Ce neuropsychologue est formel : les parents devraient dire cette phrase à leur enfants avant un examen
Alors que les examens de fin d'année approchent, les parents ne savent pas toujours comment s'y prendre pour accompagner leurs enfants dans cette étape très importante. Tout d'abord, quelques encouragements ne sont jamais de refus, même si les jeunes restent enfermés dans leur chambre à travailler. Les parents peuvent aussi surveiller leur rythme afin qu'ils restent bien en forme, ou encore leur garantir un espace calme pour étudier. Ce qu'il ne faut surtout pas, c'est leur communiquer son propre stress quant à la préparation et aux résultats.
L'aspect le plus délicat est probablement l'implication dans les révisions, et notamment avec les adolescents. "Les parents d'adolescents, je leur dirais de prendre leur courage à deux mains d'abord", admet Mathieu Hainselin, neuropsychologue et maître de Conférences HDR en Psychologie, auprès de Linternaute.com. Il conseille "de les accompagner, mais de les laisser faire", c'est-à-dire qu'il ne faut pas les forcer ou s'imposer dans leurs révisions.

S'ils insistent trop, les parents risquent de provoquer l'effet inverse : "Je ne vais pas réviser car je n'ai pas envie qu'on me dise quoi faire", va se dire l'élève et donc il va se braquer, explique le neuropsychologue qui a travaillé avec l'Observatoire B2V des Mémoires pour établir de bonnes pratiques de révisions. Il est également déconseillé de les inciter au bachotage : prendre des pauses est recommandé et permet de rendre les sessions de travail plus efficaces.
Comment faut-il alors agir ? Il est recommandé de proposer régulièrement son aide, "tous les deux jours par exemple", mais pas toutes "toutes les heures". "Le plus important est de ne pas être un facteur de stress supplémentaire, mais une aide possible", résume Mathieu Hainselin. Il faut donc leur laisser le choix. Cette analyse repose sur un concept bien connu en psychologie : quand "on laisse un choix ou l'illusion d'un choix, les gens ont plus facilement tendance à accepter". Ainsi, le neuropsychologue préconise d'éviter les phrases telles que "il faut qu'on révise ensemble avant 18 heures" et d'y préférer "on peut réviser aujourd'hui si tu veux". Pour le spécialiste, cette formulation donne "un quart, voire un tiers, de réponses favorables supplémentaires".
En cas de retour positif, le format quiz peut s'avérer assez efficace car il pousse le jeune interrogé à aller rechercher l'information dans sa mémoire, plutôt que de simplement relire son cours. Cela permet aussi d'avoir un retour sur sa réponse. S'il préfère faire ce procédé entre amis, c'est également une bonne méthode et qui peut être motivante, tant que les heures de travail effectives sont bien là. Ces conseils sont valables pour des élèves de collège qui passent le brevet, comme pour des lycéens qui préparent le baccalauréat.