Elections municipales 2020 : dates, candidats, sondages et dernières actus

Elections municipales 2020 : dates, candidats, sondages et dernières actus MUNICIPALES 2020 - La campagne des élections municipales est d'ores et déjà lancée dans plusieurs villes du pays. Le point sur les dernières actualités au jour le jour, avec sondages et indiscrétions.

Municipales 2020 : Les Insoumis veulent faire mieux qu'en 2014

L'actualité des municipales du 22 août 2019 - La France Insoumise se prépare pour les élections municipales rapporte l'Express. Après un score plutôt décevant aux élections européennes, le parti veut faire mieux qu'en 2014. "On aborde ces élections municipales en meilleure santé par rapport aux municipales de 2014. À l'époque, le Front de gauche était moribond et nous avions des stratégies différentes avec le PCF" assure Eric Coquerel au journal. "Il faut réussir à refaire la preuve de notre utilité" ajoute-t-il. La FI possède entre 600 et 700 élus locaux et un maire, à Grabels (Hérault). Selon Adrien Quatennens, interrogé par Mediapart, la France Insoumise devrait cette fois-ci être présente dans "500 communes de plus de 10 000 habitants, dont 300 des 450 communes de plus de 20 000". En attendant, plusieurs ateliers sur les municipales devraient être proposés à l'université d'été du mouvement à Toulouse, du 22 au 25 août.

Une étude indique quelles villes le Rassemblement National peut viser aux municipales 2020

L'actualité des municipales du 22 août 2019 - Une récente étude du think tank Fondation Jean Jaurès relève les perspectives du Rassemblement National pour les élections municipales 2020. En examinant notamment les résultats du RN aux élections européennes, cette étude relèvent plusieurs villes dans lesquelles le parti pourrait faire de bons scores. Dans le Nord-Pas-de-Calais "la barre des 35% lors du dernier scrutin européen a été franchi dans 85 communes de plus de 5 000 habitants [...] mais également dans des villes de taille plus importantes". La barre des 50% a été franchie dans 14 communes, notamment à Hénin-Beaumont (55,9%). L'étude estime également que les listes Rassemblement national pourraient avoir leur chance en Moselle, dans l'ancienne région Languedoc-Roussillon ou encore dans les Bouches-du-Rhône. L'étude décrit les villes les plus sensibles au RN comme des villes petites ou moyennes où "l'accès à un marché dynamique de l'emploi, aux services publics et à une offre commerciale et culturelle laisse souvent à désirer, tout comme les transports en commun et la mobilité professionnelle ainsi que résidentielle". "C'est sur ce terreau que peut se développer un sentiment de relégation et d'isolement" ajoute-t-elle.

Cédric Villani prépare-t-il une candidature aux municipales à Paris ?

L'actualité des municipales du 21 août 2019 - Cédric Villani affiche de nouveaux signes qui pourraient traduire un projet de candidature aux élections municipales à Paris. Dans un article de Paris Match, Cédric Villani aurait affiché plusieurs symboles qui laisse penser qu'il prépare sa propre campagne pour la mairie de Paris : du choix d'un ensemble de livres sur la capitale dont "Pour l’honneur de Paris" de l'ancien maire Bertrand Delanoë dans ses lectures de vacances, à ses critiques sur "une commission nationale d'investiture [qui] était viciée" au sein de son parti La République en Marche. Depuis que cette dernière a préféré Benjamin Griveaux pour mener la liste LREM à Paris, de nombreuses indiscrétions font état d'un projet concurrent de la part du mathématicien. Il devrait se positionner lors de l'université d'été du parti les 7 et 8 septembre. En attendant, Benjamin Griveaux faisait part de sa confiance en Cédric Villani au JDD : "Cédric a dit qu'il serait loyal, je n'ai pas de raisons de douter de sa parole. J'espère le convaincre que sa place est dans sa famille et qu'il pourra porter toutes ses idées avec nous".

Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture, pourrait se présenter aux municipales à Biarritz

L'actualité des municipales du 20 août 2019 - Selon franceinfo, le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume pourrait se présenter aux élections municipales à Biarritz en 2020. Il aurait confié son intention en privé. Deux obstacles se dressent cependant devant lui. Le premier, c'est l'actuel maire de Biarritz, Michel Veunac, qui n'a pas encore confirmé sa candidatures mais qui aurait laissé entendre qu'"il y a beaucoup de dossiers [qu'il] aimerait poursuivre". L'appartenance au MoDem de Michel Veunac pourrait laisser voir un nouveau conflit entre les deux partis de la majorité, comme c'est déjà annoncé dans plusieurs grandes villes.L'autre obstacle est la règle sur le cumul des mandats. Le Premier ministre pourrait autoriser un cumul des postes de ministre et de maire pour les villes de moins de 30 000 habitants. Cela permettrait à Didier Guillaume de conserver son ministère s'il était élu, tout comme Sébastien Lecornu, ministre chargé des Collectivités territoriales, qui souhaiterait se présenter à Vernon.

Municipales : Yannick Jadot estime que les Vers n'ont "jamais été aussi légitimes pour gouverner"

L'actualité des municipales du 19 août 2019 - Yannick Jadot, nouvellement élu eurodéputé, s'est entretenu avec le JDD. Il est revenu sur la situation de son pays, renforcé par une victoire aux élections européennes et se préparant aux élections municipales de 2020. "Je souhaite qu'il y ait des listes écologistes dans un maximum de villes et de villages, et que nous rassemblions très largement ­autour d'un projet fort, écologiste et social, sans sectarisme, mais avec cohérence et détermination", a affirmé Yannick Jadot, répétant que les Verts allaient "se donner les moyens de gagner". Plus généralement, il a aussi expliquer ne pas vouloir "participer à une recomposition d'appareils". "Le grand mouvement de l'écologie se bâtira autour d'un projet, avec celles et ceux qui sont dans l'action. C'est ce que veulent les Français", a-t-il assuré.

Patrick Kanner (PS) pourrait se présenter aux municipales à Lille

L'actualité des municipales du 14 août 2019 - Patrick Kanner, chef des sénateurs PS et ancien adjoint de Martine Aubry, pourrait se présenter à la succession de cette dernière à Lille. Selon le Parisien, Patrick Kanner n'exclut pas de se présenter aux élections municipales dans la ville en mars 2020. Il devrait décider après un rendez-vous avec la maire actuelle. "J'ai été ministre, président du conseil général du Nord et je suis le patron du quatrième groupe parlementaire. J'ai créé, en décembre dernier, l'association Ce sera Lille qui s'adresse bien au-delà du PS", fait valoir l'ancien ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports sous François Hollande" explique celui qui a aussi été l'ancien ministre. Martine Aubry n'a quant à elle pas annoncé si elle était candidate à sa réélection, mais son ancienne directrice de cabinet Violette Spillebout a été investie tête de liste de la République en Marche à Lille. Patrick Kanner assure de son côté "tout faire pour que le Beffroi reste à gauche, avec le PS en leadership".

Jean-François Barnaba, du mouvement gilet jaune, se dit "sollicité" pour les municipales

L'actualité des municipales du 13 août 2019 -  Après s'être présenté aux côtés de Florian Philippot aux élections européennes, Jean-François Barnaba pourrait se tourner vers les élections municipales. Selon la Nouvelle République, l'ancienne figure du mouvement des "gilets jaunes" assure avoir été contacté pour le scrutin au Blanc, dans l'Indre, où il réside. Cependant, Jean-François Barnaba assure qu'il ne sera pas tête de liste et n'est pas sûr de quelle forme donner à son engagement. "J'ai été sollicité par des personnes qui ont l'intention de constituer une liste. [...] Pour les municipales, les enjeux sont locaux. Il faut bien connaître la vie de la commune et je suis Blancois depuis seulement un an. On est dans une phase de réflexion et d'élaboration. J'apporterai ma contribution mais, selon moi, je ne suis pas le mieux placé pour porter un projet" explique-t-il à la presse locale. Aux élections européennes, la liste de Florian Philippot, où figurait Jean-François Barnaba, a réalisé un score de 1,02%.

