne ou hiver prochain" est "hautement probable". Le point sur la situation sanitaire.

Dans un avis du 27 juillet 2020, à destination des autorités nationales, le Conseil scientifique a averti : "la France se trouve dans une situation contrôlée mais fragile, avec une recrudescence de la circulation du virus cet été." L’organisation a rappelé que "l’avenir de l’épidémie à court terme est en grande partie entre les mains des citoyens, notamment par leur capacité à assimiler et à respecter l’ensemble des mesures barrières." Toutefois, "il est hautement probable qu’une seconde vague épidémique soit observée à l’automne ou hiver prochain." En conséquence, l’instance a enjoint "les autorités sanitaires à mettre en place opérationnellement les plans de prévention, de prise en charge, de suivi et de précaution." En prévision d’une aggravation importante de l’épidémie, le Conseil scientifique a recommandé la préparation d’un plan de "confinement local" dans les "20 grandes métropoles" française, où les "risques de propagation du virus sont importants."

Quelle est l'évolution du coronavirus en France ? Les chiffres

La Direction générale de la Santé l'a confirmé dans son dernier communiqué, la circulation du coronavirus demeure "soutenue" en France. Pour la troisième semaine consécutive, le nombre de cas quotidiens est en hausse, et le seuil des 1 300 personnes contaminées a été franchi en semaine 30 (du 21 au 28 juillet). Sur cette même semaine, le taux d'incidence a grimpé à +54%, et les jeunes (20-30 ans) semblent de plus en plus touchés. Sept départements ont été classés en vulnérabilité modérée et trois départements en vulnérabilité élevée. Face à ces indicateurs inquiétants d'une reprise de l'épidémie de Covid-19, le corps médical exhorte les Français à réagir au plus vite en cette période estivale, propice aux rassemblements. Voici les chiffres clés à retenir avant l'actualisation des données le 7 août :

  • Le coronavirus se propage de plus en plus en France. Plusieurs indicateurs augmentent entre les semaines 29 et 30 : le nombre de nouveaux cas confirmés de Covid-19 (5 592 soit +54%), le taux de positivité des tests (1,3% contre 1,0%) et l'incidence des cas (9,5 cas/100 000 habitants en France et 8,6 cas/100 000 habitants en métropole). En S30, l’augmentation des nouveaux cas positifs reste très supérieure à l’augmentation du nombre de patients testés (+54% pour les cas positifs et +27% pour les patients testés par rapport à S29). Par ailleurs, Santé publique France explique que parmi les personnes symptomatiques, l’augmentation du nombre de cas en S30 par rapport à S29 (+62%) est trois fois plus importante que l’augmentation du nombre de personnes testées (+19%). Enfin, le nombre de cas a augmenté dans l’ensemble des classes d’âge mais l’augmentation est plus importante chez les 15-44 ans indique Santé publique France.
  • Le coronavirus est particulièrement actif dans plusieurs départements de l'Hexagone, avec un taux d'incidence supérieur à 10 cas sur 100 000 habitants : la Mayenne (143/100 000 h), le Val-d’Oise (20,5), le Nord (17,5), Paris (16,5), la Seine-Saint-Denis (16,2), les Hauts-de-Seine (15,8), la Haute-Savoie (15,3), le Val-de-Marne (14,9) , l'Ille-et-Vilaine (14,3), l'Essonne (14,3), les Vosges (12,2) , lesYvelines (11,8), la Haute-Garonne (11,4), la Meurthe-et-Moselle (11,2), les Bouches-du-Rhône (10,8), le Gard (10,5), le Rhône (10,4), les Alpes-Maritimes (10,2) et la Sarthe (10,1). 
  • Le nombre de reproduction est aussi en hausse.  Le "R effectif" (nombre moyen de personnes infectées par un cas) est compris entre 1,35 et 1,42 selon Santé publique Frances. Deux estimations en progression par rapport à la semaine 29 (R=1,26) et "significativement supérieures à 1, ce qui indique que l’épidémie est en progression". Les R effectifs régionaux sont "significatifs" dans plusieurs régions : l'Auvergne-Rhône-Alpes, le Grand Est et l'Ile-de-France..
  • Le nombre de clusters est à la hausse. Selon le point de Santé publique France, le nombre de clusters dépasse la situation à la levée du confinement en France. Au total, 658 clusters ont été détectés, un tiers sont en cours d'investigation (28%) dont un tiers avec une "criticité élevée". Le milieu familial élargi et les événements publics et privés sont le type de collectivité le plus représenté avec une nette hausse au mois de juillet, indique SpF (+14,5%).
  • Les taux hebdomadaires de décès (pour 100 000 habitants) continuent de diminuer ou restent stables entre les semaines 29 et 30 dans la plupart des régions, à l’exception de la Guyane et des Pays-de-la-Loire où ils diminuent : 1,79/100 000 h en S30 vs 3,58/100 000 h en S29 en Guyane et 0,11/100 000 h en S30 vs 0,21/100 000 h en S29 en Pays-de-la-Loire 

Carte. Où sont situés les nouveaux cas de coronavirus en France ?

