Un ancien joueur de l'OM expatrié à Dubaï face à de grosses accusations, il risque de le payer très cher

Un ancien joueur de l'OM expatrié à Dubaï face à de grosses accusations, il risque de le payer très cher Ancienne star de l'OM et de l'équipe de France, le joueur pourrait être condamné à payer une grosse somme d'argent.

Les footballeurs, les sportifs de façon générale et les influenceurs, ont souvent un point de chute à Dubaï depuis quelques années. Un exil plutôt intéressant fiscalement, comme peut l'être Monaco pour de nombreuses stars. Mais être exilé, ne veut pas dire qu'on n'a aucune obligation vis à vis de l'administration fiscale... Selon une information des Echos, le Trésor public a demandé l'hypothèque judiciaire d'un bien parisien appartenant à un ancien footballeur, ainsi que la saisie de ses comptes bancaires hébergés dans la banque Edmond de Rothschild. Son nom ? Samir Nasri !

Le désormais consultant de Canal + fait face à un gros contentieux et l'administration fiscale veut s'assurer de la solvabilité de l'ancien joueur de l'OM au moment où le ce dernier aboutira. Elle évalue à ce stade sa créance à 5,51 millions d'euros, dont 5,25 millions d'euros de rappels d'impôt sur le revenu pour la période 2020-2022 et 82 000 euros de rappels d'impôt sur la fortune immobilière au titre des années allant de 2019 à 2025, comme l'explique le journal économique.

Malgré la demande de mainlevée de Samir Nasri, cette décision a été confirmée mi mars. Cités par les échos, les conseillers de Samir Nasri indiquent que le joueur a fait appel. Cette décision de l'administration fiscale interroge Lyès Kaci, spécialiste de ces questions, qui répond aux Echos. "Il est assez peu fréquent qu'avant même la proposition de rectification et a fortiori sans titre exécutoire tel qu'un avis de mise en recouvrement, l'administration fiscale obtienne l'autorisation de procéder à de telles mesures conservatoires", selon lui.

L'administration conteste le statut de résident fiscal à Dubaï de l'ancien footballeur et estime que les bien vitaux du joueur sont en France, lui qui détient trois bien immobiliers dans l'Hexagone, sans oublier son contrat à Canal+ et son implication dans plusieurs entreprises. L'enquête indique également que Samir Nasri a passé en France entre 126 et 208 jours par an entre 2021 et 2023, contre 42 à 124 jours annuels aux Emirats Arabes Unis, ce qui valide encore plus ce sentiment qu'il dispose de biens vitaux en France. 

Mais attention, le fond de l'affaire n'est pas "tranché" explique de nouveau l'avocat dans les Echos car "la décision du tribunal ne permet pas d'établir la nature et surtout l'origine des revenus au titre desquels l'ancien footballeur serait redressé." Comme l'indique une nouvelle fois le journal, "l'ex footballeur peut tout de même percevoir des revenus de source étrangère qui, en vertu des conventions fiscales bilatérales, pourraient ne pas être taxables en France". Enfin, Samir Nasri aurait reçu une proposition de rectification des impôts début mars, ou il défendra le fait que ses revenus de sources françaises font bien déjà l'objet d'une taxation en France.