Un vrai serpent volant découvert dans une grotte, d'autres espèces de reptiles n'avaient jamais été vues
Au Cambodge, certaines régions rassemblent des espèces aussi inédites qu'effrayantes. Les monts Annamites, situés au nord-est du pays ainsi que sur une partie des pays voisins, le Laos et le Cambodge, sont réputés pour leur riche biodiversité, explique CNN. On y trouve notamment Virachey, le plus grand parc national cambodgien, disposant d'un statut protégé. Pourtant, cette zone vaste et isolée, demeure largement inexplorée et très peu étudiée.
La première étude portant sur le parc avait été révélée en janvier 2026. Elle témoignait de la présence d'espèces rares et menacées sur les lieux, à l'image du pangolin, de la panthère nébuleuse, de l'ours malais ou encore du sunda.
La région était pratiquement inexplorée et l'on ne disposait que de très peu d'informations sur la biodiversité du parc national de Virachey", a déclaré Pablo Sinovas, directeur du programme Fauna & Flora au Cambodge, à CNN lors d'un entretien vidéo. "Nous avons découvert plusieurs espèces menacées qui, par définition, sont en difficulté tant au niveau mondial que national. Ce parc a le potentiel de constituer un refuge essentiel pour éviter leur extinction."
Cette étude exhaustive aurait permis de mettre en lumière des espèces rares mais également de catégories d'animaux jusqu'ici inconnus. L'une des parties les moins explorées du Virachey est sans doute les "grottes de calcaire du Cambodge", partage TVA Nouvelles.
Plus de 10 nouvelles espèces auraient été découvertes dans ce réseaux de grottes cambodgiennes, dont une vipère turquoise du genre Trimerusurus, trois de geckos, deux de mille-pattes, deux micros-escargots ou encore un serpent volant. Oui, cette dernière espèce connue pour ramper très rapidement "vole", ou plutôt saute en faisant du vol plané, en ondulant son corps d'un arbre à l'autre. Ils vivent et se cachent dans les grottes calcaires au Cambodge.
La vipère turquoise et trois des espèces de geckos nouvellement découvertes sont encore en cours d'identification et de caractérisation. Les autres découvertes ont été officiellement reconnues au cours de l'étude de la biodiversité.
C'est entre 2023 et 2025 que les chercheurs sont partis à la recherche de ces créatures. Ces derniers ont préférés se rendre sur les lieux durant la nuit afin de pouvoir repérer les espèces hors de leurs cachettes. En revanche, comme le rapporte Géo, il est possible que ces découvertes animales ne représentent "qu'une infime partie" de la biodiversité abritée par cet écosystème. Fauna et Flaure, l'équipe scientifique, parle d'un véritable "laboratoire insulaire". Il reste encore beaucoup à explorer", assure le chercheur auprès de CNN, précisant qu'ils n'ont pour l'instant fait qu'"effleurer la surface" concernant la biodiversité des lieux.