Santé Publique France est attentif à un indicateur qui permet de suivre l'évolution du Covid-19 en France : le taux d'incidence. Plus solide que le taux de positivité des tests qui donne un aperçu à un instant T, ce taux représente le nombre de nouveaux cas de coronavirus diagnostiqués par test PCR "survenus sur les 7 derniers jours dont les données sont consolidées", rapporté au nombre d’habitants. Le seuil d'alerte a été fixé à 50 pour 100 000 habitants. L’incidence hebdomadaire atteint les 9 cas / 100 000 habitants, selon le bilan du mardi 28 juillet. La carte ci-dessous rend compte de la situation dans tous les départements français.

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18:00 - Le masque désormais obligatoire à St-Jean-de-Luz

[Fin du direct] A compter de ce mercredi 5 août, le masque devient obligatoire à Saint-Jean-de-Luz (64). La mesure s’applique à la promenade du bord de mer, le marché extérieur et le cœur de ville, du lundi au dimanche, de 10 heures à 2 heures du matin. Les contrevenants encourent 135€ d’amende.

17:05 - Avis du Conseil scientifique : un taux d'immunité collective faible

Le Conseil scientifique a admis, dans son avis du 27 juillet 2020, que "vu la circulation du virus sur le territoire français depuis le début de l’épidémie, il est attendu que l’immunité collective reste très inférieure au seuil des 50% à 70% requis pour empêcher la circulation active du virus." De facto, l'organisation a estimé qu'il "est important d’avoir une mesure évolutive de ces données au niveau national."

16:45 - La veuve d'un urgentiste dépose plainte

D’après des informations de FranceInfo, Claire Loupiac, veuve de l'urgentiste Éric Loupiac mort du Covid-19, a déposé plainte contre X, lundi, pour "homicide involontaire", "non-assistance à personne en danger" et "omission de porter secours". Le procureur de Lons-le-Saunier a confirmé avoir reçu la plainte et a précisé qu’une enquête préliminaire sera ouverte d’ici à la fin août. Selon l’avocat de la plaignante, Maître Antoine Vey, elle "estime que son mari a été mis en danger inutilement par des carences de l'administration."

16:25 - À Toulon, Emmanuel Macron réaffirme l'importance des gestes barrières

En déplacement à Toulon, Emmanuel Macron a rappelé l'importance des gestes barrières car "le virus tourne encore". "Nous sommes encore en période de Covid-19 et donc il importe de continuer à respecter les gestes barrières, de porter le masque, de se laver régulièrement les mains au gel hydroalcoolique, de faire attention, y compris lorsque les enfants, les petits-enfants, viennent visiter [NDLR : les grands-parents]", a-t-il développé.

16:05 - A Mulhouse le personnel soignant appréhende une "deuxième vague"

A l’hôpital Emile Muller de Mulhouse, dans le Haut-Rhin, deux patients Covid+ sont toujours en réanimation. La "deuxième vague", "bien sur qu’on l’appréhende", a affirmé à FranceInfo Alicia, infirmière. Elle a développé : "On n’a pas envie de revivre ce sentiment d’impuissance face à tout ça." Joy Moutien, réanimateur médical et référent en infectiologie et antibiothérapie, s’estime être un "porte-parole". "Certes la vie reprend le dessus mais le bonheur est fragile. Il faut savoir le protéger et il dépend de notre comportement", a-t-il rappelé.

15:45 - Prime aux aides à domicile : "Ce n'est jamais suffisant", a reconnu Brigitte Bourguignon

"Ce n'est jamais suffisant, mais c'est important de rectifier le tir auprès d’aides à domicile qui avaient besoin d'être reconnues", a commenté sur FranceInfo Brigitte Bourguignon, ministre déléguée auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, chargée de l'Autonomie. A Toulon, Emmanuel Macron "est venu leur dire que cette reconnaissance est au rendez-vous et qu'elle se justifiera par une prime", a-t-elle souligné. 160 millions d’euros vont être débloqués pour verser une prime aux 320 000 aides à domicile.