Controverse à Saint-Nazaire autour du gel d'une nomination PS pour les municipales

L'actualité des municipales du 12 août 2019 - La section du Parti socialiste de Saint Nazaire est en conflit avec les hautes instances du parti, sur fond d'investiture pour les élections municipales. Samedi 10 août, le secrétaire général du parti Olivier Faure avait expliqué à Presse Océan qu'il était "acté qu'il n'y a pas de possibilité d'accorder l'investiture socialiste au maire sortant" David Samzun. Depuis fin juin, celui-ci est accusé de violences sexuelles contre un autre élu. Si la procureure de Saint-Nazaire avait classé l'affaire sans suite, la polémique a poussé Olivier Faure à gerler l'investiture du maire sortant en attendant "qu'un éclaircissement de la situation soit obtenu". Dès le lendemain, la section du PS de Saint-Nazaire a réaffirmé "son soutien total à l'homme, au Maire et au candidat David Samzun" estimant que "la justice s'est exprimée sur le fond de l'affaire", et que la méthode d'Olivier Faure était "indigne d'un parti politique qui prône la transparence et le respect des militants", en particulier avec une annonce "par les médias nationaux, sans avoir informé au préalable l'intéressé lui-même".

Les territoires, un marchepied vers la présidentielle pour LREM ?

L'actualité des municipales du 9 août 2019 - Le maire PS de Bourg-en-Bresse briguera-t-il un troisième mandat ? C'est la question que se pose Le Figaro dans un reportage réalisé sur place, où le quotidien va à la rencontre du premier édile Jean-François Debat. Élu à la tête de la commune de l'Ain depuis 2008, Jean-François Debat ne voit pas LREM l'emporter aux municipales. A Bourg-en-Bresse comme ailleurs. "Tout le monde voit bien que LREM n'est pas intéressé par les territoires, si ce n'est pour s'en servir comme marchepied pour la prochaine présidentielle et faire réélire Macron", souffle le maire au Figaro. Pour lui, une "dynamique" PS peut "repartir" malgré la faiblesse actuelle du parti. Le maire de Bourg-en-Bresse redoute cependant les différentes scissions de la gauche (notamment celle des écologistes), qui risquent de diviser son électorat. A Bourg-en-Bresse, "quand le camp sortant était divisé, il a toujours perdu", rappelle Jean-François Debat qui, selon Le Figaro, "attendra l'automne pour se déclarer candidat" ou non.

Le Parti communiste souhaite "une gauche unie" pour les municipales

L'actualité des municipales du 8 août 2019 - Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste français (PCF) état à son tour l'invité de France Info ce jeudi matin et s'est confié sur la stratégie de sa formation politique en vue des municipales 2020. "Nous pouvons montrer aux élections municipales que la gauche unie peut gagner et construire des projets qui peuvent répondre aux attentes de la population, a-t-il notamment expliqué. On travaille avec tous ceux qui ont la bonne volonté et l'envie de faire gagner des listes sincèrement à gauche, honnêtement à gauche, entièrement à gauche". Fabien Roussel a aussi indiqué qu'il souhaitait "résister aux listes En marche" et "empêcher que les listes de droite ne gagnent".

Marlène Schiappa regrette le faible nombre de candidatures féminines aux municipales

L'actualité des municipales du 7 août 2019 - La secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes s'est exprimée, mercredi matin, sur France Info. "On n'a que 16 % des maires en France qui sont des femmes, c'est un chiffre qui est ridiculement bas", a-t-elle regretté. On a une Assemblée nationale maintenant qui est quasiment paritaire (...) Il serait temps qu'on ait aussi des maires qui soient des femmes (...) La femme la plus difficile à investir, c'est la femme qui n'a pas candidaté. Nous n'avons pas assez de candidatures de femmes pour les municipales", rappelle-t-elle. On est en vraie difficulté à La République en marche, je l'avoue, parce qu'on n'a pas les candidatures nécessaires".

