Les enfants de bonne humeur ont des parents qui se plient à cette règle

Les enfants de bonne humeur ont des parents qui se plient à cette règle Votre ado fait la tête ? La science pointe une erreur parentale très courante. Découvrez le piège à éviter.

Bien que les parents fassent tout leur possible pour garantir le bonheur, la santé et la sécurité de leurs enfants, élever un adolescent reste un défi quotidien où la recette miracle n'existe pas. Chaque famille agit selon ses propres convictions, et il est tout à fait normal de commettre des erreurs de parcours.

Une étude menée par des chercheurs de l'Université Erasmus de Rotterdam vient de mettre en lumière un facteur clé qui influence directement la joie de vivre des plus jeunes. Les conclusions de ce rapport mettent en garde contre les effets délétères de la surprotection parentale, un comportement bienveillant mais étouffant, qui nuit à l'épanouissement des adolescents.

L'étude, repérée par le média Parents, s'est déroulée sur une période de sept jours. Les chercheurs ont suivi les participants en les interrogeant à plusieurs moments de la journée. Les résultats révèlent une corrélation directe : les adolescents subissent une baisse significative de leur humeur aux moments précis où ils perçoivent un niveau élevé de protection de la part de leurs parents. À long terme, cette attitude favorise le développement d'une dépendance vis-à-vis des adultes et entraîne une baisse globale de l'estime de soi chez les jeunes, qui ne se sentent plus capables d'agir par eux-mêmes.

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Pour inverser cette tendance, les auteurs de l'étude incitent les parents à modifier certaines de leurs habitudes. La surprotection se traduit généralement au quotidien par une surveillance excessive, une tendance systématique à résoudre les problèmes à la place de l'enfant ou une inquiétude disproportionnée qui engendre des rapports de force. L'étude note que cette ingérence peut amener les parents à intervenir plus que nécessaire ou souhaité, au risque de frustrer les besoins psychologiques fondamentaux des adolescents.

Maura Francis, chercheuse en psychologie clinique au Manhattan Psychology Group, souligne dans Parents que ce comportement est souvent "dicté par l'anxiété personnelle des parents, en dépit de leurs bonnes intentions". À la peur classique de l'inconnu s'ajoute aujourd'hui une inquiétude liée aux dangers du numérique et d'Internet, un univers que les parents maîtrisent parfois moins bien. Pour y remédier, l'experte préconise une adaptation progressive du cadre familial : "À mesure que les enfants développent leurs besoins psychologiques, tels que l'autonomie, la compétence et l'appartenance, il est bénéfique pour les parents d'adapter leur style parental afin de soutenir leurs enfants en leur permettant de faire l'expérience de petits obstacles et désagréments adaptés à leur âge."

Les parents doivent donc se plier à cette règle pour avoir des enfants de bonne humeur : en acceptant de laisser les adolescents se confronter seuls à des difficultés mineures, les parents leur permettent de développer leur résilience et leur confiance en eux, garantissant ainsi un vrai sentiment de bien-être au quotidien.