Canicule à l'école : une méthode pas chère pour réduire la température dans les classes
Alors que de nombreux départements de l'Hexagone sont placés en vigilance canicule, les salles de classe se retrouvent en première ligne face aux fortes chaleurs. Une situation qui pousse certaines communes à innover sans se ruiner.
Depuis le début de cet épisode caniculaire le mercredi 17 juin dernier, de nombreux élèves souffrent de maux de tête, d'une fatigue excessive et de sérieuses difficultés de concentration. Malgré les demandes répétées des parents et des enseignants, la grande majorité des classes ne sont pas – ou très peu – équipées de climatisation. Face à ce constat, des établissements ont pris les devants en déployant eux-mêmes un projet peu coûteux pour garder les salles au frais.
Si certaines écoles ont dû fermer temporairement leurs portes en raison des températures extrêmes, d'autres ont mis en place un système ingénieux pour soulager les élèves qu'elles continuent d'accueillir, rapporte France Info. C'est le cas du groupe scolaire de la Concorde (maternelle et élémentaire) à Barberaz, en Savoie, près de Chambéry. Pour un budget global d'environ 13 000 euros seulement, la commune y expérimente un dispositif dont l'efficacité s'avère redoutable.
Ce projet pilote repose sur trois actions complémentaires. Tout d'abord, des brasseurs d'air sous forme de ventilateurs de plafond très silencieux équipent désormais les classes et les salles de sieste. Bérangère Yvroud, la directrice de l'établissement, explique que ces appareils permettent de faire circuler l'air efficacement pour apporter un confort thermique immédiat aux enfants.
En complément, des brise-soleil ont été installés à l'extérieur, au-dessus des fenêtres. Ces structures en bois orientées vers le bas bloquent les rayons directs du soleil pour éviter l'effet de serre tout en préservant la luminosité naturelle. Enfin, la mesure la plus originale du projet repose sur une ventilation nocturne citoyenne. Les élus de Barberaz se relaient bénévolement la nuit pour venir ouvrir grand les fenêtres des écoles afin de rafraîchir le bâtiment, avant que les enseignants ne les referment le matin dès leur arrivée pour emprisonner cet air frais.
Intégrée au programme national RACINE, qui est porté par le programme de rénovation ACTEE, cette initiative pourrait être déployée rapidement dans un maximum d'écoles. Noé Laurent, conseiller municipal délégué à la transition énergétique à Barberaz, ne cache pas sa satisfaction quant à "la réussite" de l'opération regroupant des "solutions simples à bas coûts". Selon lui, ce projet prouve qu'avec des solutions simples, on peut s'adapter efficacement aux urgences climatiques actuelles.