Cinq ans de prison, dont trois avec sursis

7 juillet 1986 à Paris. Lors de la reconstitution du drame, Gilles Burgos arme son fusil pour mimer les circonstances dans lesquelles il a fait feu contre le jeune Lefèvre. © PIERRE VERDY / AFP

L'avocat de Gilles Burgos a invoqué "la légitime défense subjective" et demandé l'acquittement de ce "serviteur de l'Etat". Le CRS a, lui, prétendu que Loïc Lefèvre s'était retourné dans sa fuite, et avait amorcé un geste vers son blouson, en sortant même à moitié une bombe lacrymogène ensuite trouvée près de son corps.
Le 29 juin 1990, les jurés de la Cour d'assises de Paris s'opposent à la thèse de la légitime défense, reconnaissant toutefois des circonstances atténuantes. Gilles Burgos est condamné par la Cour d'assises de Paris à 5 ans de prison, dont 3 avec sursis, pour "coups et blessures volontaires avec arme, par un fonctionnaire de police, dans l'exercice de ses fonctions, sans motif légitime, ayant entraîné la mort sans intention de la donner". Un jugement sévère par rapport à la clémence jusqu'alors exercée par les cours d'assises dans les affaires d'usage abusif de leurs armes par des policiers.

L'avocat de Gilles Burgos a invoqué "la légitime défense subjective" et demandé l'acquittement de ce "serviteur de l'Etat". Le CRS a, lui, prétendu que Loïc Lefèvre s'était retourné dans sa fuite, et avait amorcé un geste vers son blouson, en sortant même à moitié une bombe lacrymogène ensuite trouvée près de son corps. Le 29 juin 1990, les jurés de la Cour d'assises de Paris s'opposent à la thèse de la légitime défense, reconnaissant toutefois des circonstances atténuantes. Gilles Burgos est condamné par la Cour d'assises de Paris à 5 ans de prison, dont 3 avec sursis, pour "coups et blessures volontaires avec arme, par un fonctionnaire de police, dans l'exercice de ses fonctions, sans motif légitime, ayant entraîné la mort sans intention de la donner". Un jugement sévère par rapport à la clémence jusqu'alors exercée par les cours d'assises dans les affaires d'usage abusif de leurs armes par des policiers.
© PIERRE VERDY / AFP