Municipales à Paris : EELV veut arriver en tête au 1er tour

L'actualité des municipales du 6 août 2019 - David Cormand, le secrétaire national d'Europe Ecologie Les Verts (EELV) s'est exprimé hier dans les colonnes du Parisien et en a profité pour préciser les ambitions de son parti pour les municipales 2020 à Paris. "Ce que nous revendiquons désormais c'est de gouverner Paris, a-t-il expliqué. Pendant près de vingt ans, nous avons été derrière le leadership des socialistes incarné par Bertrand Delanoë puis Anne Hidalgo. David Belliard , et personne d'autre, conduira notre liste. Avec sa candidature nous souhaitons passer un cran supplémentaire : nous revendiquons le leadership. On espère arriver en tête au premier tour pour pouvoir rassembler ensuite (...) Il n'y aurait rien de cohérent à s'allier avec LREM ou avec la droite. Ce que nous proposons, c'est une cogestion dans le cadre de ce que nous appelons une « alternance bienveillante » avec le Parti socialiste et les autres forces désireuses de participer de cette alternance".

Municipales à Montpellier : Saurel laisse planer le doute

L'actualité des municipales du 5 août 2019 - A Montpellier, les élections municipales 2020 sont également très attendues, même si Philippe Saurel, le maire actuel, semble partir avec la faveur des pronostics. Néanmoins, ce dernier a fait savoir en ce début de mois d'août qu'il n'avait pas encore pris sa décision quant à une éventuelle candidature. "Pour ce qui est de ma candidature, j'en parlerai fin d'année 2019 ou début 2020. À ce jour je n'ai pris aucune décision", -t-il indiqué sur Twitter. Le maire de Montpellier a également affirmé que, s'il se présentait finalement aux municipales, il ne ferait pas alliance avec La République en Marche : "J'ai rencontré Stanislas Guerini à sa demande et lui ai précisé que je ne demandai pas l'investiture LREM. Notre majorité à Montpellier est hors partis ! Citoyens Divers-gauche Écologistes. Si le PS m'avait convié j'aurai dit la même chose".

En savoir plus

En mars 2020, tous les citoyens sont appelés à renouveler les quelque 540 000 conseillers municipaux et désigner qui sera leur maire pour les 6 prochaines années. La campagne des élections municipales, comme celle de l'élection présidentielle, est toujours très suivie des Français, qui sont d'ailleurs peu à s'abstenir lorsqu'il faut élire leur maire. Les études montrent que les préoccupations locales sont fortes, mais l'enjeu des municipales dépasse les perspectives locales. Ces élections vont marquer un virage sans doute difficile à négocier pour la majorité et constituent un test pour les partis d'opposition, qui compteront leurs points dans le nouveau paysage politique une fois les nouveaux maires à leur poste. Certes, l'élection européenne, en 2019, a déjà dégagé de nouveaux rapports de force, avec la poussée du RN et la performance des écologistes, mais le résultat des municipales ouvrira une toute autre séquence pour Emmanuel Macron.

Il s'ébruite ça et là, en effet, que le président de la République pourrait engager une nouvelle phase de son quinquennat après les élection municipales, se donnant un nouvel élan et proposant de nouveaux objectifs aux Français, dans le but de préparer sa réélection. Le Parisien, qui s'appuie sur les confessions de proches d'Emmanuel Macron, émettait il y a quelques semaines l'hypothèse d'un remaniement et d'un changement de Premier ministre en milieu d'année 2020, après un premier remaniement en octobre 2018.

Elections municipales

Lors du scrutin des municipales, les habitants d'une commune élisent pour un mandat de 6 ans les membres du conseil municipal, qui désignent alors le maire de la commune. Lors de la campagne, les citoyens savent qui porte les listes présentées et donc quel candidat au sein de celles-ci ambitionne d'être maire. Depuis les élections municipales de 2014, le mode de scrutin est "proportionnel avec prime majoritaire" pour les communes de plus de 1000 habitants. Les candidats de chaque formation se présentent en listes complètes, que les votants ne peuvent pas modifier. Les listes ayant obtenu au moins 10 % des suffrages peuvent se maintenir au second tour. Avec 5 % des voix, les candidats d'une liste peuvent fusionner avec une autre liste. Pour les commune de moins de 1000 habitants, le scrutin est "majoritaire plurinominal" avec panachage : les citoyens peuvent voter pour des candidats de listes différentes.

