Attentat à Paris : ce que l'on sait de Khamzat Azimov et des victimes

Attentat à Paris : ce que l'on sait de Khamzat Azimov et des victimes ATTENTAT PARIS - L'auteur de l'attaque au couteau dans le centre de Paris, samedi 12 mai, était un jeune Français de 20 ans né en Tchétchénie. L'homme qu'il a tué s'appelait Ronan, il avait 29 ans.

L'essentiel

  • Ce samedi 12 mai aux alentours de 21 heures, un homme a attaqué des passants, au hasard, armé d'un couteau dans le quartier de l'Opéra, dans le 2e arrondissement de la capitale.
  • Qui sont les victimes ? Un passant de 29 ans, originaire du Mans est décédé. Quatre autres personnes ont été blessées, dont deux grièvement (une femme de 54 ans et un homme de 34 ans). Elles sont désormais "hors de danger", selon les termes du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb.
  • Qui est l'auteur de l'attentat parisien du 12 mai ? L'assaillant est né en Tchétchénie (Russie) en 1997, il avait été naturalisé Français en 2010. Cet homme de 21 ans, fiché S, a été identifié comme s'appelant Khamzat Azimov. Ses parents ont été placés en garde à vue hier matin. Retrouvez les dernières infos en direct.

En direct

22:50 - Jean-Yves Le Drian recadre le dirigeant tchétchène

FIN DU DIRECT - Ramzan Kadyrov, le dirigeant tchétchène, a imputé à la France la "responsabilité" de l'attaque au couteau commise dans les rues de Paris, samedi 12 mai, par un Français originaire de Tchétchénie. "Nous n'avons pas de leçons à recevoir d'un dictateur qui ne respecte pas le début du commencement de l'État de droit dans son propre pays et qui par ailleurs sait très bien qu'il y a des milliers de Tchétchènes qui combattent du côté des rangs de Daech", a riposté le ministre de la Défense. 

21:27 - Pourquoi Emmanuel Macron ne s'est pas déplacé après l'attentat de Paris?

Après les attentats de Trèbes, à la fin du mois de mars, le chef de l'État était sur tous les fronts. Il avait notamment présidé des réunions stratégiques sur la question du terrorisme. Cette fois, après l'attaque au couteau du 12 mai dans le quartier de l'Opéra, Emmanuel Macron n'a fait que tweeter depuis le fort de Brégançon où il était en week-end prolongé. Interrogé par nos confrères du Parisien, le ministère de l'Intérieur a répondu de manière surprenante : "On dirait quoi si le président se déplaçait à chaque fois ? Si vous partez de ce principe, vous mettez le président dans un rôle de sapeur-pompier !" Son absence a en tout cas fait réagir l'opposition. Les Républicains dénoncent "l'impuissance" et "l'inaction du gouvernement".

20:15 - Qui est Ronan, l'homme tué dans l'attaque au couteau ?

Il avait 29 ans et était originaire du Mans. Ce samedi 12 mai, vers 21h00, il a été tué avec un couteau dans les rues de Paris par Khamzat Azimov. Un de ses voisin, Pierre, a partagé le souvenir qu'il avait du jeune homme qu'il a connu par "l'intermédiaire d'une personne de l'immeuble victime d'une longue maladie" avec Franceinfo. Il parle d'"une personne à qui on sent tout de suite que l'on peut accorder toute confiance. Une personne spontanée et généreuse". il poursuit : "Il avait toujours un mot gentil à dire, quelque chose de très amical, de très franc du collier".

19:07 - Le point sur les gardes à vue des proches d'Azimov

48 heures après l'attaque au couteau perpétrée dans le quartier de l'Opéra à Paris, les enquêteurs ont toujours à leur disposition les parents de l'assaillant, ainsi que l'un de ses amis proches, tous trois placés en garde à vue. L'implication des parents de Khamzat Azimov serait écartée selon les informations de France Télévisions. En revanche, l'étau se resserre pour Hakim A. Son ordinateur a été saisi et les enquêteurs vont procéder à un interrogatoire un peu plus en profondeur. Pour rappel, il était, comme Khamzat Azimov, fiché S mais il serait, encore davantage que son ami d'enfance, "impliqué dans l'Islam radical", toujours selon France Télévisions.

