Résultat d'Agnès Buzyn : un revers attendu mais une lourde défaite au final

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"Résultat d'Agnès Buzyn : un revers attendu mais une lourde défaite au final"

Résultat d'Agnès Buzyn : un revers attendu mais une lourde défaite au final Comme annoncé par les sondages et après un premier tour déjà difficile, Agnès Buzyn n'a pas fait le poids ce dimanche lors du deuxième tour des élections municipales à Paris. La représentante LREM a été nettement distancée par Anne Hidalgo et Rachida Dati.

Pas de miracle pour Agnès Buzyn ! Les résultats sont sans appel ce dimanche soir à l'issue du deuxième tour des élections municipales à Paris. La représentante de LREM n'aurait obtenu qu'entre 13% et 16% des suffrages selon les différentes estimations diffusées en début de soirée alors qu'Anne Hidalgo est créditée de 49 à 50% des voix et que Rachida Dati s'incline également face à la maire sortante avec 32,7% des suffrages. Ce lourd revers clôt une campagne à la fois inédite par son déroulement et délicate du début à la fin pour l'ancienne ministre de la Santé.

Qu'iI fut long en effet le chemin de LREM pour trouver sa candidate définitive aux élections municipales parisiennes. Après un duel de plusieurs mois opposant Cédric Villani et Benjamin Griveaux pour obtenir l'investiture du parti présidentiel, ce dernier a finalement dû être remplacé à quelques semaines du premier tour suite à la publication sur internet de vidéos intimes. C'est alors que la récemment ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn a repris le flambeau de la course aux municipales. Une élection qu'elle a qualifié de "mascarade" dans un entretien accordé au Monde, tout en assurant dans les colonnes du Parisien qu'elle y allait "pour gagner".

Au début du mois de juin, la secrétaire d'Etat en charge de l'Égalité femme-homme Marlène Schiappa aurait affirmé, dans un message interne révélé par Le Point, à des militants marcheurs : "Plus personne ne pense qu'Agnès Buzyn va être élue maire de Paris". En septembre 2019, Benjamin Griveaux arrivait premier dans les intentions de vote. L'ancienne ministre de la Santé avait, pour sa part, récolté 17% des voix au premier tour, derrière Anne Hidalgo (29,33%) et Rachida Dati (22,72%). 

Quel était son programme pour Paris ?

Investie par son parti pour remplacer le retrait inattendu de Benjamin Griveaux, Agnès Buzyn avait souhaité donner à cette campagne un nouveau souffle, avec un programme se détachant des propositions de son prédécesseur. Le déplacement de la gare de l'Est, par exemple, n'était plus au programme. Côté transports et urbanisme, l'ex-ministre de la Santé prévoyait de jouer sur de nombreux fronts. Agnès Buzyn voulait par exemple "remettre de l'ordre en ce qui concerne les trottinettes en sélectionnant un opérateur qui devra répondre à un cahier des charges précis." Elle souhaitait également "créer et identifier des parkings relais autour de Paris." Agnès Buzyn ambitionnait par ailleurs de poursuivre l'automatisation des lignes de métro. Elle ne souhaite pas revenir sur la piétonnisation des voies sur berges. Dans les rues, la candidate aspirait à réaménager les trottoirs et à moderniser le mobilier urbain. Elle espère aussi constituer un "réseau vélo" composé de 14 pistes cyclables. 

En matière de vieillissement, l'hématologue souhaitait créer un "service public du maintien à domicile", comptait élaborer "un droit au répit", pour les aidants familiaux, avec un compte de 10 jours par an à prendre en urgence ou en programmer pour des vacances." Dans le secteur de la petite-enfance, Agnès Buzyn voulait créer une plateforme "garde d'enfants" dans laquelle les parents pourront retrouver "les places en crèche disponibles dans le public et le privé, les assistantes maternelles, les nounous, etc." Conformément à la loi "Solidarité et de renouvellement urbain" de 2000, la candidate veut atteindre les 25% de logements sociaux d'ici 2025. Elle entend créer un "réseau de centres et de maisons de santé de la ville de Paris pour que chaque Parisien soit à moins de 10 minutes en transport d'un cabinet garantissant une consultation avec un généraliste conventionné secteur 1,7 jour sur 7, de 7h à minuit."

Mais l'ancienne ministre voulait aussi un plan de crise pour la capitale, afin de relancer l'économie de Paris, handicapée lourdement par le confinement. Dans un entretien à 20 Minutes, la candidate avait clairement fait savoir qu'il faudrait des mesures d'exception. "Le programme doit être revu à l'aune des urgences et du risque d'une perte d'attractivité de la ville, pour les familles, les commerçants, les artisans. L'urgence, c'est la relance économique. Il y a un plan gouvernemental, un plan européen, et Paris doit avoir son propre plan. Ma priorité, c'est un plan Marshall pour les commerçants et les artisans, car je ne veux pas de fermeture de rideaux", indiquait Agnès Buzyn, qui misait sur une proposition choc : l'exonération "complète des taxes pour la première année, éventuellement renouvelable". "Je propose également une libéralisation des horaires d'ouverture, le soir et le week-end, pour que ceux qui le souhaitent puissent récupérer du chiffre d'affaires. Cela permettra aussi de respecter la distanciation sociale et d'étaler les flux dans les transports en commun", précisait-elle. Plus de détails sur notre page "municipales à Paris".

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