Le nombre de candidats élus au conseil municipal varie en fonction du nombre d'habitants. A titre indicatif, un conseil municipal d'une ville comportant entre 5 000 et 10 000 habitants est composé de 29 élus ; ils sont 43 dans une ville ayant entre 40 000 et 50 000 habitants ou encore 69 pour une ville de plus de 300 000 habitants. Il y a 73 conseillers municipaux à Lyon, 101 à Marseille et 163 à Paris. 

Municipales 2020

Le parti de la majorité actuelle, La République en Marche, n'existait pas lors des précédentes élections municipales. Pour le chef de l'Etat, pour le gouvernement et pour cette toute jeune formation politique, ces premières élections locales constituent un test. Lors des municipales 2020, La République en Marche est-elle capable de s'implanter dans les conseils municipaux, de prendre des villes importantes, d'instaurer dans les territoires un nouveau rapport de force avec les partis traditionnels ?

A Lyon, ville dans laquelle le macronisme s'est déployé avant et plus rapidement que partout ailleurs, Gérard Collomb pourrait être réélu avec l'étiquette LREM. A Paris, tout semble ouvert : une victoire du parti d'Emmanuel Macron apparaîtrait comme une victoire politique majeure pour la majorité. Les observateurs auront aussi les yeux rivés vers d'autres points chauds : Lille, Nantes, Rennes, Nice, Rouen et Strasbourg, villes dans lesquelles les ambitions de LREM sont déjà manifestes. Dans toutes les communes, les enjeux s'articuleront, entre autre, autour des listes menées par LREM et des alliances qui pourraient se former pour faire basculer les scrutins.

Date des élections municipales

Le mandat de maire et de conseiller municipal dure 6 ans. Les dernières élections municipales ont eu lieu les 23 et 30 mars 2014, les prochaines auront lieu les 15 et 22 mars 2020. Les dates précises ont été communiquées, après décision officielle en Conseil des ministres, au mois de juillet.

Qui vote aux élections municipales ?

Le scrutin des municipales figure historiquement parmi ceux qui enregistrent la plus forte participation. Pour voter il faut avoir 18 ans, être inscrit sur les listes électorales, être en possession de ses droits civils et politiques. Il faut posséder la nationalité française ou bien celle d'un pays membre de l'Union européenne.

Qui est candidat aux municipales à Paris ?

Il est probable qu'Anne Hidalgo défende son bilan et se représente, pour un second mandat dans la capitale. Face à elle, LREM présente finalement Benjamin Griveaux, ancien porte-parole du gouvernement, qui n'a jamais caché ses ambitions pour Paris. Cédric Villani, député LREM et mathématicien, n'a pas exclu la possibilité de se présenter sans l'investiture de son parti. La droite et l'UDI pourrait présenter une candidate commune, mais Rachida Dati pourrait s'imposer comme candidate. EELV a choisi David Belliard, président du groupe écologiste au Conseil de Paris,. La France Insoumise peut compter sur Danielle Simonnet. Le Rassemblement national a sa figure locale, Wallerand de Saint-Just, mais a choisi de soutenir la liste conduite par Serge Federbusch. L'ancien conseiller com' de François Hollande, Gaspard Gantzer, brigue aussi la mairie de Paris. Enfin, le forain Marcel Campion compte aussi présenter une liste.

Qui est candidat aux municipales à Marseille ?

Pour l'heure, seulement deux personnes ont rendu publique leur intention d'être candidat à la mairie de Marseille : le RN Stéphane Ravier et la LR Martine Vassal, qui a le soutien du maire sortant, Jean-Claude Gaudin. Il est assez probable que Jean-Luc Mélenchon, député de la ville, se lance dans la course. A gauche, la socialiste Samia Ghali pourrait se porter candidate.

"Je ne serai pas candidat à un poste éligible. Si je peux rendre service, je verrai ce que je ferai, mais je ne suis plus candidat pour entrer au conseil municipal et à la métropole", a fait savoir Jean-Claude Gaudin sur France Bleu Provence en juin 2019, ajoutant : "Ce que je souhaite, c'est que le parti Les Républicains ne se déchire pas. Il s'est déjà déchiré au niveau national, ce qui affaiblit notre formation politique. Je souhaite aussi, tant que je le peux, jouer le rôle de rassembleur". Martine Vassal, qui devrait officialiser sous peu sa candidature aux municipales, a clairement indiqué qu'elle était favorable à un rapprochement de la droite avec LREM.