18:33 - Khamzat Azimov disait vouloir "sauver des vies"

Libération a rencontré plusieurs camarades de classe de l'assaillant de la rue Monsigny, ce samedi à Paris. A l'image de plusieurs témoignages de proches de cet homme de 21 ans, la plupart se disent choqués par un tel acte. Il leur est presque impossible de le penser capable de commettre un attentat en plein Paris et de mettre fin à des vies, lui qui avait exprimé son désir de devenir médecin. "Sur Admission post-bac, Khamzat n’avait fait qu’un seul vœu : médecine. Il disait qu’il voulait 'sauver des vies'", confie l'un de ses camarades de lycée préservé par l'anonymat.

16:36 - Attentat à Paris : Laurent Wauquiez veut rencontrer le président

Dans un tweet publié ce lundi, Laurent Wauquiez appelle Emmanuel Macron à "réunir l'ensemble des chefs de parti pour échanger sur les mesures efficaces à prendre dans la lutte contre le terrorisme". Samedi, le président de Les républicains avait réclamé des "actes".

16:07 - Qui sont les parents de l'auteur de l'attentat ?

Placés en garde à vue ce dimanche, les parents de Khamzat Asimov seraient "totalement dépassés par les événements", selon France 2. Le père de l'assaillant de la rue Monsigny serait employé en bâtiment alors que sa mère travaillerait pour une association de sans-abris. Une voisine de leur immeuble du XVIIIe arrondissement de Paris a confié au Figaro qu'il s'agissait d'une famille "sans problème", qui "ne recevait jamais personne".

15:45 - “Khamzat n’était pas du tout quelqu'un de violent"

Depuis que l'on connaît l'identité de l'assaillant, plusieurs témoignages ont afflué dans les médias. Notamment celui d'un camarade de classe de Khamzat Azimov, qui en dit un peu plus sur la personnalité de ce français d'origine tchétchène. "Khamzat était quelqu'un de très calme, très gentil. Il allait en cours, il faisait un peu de sport. Ce n’était pas du tout quelqu'un de violent", confie à BFM TV Ubsal, avec qui Khamzat Azimov était scolarisé à Strasbourg.

15:12 - Rappel : qu'est-ce qu'une fiche S ?

Khamzat Azimov, l'auteur de l'attentat survenu à Paris ce samedi soir, était fiché S pour "sûreté de l'État" depuis 2016. Mais à quoi sert un tel document ? Cette fiche S est créée par les services de renseignement dès lors qu'une personne a un comportement potentiellement à risque. Une personne n'a pas à être condamné pour être fichée S. Un barème allant de 1 à 16 est ensuite établi et permet de lancer (ou non) des enquêtes judiciaires. Près de 20.000 Français font l'objet d'une telle fiche. 

14:41 - La victime de l'attentat de samedi identifiée

L'attaque au couteau perpétrée ce samedi soir à Paris a fait une victime. Il s'agit de Ronan Gosnet, un jeune homme de 29 originaire du Mans qui vivait dans le 13e arrondissement de Paris. "Ronan, très jeune, a été vraiment une personne disponible, généreuse, le tout spontanément, et surtout très fiable, quelqu'un à qui on pouvait faire une confiance absolue", confie son voisin le plus proche à France 2.

14:06 - Abdoul Hakim Anaïev transféré au siège de la DGSI

L'ami de Khamzat Asimov, interpellé à Strasbourg puis placé en garde à vue, a été transféré ce lundi au siège de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) situé à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), près de Paris. Abdoul Hakim Anaïev, 20 ans, était scolarisé avec l'assaillant de samedi soir, au lycée Marie Curie de Strasbourg. Il aurait projeté d'aller en Syrie avec sa petite amie, avant d'y renoncer.

13:49 - Les trois policiers qui ont permis "d'éviter un carnage encore plus grand"

Selon Loïc Travers, secrétaire général du syndicat de police Alliance, interrogé sur franceinfo, les trois policiers de Police-secours qui sont intervenus samedi soir ont permis d'éviter "un carnage encore plus grand". "Ces collègues, quand ils sont intervenus, n'avaient pas de moyens spécifiques ni de protection, pas de fusil. Ce n'était pas une unité d'élite, ce n'était pas des collègues formés à la tuerie de masse", a-t-il ajouté. Ce sont ces hommes qui ont abattu Khamzat Asimov.

13:28 - L'ami de l'assaillant identifié

Hakim A., l'ami de l'assaillant de l'attentat perpétré samedi soir à Paris a été identifié comme Abdoul Hakim Anaïev. Selon les informations de LCI, il serait aussi d'origine tchétchène et il a été l'époux de Inès Hamza, une militante pro-jihad qui avait tenté de rallier la Syrie en janvier 2017. Du point de vue des renseignements français, Abdoul Hakim Anaïev représentait une menace plus importante que Khamzat Asimov puisqu'il était "dans le collimateur" de la DGSI, toujours selon LCI, ce qui n'était pas le cas de l'assaillant de samedi soir.

