Les Temps modernes : que dit Charlie Chaplin dans la chanson de fin ? Le film Les Temps Modernes a beau être muet, c'est le premier dans lequel on peut entendre la voix de Charlie Chaplin à l'occasion d'une chanson étonnante. Mais que signifie cette chanson ?

[Mis à jour le 21 octobre 2019 à 22h08] Dernier film muet de Charlie Chaplin, Les Temps Modernes est également le dernier dans lequel il campe le personnage de Charlot. Farouchement opposé aux films parlants dès leur arrivée en 1927 dans le cinéma grand public avec Le Chanteur de Jazz, Charlie Chaplin lutte pendant près de dix ans pour poursuivre l'art de la pantomime dans les salles obscures. Alors que les premiers films parlants sont, pendant un temps limités par l'attirail sonore qui empêche les réalisateurs et les acteurs de trop jouer sur le mouvement, Chaplin préfère continuer à pousser l'art du cinéma muet dans ses derniers retranchements.

Avec Les Temps Modernes, Charlie Chaplin tente tout de même une séquence sonore qui permettra au public d'entendre pour la toute première fois sa voix. Dans cette scène située à la fin du film, Charlie Chaplin décide de reprendre la chanson "Je cherche après Titine" mais, son personnage ayant perdu les paroles écrite sur ses manchettes, il improvise entièrement des paroles à base de mots italiens et français. En d'autres termes, la chanson des Temps Modernes n'a absolument aucun sens et c'est fait pour ! Il s'agit en effet d'une séquence particulièrement ingénieuse car, malgré l'apparition du son à la fin du film, Les Temps Modernes garde l'aspect universel de l'humour de Charlie Chaplin en ne nécessitant absolument aucune traduction. Cela donne ce que les anglophones appellent la "Nonsense song" (littéralement, la chanson qui n'a pas de sens) et surtout une des séquences les plus emblématiques du cinéma de Chaplin.

Vous avez vu Les Temps Modernes ? Donnez votre avis sur Linternaute.com !

En savoir plus

Résumé - Pour subvenir à ses besoins, Charlot (Charlie Chaplin) travaille dans une usine : il serre en permanence les boulons d'une impressionnante machine à un rythme toujours plus intense. Mais ce travail répétitif et difficile finit par le rendre complètement fou. D'autant plus que c'est lui que l'on charge d'essayer la «machine à manger», prototype dont la visée est d'augmenter encore la productivité et le rendement des ouvriers, mais qui s'apparente plus en réalité à un instrument de torture. Malade, en dépression nerveuse, il est donc mené à l'hôpital et se voit contraint d'abandonner son poste. Il se retrouve alors à recueillir une jeune orpheline, la «gamine» (Paulette Goddard), qui erre dans la rue en fuyant la police après avoir volé un pain. Ensemble, ils vont tenter de surmonter les difficultés de la vie.