Qui est candidat aux municipales à Lyon ?

Dans la capitale des Gaules, la candidature de Gérard Collomb, officialisée dans L'Express mi-septembre, n'a surpris personne. Le ministre de l'Intérieur, qui avait dû abandonner ses fonctions locales en intégrant le gouvernement, a quitté l'exécutif national avec fracas fin septembre, pour reprendre les commandes de la municipalité et faire campagne, dans le but d'entamer un nouveau mandat.

Le maire Lyon compterait aussi récupérer la métropole, mais doit faire face aux velléités de David Kimelfeld. Auprès du Figaro, l'ancien bras droit de Gérard Collomb à Lyon, propulsé président de la métropole de Lyon lorsque le maire a été nommé ministre de l'Intérieur, a indiqué qu'il comptait conserver son poste. "Je vais rester président de cette métropole jusqu'à la fin et je vais surtout porter un projet au-delà de 2020. J'en ai envie, j'ai pris en main cette métropole et je ne le ferai non pas seul mais collectivement", a-t-il dit. Gérard Collomb ne cache pas ses intentions pour la mairie de Lyon, mais aurait aussi l'ambition de récupérer les prérogatives liées à la présidence de la métropole, bien plus larges que celles attribuées par le mandat de maire de Lyon.

Sondages sur les élections municipales

Début juillet 2018, Harris Interactive a réalisé un sondage pour La Chaîne parlementaire-Assemblée nationale pour prendre le pouls de l'opinion publique sur les prochaines élections municipales. S'il faut prendre cette enquête avec beaucoup de précautions - compte tenu de la date lointaine du scrutin et de l'agglomération des intentions de vote à l'échelle nationale -, les premières indications sont éclairantes. Ont été interrogées 1674 personnes vivant dans des communes de plus 10 000 habitants. Arrivent en tête des intentions de vote : LREM-Modem (27%), le PS-EELV (19%) puis LR (18%). Viennent ensuite, dans l'ordre : le RN (13%), la France Insoumise-PCF (9%), l'UDI (5%), Debout la France (5%).

A Paris, selon un sondage BVA effectué pour pour La Tribune, Orange et RTL, Benjamin Griveaux (LREM) serait crédité de 25% d'intentions de vote, devant Anne Hidalgo (PS) donnée à 21% des suffrages. Viendraient ensuite : Rachida Dati (LR) à 15% ; EELV à 13% ; Danielle Simonnet (LFI) à 5% ; Gaspard Gantzer (Parisiens, Parisiennes) à 5%.

A Marseille, selon un sondage Elabe pour Europe 1, c'est la droite qui est le mieux placée. L'étude effectuée en septembre 2018 teste quelques candidatures, avec notamment l'hypothèse Martine Vassal. Celle-ci serait créditée de 34% des voix, devant Jean-Luc Mélenchon (qui ne s'est pas déclaré candidat) avec 19% des intentions de vote. Viendrait ensuite le RN Stéphane Ravier avec 15%, la PS Samia Ghali avec 14,5% et Christophe Castaner (devenu depuis ministre de l'Intérieur, sans doute pas intéressé par le scrutin) avec 14% des voix.

Résultat des municipales

Comment sont répartis les sièges au conseil municipal ? Tout dépend des résultats des élections. Dans les communes de plus de 1000 habitants, on attribue dans un premier temps à la liste arrivé en tête un nombre de sièges égal à la moitié du nombre de sièges à pourvoir. Ensuite, les autres sièges du conseil municipal sont répartis entre toutes les listes à la représentation proportionnelle, suivant la règle de la plus forte moyenne. Les listes n'ayant pas obtenu 5% des voix ne sont pas prises en compte dans la répartition des sièges.

Dans les communes de moins de 1000 habitants, les voix sont décomptées individuellement par candidat, quelques soient les listes. Un candidat peut être élu au premier tour de l'élection municipale, s'il recueille la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de suffrages au moins égal au quart de celui des électeurs inscrits. Au second, la majorité relative suffit pour remporter l'élection.

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Elections municipales 2020 : dates, candidats, sondages et dernières actus
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