12:29 - Les attaques au couteau, de plus en plus communes

Samedi soir en plein Paris, Khamzat Azimov tuait un homme et blessait quatre autres personnes sans arme à feu, mais avec un couteau. Cette arme blanche a une nouvelle fois été utilisée dans le cadre d'un attentat djihadiste, après le meurtre du couple de policiers à Magnanville en 2016, celui du père Jacques Hamel à Sainte-Etienne-du-Rouvray un mois plus tard ou encore les deux cousines du parvis de la gare Saint-Charles à Marseille en octobre dernier. A l'image de la voiture bélier, le couteau apparaît dans la logique du terrorisme "low cost", comme l'appellent certains, que Daesh semble vouloir mettre en place en privilégiant des actes isolés et nécessitant peu de logistiques.

12:16 - Khamzat Azimov avait été auditionné

L'auteur de l'attaque au couteau samedi soir à Paris était fiché S depuis 2016, lorsqu'il avait été repéré comme étant membre d'un "groupe de jeunes hommes exprimant des velléités de départ vers la zone de combats irako-syrienne", selon Le Point. Le magazine ajoute que Khamzat Azimov avait été auditionné en avril 2017 par les enquêteurs de la section antiterroriste de la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris. Faute de de preuve réelle faisant d'Azimov un leader de ce groupe ou l'un des plus motivés, cette audition n'avait pas donné lieu à une procédure judiciaire.

LIRE PLUS

En savoir plus

Attentat de Paris : rappel des faits

Selon le déroulé des faits que nous avons pu établir à ce stade, un homme seul a attaqué plusieurs passants, armé d'un couteau, dans le 2e arrondissement de Paris, ce samedi 12 mai 2018, peu avant 21 heures. L'assaillant a d'abord frappé rue Monsigny en criant "Allah Akbar", puis en cinq autres points du quartier de l'Opéra, frappant aux portes des bars et restaurants. La police a été alertée à 20h47 et est intervenue rapidement. Neuf minutes plus tard, l'assaillant a tenté d'agresser deux officiers de police. L'un d'eux aurait tenter de le neutraliser avec un taser, mais l'homme s'est jeté sur lui en le menaçant avec son couteau. Le second policer a alors fait feu, à deux ou trois reprises selon les témoignages, et l'a abattu.

Quel est le bilan de l'attentat à Paris ?

L'attentat de Paris ce samedi a fait cinq victimes. L'une d'elles est morte lors de l'attaque au couteau, il s'agit d'un jeune homme prénommé Ronan, âgé de 29 ans, né au Mans. Quatre autres ont été blessées, dont deux grièvement, "en urgence absolue". Celles-ci - une femme de 54 ans et un homme de 34 ans - ont été transportées à l'hôpital Georges Pompidou, à l'ouest de la capitale. Quatre à six autres personnes ont été répertoriées comme "en état de choc" après avoir vécu cette attaque au couteau.

Qui est l'auteur de l'attentat de Paris ?

Aucun papier n'a été retrouvé sur lui mais l'homme a pu être identifié ce dimanche 13 mai. Il s'agit d'un jeune homme né en Russie en 1997, selon des sources judiciaires. Il était fiché S. BFMTV, qui a pu consulter une photo de l'assaillant, à terre après sa neutralisation, décrivait samedi soir un homme jeune, "d'une vingtaine d'années, de type nord-africain" et torse nu ou vêtu de noir. La chaîne a ajouté que le terroriste présumé était barbu et portait des cheveux longs. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie de l'enquête. Cette dernière a été confiée conjointement à la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris, à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la sous-direction antiterroriste (Sdat), a indiqué le procureur de Paris François Molins vers minuit.

Une revendication de Daesh après l'attentat de Paris

L'attentat a été revendiqué par l'Etat islamique via son agence de propagande Amaq. "L'auteur de cette attaque au couteau à Paris est un soldat de l'Etat islamique et l'opération a été menée en représailles envers les Etats de la coalition", indique le communiqué.

Article le plus lu : Manifestation du 26 mai : qui défile ? Quel enjeu ? : voir les actualités

Emmanuel Macron / Attentat de Nice

Annonces Google