15:35 - Le masque bientôt obligatoire dans certaines zones de Paris

D’après des informations du Monde, Anne Hidalgo va demander au préfet de police de Paris, Didier Lallement, de prendre un arrêté imposant le port du masque dans certaines zones de la capitale. "Nous allons donc demander à ce qu’il devienne obligatoire dans les lieux extérieurs où il y a beaucoup de monde et où respecter la distance d’un mètre entre chacun est difficile ", a expliqué Anne Souyris, adjointe de la mairie de Paris chargée de la Santé. L’élue a indiqué que "porter le masque est désagréable, surtout lorsqu’il fait chaud, mais c’est un geste vraiment nécessaire alors que l’épidémie repart." Devraient être concernés par ces obligations : "les rues commerçantes, les quais de Seine, les parcs et jardins, et les marchés découverts."

15:25 - Deux nouveaux cas à La Réunion

D’après les chiffres de l’ARS et de la préfecture de La Réunion, deux nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés. L’un est un cas autochtone, l’autre est issu d’une évacuation sanitaire. Depuis le 11 mars dernier, 669 cas de Covid-19 ont été identifiés, 71% sont des cas importés. A ce jour, 19 patients sont toujours hospitalisés, dont trois en réanimation, issus d’évacuations sanitaires.

15:15 - Le coronavirus à l'origine de 694 507 décès

D’après un bilan établi par l’AFP mardi à 11h, le nouveau coronavirus a causé au moins 694 507 morts dans le monde depuis fin décembre. 18,3 millions de cas ont été enregistrés, dont 10,7 millions sont guéris. Les Etats-Unis sont le pays le plus meurtri avec 155 471 décès. Ils devancent le Brésil (94 665 morts), le Mexique (48 012), le Royaume-Uni (46 210) et l'Inde (38 938).

15:05 - Les auxiliaires de vie vont percevoir une prime Covid de 500 euros en moyenne

Ce mardi matin, Emmanuel Macron était en déplacement à Toulon pour "rendre hommage" aux auxiliaires de vie à domicile. "Je veux rendre hommage à ces professionnels du soin à domicile […] Ils sont celles et ceux qui permettent de vivre chez soi, à ces personnes âgées ou en situation de handicap, de résister", a expliqué le chef de l’Etat. 80 millions d’euros, avec une contribution égale des départements, vont être débloqués pour la mise en place d’une prime Covid à destination de ces professionnels de santé. "Ces 160 millions d’euros vont permettre, sur des bases qui seront instruites départementalement […] d’avoir ces 1 000 euros de prime qu’ont eus les autres" personnels soignants a précisé le président de la République.

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Combien de cas et de morts du coronavirus en France ? Dernier bilan

Le dernier bilan quotidien de l'épidémie de coronavirus a été communiqué lundi 3 août par le ministère de la Santé. Si le nombre de nouveaux cas diagnostiqués est en augmentation, celui des hospitalisations est en baisse, mais celui des patients transférés en réanimation augmente. Voici les derniers chiffres :

  • 191 295 cas confirmés par PCR, soit 6 de plus
  • 30 294 décès au total
  • 19 779 décès à l'hôpital, soit 11 de plus
  • 10 515 décès en Ehpad (bilan du 28 juillet)
  • 5 198 hospitalisations en cours, soit 100 de moins
  • 384 personnes en réanimation, soit 29 de plus
  • Taux de positivité des tests : 1,5%
  • 182 clusters en cours d'investigation, soit 20 de plus
  • 9 départements en situation de vulnérabilité : Nord, Val-d'Oise, Ille-et-Vilaine, Mayenne, Haute-Savoie, Haute-Garonne, Gironde, Guyane, Mayotte

NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie.

Faut-il s'attendre à un reconfinement en France ?

Alors que le regain d'activité du coronavirus en France inquiète, la question de l'arrivée d'une seconde vague épidémiologique, qu'elle touche l'ensemble du territoire ou seulement quelques zones, se pose de plus en plus. Et avec elle, les craintes de nouvelles restrictions des libertés de circulation. Pour enrayer la propagation du virus, le gouvernement n’exclut d'ailleurs pas un reconfinement partiel et la fermeture de certains bars. Mi-juillet, le Premier ministre Jean Castex a évoqué l’idée de nouvelles mesures contraignantes, mais il a insisté sur la volonté du gouvernement de limiter les conséquences d’une telle mesure sanitaire. "Ce qu’il faut éviter par-dessus tout, c’est le reconfinement général" qui serait "catastrophique" d'un point de vue économique et social. En cas de reconfinement, il s’agirait d’établir "des reconfinements très localisés", c'est-à-dire par villes ou zones délimitées. "Nous nous adapterons", a assuré Jean Castex, dans un entretien publié par Nice Matin. "Même si le nombre de cas repart à la hausse, les tests positifs restent dans des moyennes basses par rapport aux pays qui nous entourent. Et les hospitalisations restent à un niveau maîtrisé. (...) La priorité, c’est encore et toujours la prévention", a-t-il ajouté. 

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